‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 74 sur 142 · NICOLAS · texte numérisé non relu

NICOLAS

grands succès cootemporains de l'Odéon, tt auquel M. Dumas fils ne demeura pas étranger. Seulement, comme il advint à son père pour la Tour dt NtsU, sa collaboration anonyme lui valut plus de déboires que de satisfactions. Quoiqu'il en soit, ces Damcfi</f sont allés aux nues (187 S). Tout éiait russe, et admirablement russe dans la pièce, y compris le nom de l'auteur, et l'auteur lui-même, qui s'appelle en réalité Corvin dt Kroukoffikolf descendant, paratl-

^- il, de Mathias Corvin, roi de Hongrie. Ce gentilhomme

de lettres a épousé une ancienne artiste du Théâtre-Fran-

^^.:'' çais, qui n'a fait d'ailleurs qu'y passer, M^^ Stella Colas,

r.rt' dont les débuts à ce théâtre remontent au 6 décembre

^ ' ' 1 856, dans Zaïre.

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Nicolas. Un ancien représentant du peuple en 1848, Bernard-Alexis Sarrans, dit aussi Sarranê jtunt, a signé de ce pseudonyme, au journal la Stmaint, des chroniques littéraires et une revue des salons remplies d'indiscrétions amusantes et parfois de critiques un peu viTes et méchantes (1846 et années suivantes). — Il a donné beaucoup d'ouvrages historiques, et il est mort en 1874, à 83 ans.

Niool6t« Articles de théâtre donnés sous ce pseudo«> nyme, dans le journal U Gaulois^ par MM. Edouard ATo^f et Lionel Meyer, M. Edouard Noél est auteur dramatique, secrétaire général de l'Opéra-Comique, et il publie, depuis 1875, en collaboration avec Edmond Stoullig, sous le titre de Annales du théâtre et de la musique, une précieuse histoire annuelle du mouvement théfttral et musical en France et même en Europe qui est d'un vif intérêt.

Niootini. Nom sois lequel a quelquefois joué, dans ses tournées à Tétranger, le ténor Charles ATico^ qui a longtemps appartenu à l'Opéra-Comiquei et qui a épousé

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M\^ Bilbaut-Vauchelet, brillante artiste de ce théâtre, également retirée. — Né en 1843.

Nioou-Ghoron. Ancien directeur de l'École de musique classique religieuse, né en 1809 Nicou (Stéphane- Louis). Il a joint à son nom celui de son beau-père, le célèbre Choron, mort en 1834 et fondateur de ladite école aujourd'hui disparue. — Mort en septembre 1886.

Niendorf (Emma). Nouvelles publiées sous ce nom par M«« de Suchow (Emma), née CaUntin, en 1812, à Pappenheim (Bavière). Elle a souvent joint le nom de sa ville natale à son nom de jeune fille pour signer ses écjrits.

N'importe. En i838, il parut, dans une édition de bibliophile, un petit volume intitulé : Une Courst à C/iamoumx pour servir de supplément aux Lettres d'un Voyageur de George Sand, et qui était signé par N*importe, Ce « N'importe » était M. Adolphe Pictet, officier supérieur d'artillerie suisse, qui avait eu quelques relations de voyage avec l'illustre auteur de LéUa^ et qu'elle-même a mis en scène dans ses Lettres d'un Voyageur, où elle l'appelle le . a Damné major ». Ce petit livre a eu assez de succès pour mériter, en 1840, les honneurs de la réimpression, et cette fois avec le nom de l'auteur. M. Pictet était d'ailleurs un savant qui se reposait, dans cette petite fantaisie de voyage, . de travaux beaucoup plus sérieux que l'Institut de France a une fois couronnés. — Mort en 1876, à 76 ans. Il était le cousin du célèbre naturaliste suisse François-Jules Pictet, mort en 1872, à 63 ans, et qui était membre correspondant de notre Académie des sciences depuis 1867.

N^importeki. Articles donnés sous ce nom au GU Blas par l'auteur dramatique et écrivain fantaisiste Abraham Dreyfus. Il signe encore Dupont des arts, Chose et Machin, Un nnonsieur qui passe, etc. . .

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Ninous (Pierre). Romans donnes sous ce nom par M^^ Lapfjrère, qui a épousé M. Léon de Ki^ussen, ancien directeur de la Ftilit République française et fondateur de la colonie de Porquerolles.

Nipot. Pseodonjme par anagramme de Marius Topin. 11 signait ainsi à ses débuts dans les lettres, au Moniteur de la Haute-Loire (i86o4s)» des revues de théâtre et des articles littéraires dont quelques-uns ont même paru sous son seul prénom Marius. — Né en i838. Plusieurs fois lauréat de l'Académie française, surtout pour la pubtica- I. > tien de son étude bien connue sur le Masque de fer.

Nisard (Théodore). Musicien et publictste. Il adonné soit sous ce nom, soit sous le pseudonyme de Th, HujS'f ^' • man, soit sous son nom véritable, i*abbé Théodute-EIzéar*

' '^ Xavier Normand, une quantité d'écrits sur la musique, tant

en France qu'en Belgique où il est né en 1812. Il a été ordonné prêtre en i835.

Nitouche. Articles donnés sous ce nom au Gil Blas et à la Nation par M. Patrice Eyries.

Nivelle (Jean de). Brillantes chroniques quotidiennes très appréciées y et données dans le journal le Soleil, par l'ancien professeur devenu journaliste, Charles-Alfred Ca^ fiôpff. — Né en 1839.

Nixarpa (£iluj). Publications diverses données sous ce double anagramme par la comtesse hongroise Julie Batthyany-Apraxin, qui a également signé ses productions littéraires de son nom véritable.

Nohlet. Deux femmes artistes ont jeté un certain éclat sur ce nom. L'une, sociétaire de la Comédie-Française en i833, prénommée Alexandrine et femme d'un M. Delamare» est morte en 1876. La seconde, connue sons le prénom de Lise , était danseuse i l'Opéra ; elle

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y avait ëpousé le chanteur Pierre-Auguste Dupont, dit Alexis Dupont, et dont une affaire judiciaire interrompit brusquement, en i8S6, la brillante carrière artistique. Né en 1796, il mourut en 1874. Sa femme ne lui a survécu que deux ans.

Nobody. Articles et notices signés de ce nom par le libraire Pou/cNMaiassis ( Paul-Emmanuel-Augnste ) , né à Alençon en i8a5» et qui a édité de si beaux livres, cause de sa ruine à Paris, car cet éditeur était trop artiste et pas assez marchand. La devise qui servait de fleuron à ses livres portait en calembour -rébus la traduction de son double nom : elle représentait un poulet à la broche ou empalé, et qui par le fait était un poulet mal assis. Il a eu pendant plusieurs années comme associé son beau-frère £. de Broise. Il a encore signé Emmanuel Kouillon^ nom de sa mère, des notes sur Proudhon dans la Petite Revue^ et Emmanuel Dautrie^ des questions ou des réponses dans V Intermédiaire, — Mort en 1878.

Noé. Ancien lauréat du Conservatoire de Paris; a joué, sous ce nom, à TOpéra-Comique, à TOdéon et au Gymnase. Devenu depuis administrateur des théâtres impériaux de Varsovie sous son vrai nom Amédte de Chodtko.

Noël (Léon). Acteur des théâtres des boulevards, Gaîié, Porte-Saint-Martin, Chftlelet, etc.« né, le 21 avril 1846, Grasset (Dosithée-Léon-Noél), et d'abord ouvrier en bâtiment.

Noir (Louis et Victor). Deux frères journalistes et romanciers. L'aîné, Louis, né en 1837, ancien soldat des guerres de Crimée et d'Italie, est devenu ensuite romancier et a donné aux petits journaux d'innombrables productions, ou il a surtout fait preuve d'une imagination souvent excessive. Le second, Yvan, dit Victor, né en

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1848, reporter infatigable, a trouvé la mort à Auteuil, le 10 janvier 1870, chez le prince Pierre Bonaparte, qu'il éuit allé « interwiever » et qui l'a tué d'un coup de pistolet. On sait que cet événement, qui se produisit aux débuts mêmes du ministère Ollivier, eut par ses suites une importance considérable en ce qu'il fut la première origine du plébiscite. Les funérailles de ce malheureux jeune homme devinrent le prétexte d'une manifestation qui faillit se terminer par une émeute. Ses obsèques eurent lieu au cime« tière de Neuiltjr-sur-Seine, et son nom a même été donné, ^f^'. . à cette occasion, à une des rues de cette grande commune

suburbaine.

^^: • C'est ce même Victor Noir qui avait fondé un singulier

^^f \ et bizarre journal, lequel avait pour titre \t Pilori, et qui Ç;|, paraissait imprimé tout en rouge. Ce journal, qui n'eut que

^^^ , quelques numéros, s'était donné la mission de dire leur ^' fait aux pnbsants du jour« et il ne survécut pas à la pre-

S*< ^ • mière menace de procès en diffamation qui lui fut faite.

Les frères Noir se nommaient en réalité Salmon, Notre confrère Drumont, dans sa France juîvt, donne à leur famille l'origine suivante :

c ... Ib étaient petits-fils d'un juif du Palatinat appelé Saline ou Salomon qui était, dans sa jeunesse et jusqu'en 1789, ministre officiant. Lorsque le Palatinat devint province française, ce Salomon s'engagea, je ne sais à la suite de quelles vicissitudes, dans l'armée italienne, y devint officier, abandonna l'armée pour se marier, entreprît un petit commerce, n'j réussit pas, et vint se fixer à Paris où il vécut en donnant des leçons. »

^^5 Ajoutons que Louis Noir, le frère survivant, avait fait

^: beaucoup de métiers divers avant d'aborder la littérature ;

il avait en effet été successivement horloger, boulanger, bomme de peine, petit commis de chemin de fer, etc.>.

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NORMAND il9

Noirot. Ancien secrétaire général du Grand-Théfltre de Marseille et acteur des petits théâtres du boulevard, où il a eu quelques succès, surtout aux Délassements et au théâtre Beaumarchais; né Hurion (Henri) en 1834. Il a d'abord été employé au Mont-de-piété.

Noisiel (Marquise de). L'auteur de la Marquise aura mauvais temps, 3 vol. publiés sous ce nom en i856y est Mme Pellapraty née à Lyon, où son père» Amable Leroy, était imprimeur.

Noldran (Bénédict). Pseudonyme du libraire Riche- Gardon, né en 181 1 Riche (Luc-Pierre), dit Gardon, et qui a écrit beaucoup d'articles de journaux et de brochures ultra-démocratiques et même socialistes. Il a aussi donné quelques écrits sur la franc-maçonnerie. '

Nolé (Pierre). Un curieux volume sur le matérialisme, paru en i868,- à la librairie Lemerre (in-8), signé de ce nom et adressé, sous forme de lettres- dialoguées, k Francisque Sarcey, avait pour auteur M. Bigot (Léon), avocat et ancien avoué à Paris. — Né en 1826. Il est mort subftement, le 20 août 1872, en pleine audience du conseil de guerre où il défendait, des individus compromis dans la Commune.

Noix. Critiques dramatiques données sous ce nom par le vaudevilliste Jules Guillemot, né en i83S.

Norlac (Jutes). Nom retourné du journaliste et romancier Jules Cairon. Il a encore signé, surtout au Figaro, Ary Sauvage et Eusibe Martin, nom du héros d'un de ses^ romans, puis Langlois au journal l'Éclair, etc. — Né en 1827, mort en 1882.

Normand (Henri). Publicîste, d'abord professeur aux institutions Sainte-Barbe et Massin. Il a fait représenter sous ce nom plusieurs pièces de théâtre d'une bouffon-

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nerie acceocuée, et a donné, sous son vrai nom, Amable Bapaumt, quelques romans publiés dans les journaux ; il a été longtemps collaborateur du Tintamarre, et enfin directeur du Tam-tam, où il a signé Commodort. — Né le s6 mai 182^.

Nos (Sophie des). Sons ce pseudonyme, lA^ Brisset, femme de l'ancien rédacteur de la Gazette de France, a publié dans ce journal et dans la Mode des articles et des nouvelles.

Elle est fille du premier lit de M^^ Lelarge de Lourdoueix , ^;: • femme de l'ancien directeur de ladite Goutte de France

(mort en 1860), et qui, née Sophie Tessier en 1793, avait épousé en premières noces (181 1) un négociant, M. Ponnîier» que ruina la chute de Napoléon en 1814. M"»« de Lourdoueiz avait elle-même écrit dans la Gazette de France, sous le nom de son premier mari, Sophie Pannier, et publié des romans.

Nosiain(L.-G.). Deuxième partie retobrnée du nom de M. Grandmaison et dont il a signé quelques pièces de théfttre.

Nostag^ (Jules). Prénom retourné du publicîste Buffitr (Jules-Gaston).

Nothin^ (Marcus). Au moment où il fut parlé de décorer M. Samson, avant son départ de ta Comédie-Fran- ^; çaise, les journaux discutèrent longuement sur la question

de savoir s'il convenait de décorer ou de ne pas décorer les comédiens. Une brochure publiée à ce sujet, et signée da nom précité, les Comédiens et la Légion d*honneur, avait ponr auteur M. Maurice Dreyfous (Dentu, i863 '). — Né en 1843.

I. Dcpab cette époqae oa t'est moatré liioint difficile rar la questioB de la décoratioD i donaer aux comédiens. Le ténor Masset a été

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