NUITS
Notté de Vaupleux. Sou$ ce nom, qui est celui de sa mère, née en France, le célèbre général pobnai$ Mùrolawski (Louis) a publié un curieux roman, la Tache de Catn, dont la deuxième édition a paru sous le titre moins prétentieux de Boleslas, l'un des héros du livre.
On sait que le général Mierolawski a pris part à toutes les insurrections ayant pour objet de rendre la libertéà son pajs, et qu'il fut condamné à mort en 1847, et délivré à temps par la révolution prussienne de 1848. — Mort k 64 ans, en 1878.
Nouma-Hawa. Dompteuse d'animaux féroces et qui a attiré l'attention sur elle, en novembre 1886; elle faillit, en effet, au cours d'une représentation de son pé^ rilleux spectacle, être dévorée par un de ses lions. — Elle se nomme M°>« Poulet^ et elle est la femme du directeur d'une ménagerie ambulante.
Nuits (André de). Un officier d'artillerie, M. Louis- Joseph-Nicolas André, a publié sous ce nom deux brochures, la Religion positive et la Philosophie de la géométrie. Né en i838 à Nuits (Côte-d'Or), cet officier distingué a pris le nom de sa ville natale comme pseudonyme. C'est lui qui a épousé, en 1876, Tune des plus charmantes et des
décoré le premier comme professeur au Consenratoire, et apris ta retraite comme acteur. Depuis on a décoré Samson, Duprez, Faure, Obin, Moclier, LcTasseur, Régnier, également aprii leur sortie du théâtre et comme professeurs. Porel et Gailbard l'ont été, à leur tour, comme directeurs de théâtre ; Martjr, ancien acteur de la Gatté, avait été décoré en 1849 comme maire de Charenton; Seveste, de la Comédie-Française, a reçu la croix sur son lit de mort, au lendemain de Buzenval. Got a été décoré comme professeur au Conservatoire, bien qu'acteur en exercice. Oelaunaj, le premier, a reçu la croix avec le titre de sociétaire de la Comédie-Française. Le préjugé eu donc vaincu, et la Légion d'honneur semble être désormais ouverte aux comédiens même comme comédiens.
3S9 NUITTEIt
meilleures artistes de TOpcra -Comique d'alors, M"« Chapu^, qui n'a plus depuis reparu au théâtre.
Nnitter. Librettiste, vaudevilliste, archiviste de TOpéra et même avocat, né en i8a8 Charles Truintt.
Numa. Célèbre acteur des Variétés, du Gymnase et du Vaudeville, né le »5 avril 1800 Numa-Polydorc Haering », et fils d'un tailleur de Vincennes. Il quitta définitivement le théâtre le 18 février 1867, se relira à Sarcelles et j mourut le 39 septembre 1869.
—•Son fils Georges Haêring, dit Numa, a été également comédien, puis photographe et directeur de théâtre. Il est né en i83o.
Nurb (M»« de). L'une des nombreuses fabricantcs de mariages qui font concurrence â la célèbce maison de Foy. \:'\ Elle a retourné son vrai nom Brun poitr se conditionner,
— à l'aide de la particule,— une personnalité moins roturière et plus présentable.
Sj l - Nus-Follet. Les pièces signées de ce nom sont dues
â la collaboration des auteurs dramatiques Nus (Eugène) "^r-' et FoUtl (Auguste). M. Nus a donné encore quelques
poésies, des romans, beaucoup de pièces en collaboration avec M. Biîsebarre, et divers écrits politiques publiés surtout dans le journal la Démocratie pacifique. — Il est né en 1816.
^/ Nyl. Articles donnés sous ce nom dans la Vie pari^
sienne par M"m Luneau.
i. Noai raTont spp«lê à tort Beschtfer (Mirc)d«ns noire deuxième cdîiioD. Cest sar Pacte de naissance même de rexceiient et regretté combien qae noM rectifions noire dire.
îC-
Oberlin (Marc). Pseudonyme sous lequel a débuté dans les lettres, à la Kcvue du Nord, à Lille, le publiciste Lou\% Déprct, poète, romancier, moraliste. — Né en iSSy.
0*GlacL L'auteur dramatique Victor-Edouard Cadol s* est quelquefois servi de cet anagramme comme signature. — Né le II février i83i, et longtemps journaliste avant d'avoir abordé le théâtre.
O'Farrell (Ed.). Poète, traducteur et romancier, de son vrai nom Alfred Léo.
O'Gorman (W.). Traductions de romans. anglais données sous ce nom par le publiciste William LittU Hughes. — Né en 1826.
' Old-Fox. Ancien rédacteur du Paris-Journal et du Moniteur, né Georges Lt Gutsntcr, — ^ Mort en juin 1875^ à 26 ans.
Old-NoU. Un curieux article sur l'Académie, publié dans k Nain jaune sous ce psetidonyme *, et qui a soulevé quelques colères et de classiques rancunes, avait pour au* teur M. Barbey (Léon-Louis-t^rédéric, dit Jules)^ né en
I . Cet article a été publié depaii, avec le vrai nom de Fauteur» eii un petit volume in- 18, chez DentU; sous ce titre : Le$ Qucwante 'Médailhttt de VAcadimit.
K^ -\ 3s4 OLD PAPER
^; i8ii,et devenu d'Auréptlty par adoption >. Journaliste,
^ romancier et coquet, M. Barbej d'Aurévillj est une plume
1^ solide, fière et indépendante, ce qui lui fait pardonner
^) quelques manies innocentes de toilette et de tenue, dans
Jh-'Z '-' lesquelles d'ailleurs la littérature n'a rien à voir.
Old Paper. Articles donnés sous ce nom au Figaro Ifr par l'ancien député, l'ancien Cinq, Alfred Darimon. Un de
^' «- - ces articles, publié en janvier 1867, et dans lequel Darîi,- ' mon attribuait un fils posthume au prince impérial, a donné
I. 4e iroafe dâM un trtide de Paul de Ssint-Victor et dâai Ttii* tien Figura (1861) dcai Wcn jolis portreiti de Barbey d'AuréTilly; daat l'on, rccrivan eu itigé de main de mdtre par ub styliste qoi s'y comiaU; dans Taotre, c*ea le personnage physique qnî est dépeint d*an trait peut-être un peu forcé, mais ferme, malîo, et comme rapideenent efleuré d*une pointe à la fois légère et sAre.
i** FonrmU. L'Eglise militante n*a pas de champion pins fougueui fae ce templier de la piume, dont la critique guerroyante est une croisade perpétuelle; nuis le polémttte intraitable est en même temps ^^ de Toriginalitê la plus llèfe... Jamais peut-être la langue n'a été
j3^* ^ poussée à un plus fier paroxysme; c*est quelque chose de brutal et
"^ d*exquis; de violent et de délicat, d'amer et de raffiné. Cela res-
semble à ces breufages de la sorcellerie où il entrait i la fois des leurs et des serpents, du sang de tigre et du miel...
!• foitruf/. Il est grand et svelte, d'un poft d'Hidalgo, le pas délibéré et frappant du ttlon, le nés au vent, roidement campé sur les jambes. Enferré dans sa redingote tunique d'un goût qui n'est qu'à lui seul, aocheté, sanglé, coupé en deux i la taille comme un oflider >,' ' belge, la poitrine enflée, boutonnée, plastroanée, les bras forcés
^. . dans des manches étroites, ouvertes sur le côté à la hussarde, moins
les galons. Il porte des gants blancs couturés en noir couleur aurore ^^ ou mi-partie, des manchettes en entonnoir de gantelet tenues à force
<V d*empoM à la roideur du cuir verni ; son pantalon collant à sont-pieds
^/ esc carrelé Manc, rouge, noir et vert à l'écossaise, parfois xébré ou
^ ... écaillé coflune une peau de tigre ou de serpent. Le chapeau sur
i^*-, l'oreille, i la casseur d'assiettes, il tient de la main droite une canne,
^;, . et de là main gauche un petit miroir dans lequel il vérifie, de dnq
i.^ en cinq minutes, son identité.
o'ncddy îaS
lieu à de curieuses et intéressantes discussions de presse. — Né en décembre 1819.
Ollivier (Georgette). Cette spirituelle comédienne se nomme en réalité Georgette ViguUr.
Orner. Ancien acteur de TAmbigu, de la Gaité, etc.— Né P<nor(Pierrc-Théophile).
Omer-Pacha.. Célèbre général ottoman connu surtout pour sa participation si effective à la guerre de Crimée, en i8S3. Il était né en Croatie et se nommait Lattas (Michel). C'est en 1834 qu'il prit, en entrant au service de la Turquie, le nom d'Omar et d'abord le titre d'Effendi.
— Mort en 1 87 1 , à 65 ans.
Omikron. Articles signés jadis de ce nom au journal l'Europe par le romancier Léon CladtL Beaucoup de talent, bien qu'ultra-réaliste. — Né en 1 83 5.
OlConroy (Richard). L'un des pseudonymes du vicomte de UhU dt Falcon de Saint-Génies (Jean-Edmond- Richard}, capitaine au io« cuirassiers, et sous lequel cet ingénieux et amusant écrivain humoristique est le plus connu. Il signe encore Joyeuse, Lauzun et Dick.
O'Neddy (Philothée). Un romantique de la grande époque, un des « bousingots » des premiers temps de Th. Gautier, alors qu'il écrivait Alberlus, Cet O^Neddy se nommait Théophile Dondey ; il était parent de l'imprimeur Dondejf-Dupré, et il a publié quelques poésies et des romans plus remarquables par leur singularité et leur exagération que par leur valeur et leur intérêt. Ne voulant pas, disait-il, c que son prénom le fit confondre avec Théophile Gautier » , il l'avait décomposé « pour n'en point changer tout à fait ». Il a encore signé Théophile Dondey de Sà/iieny des nouvelles, des contes et des feuilletons de théâtre.
— Mort en 187 S, à 64 ans.
3s6 ORClàRES
Qrcières (Paul d*). Romancier, Capdtp'dk de son vrai nom.
0*Regor. Pseudonyme par anagramme de Roger MoUard, qui signe encore des articles spéciaux Un mon» skur de la Bonne,
Qrfer (Léo d*). Publiciste, poèie, journaliste, en somme écrivain actif et fécond, successivement rédacteur en clief de nombreux journaux : la Jeunesse de Périgueux, leCofiian, le Zig-tag, etc., a collaboré au fameux Chat nokfk la Kewae indépendante, à la République radicale, etc. Type curieux s'il en fut, c type épatant », nous écrit un de ses amis, imagination excessive, débordante même. Il a annoncé de nombreux ouvrages, prose et vers, à titres bien ronflants, qui ne verront peut-être jamais le jour^. — Né à Gabriac (Avejron), vers 1859, cet écrivain se nomme Pomget (Marins}. Il a encore signé André Tréban.
Onnsay (Marquise d'}. Pseudonyme littéraire de ^1* .r M^iK la marquise de Mannoury, auteur de courriers de Paris
^\2 cl d'articles de journaux.
^ J . • Oronte. M. Albert Mi7/aud, fils du banquier-vaude-
L'i- '^ ^ villiue-joonialiste Moïse Millaud, et lui-même poète, au-
if^^: teur dramatique et journaliste, a signé de ce pseudonyme
^\: ;..- de comédie des articles dans la Gautte de Hollande, Il a
f^r donné aussi des vers signés Af««. dans laRtvue de poche.
'^■'- C'est lui qui a fondé, avec d'Avrecour, ces deux jolies re-
Q: vues, où ont écrit à peu près tous les rédacteurs des jour-
r^{,. Baux de M. Millaud, sous leurs initiales ou sous des pseu-
v>-;; - donjmes. Rédacteur presque quotidien du Figaro, sous
Ir^r-^ divers noms : Saint-Simon, Labruyère, Paul Hémery, La»
f^^l\ ■ foniame. Baron Grimm, Albert Millaud est né en i836. Il
^r .' 1 été décoré de la Légion d'honneur en 1 877.
OSTYN .J27
Orr (Comtesse d*). Articles de mode et critiques d^art donnés sous ce nom par M ™« Cousin.
Orvilliers (d'). Le journaliste Camille Farcy a longtemps collaboré à la Presse sous ce pseudonyme. Depuis/ sous son vrai nom» il a été rédacteur de la France, et a créé» avec le capitaine Maujan, ancien chef de cabinet du général Thibaudin au ministère de la guerre, un journal politique» la France libre. — Né en 1840; mort le 8 août 188S.
0*SaUl (Charles). Auteur de poésies» Us Rayons jaunes, publiées à la Librairie des Bibliophiles (187 5). — Né Saulgrain; ingénieur.
Oscar. Ancien acteur et aussi directeur de théâtre. Ea effet» vers i836» cet artiste a un moment dirigé le petit théâtre du Panthéon et il jf a même mangé une centaine de mille francs» tout son avoir» dont la perte a lourdement pesé sur le reste de sa vie. Nous l'avons connu aux Délassements-Comiques» où il cumulait» il j a une trentaine d'années, les fonctions de régisseur et de comédien. C'était un excellent compère de revues» et Ton sait que les revues étaient chaque année la grosse et productive affaire de ce petit théâtre» qui a disparu avec le boulevard du Temple lui-même. Dans les derniers temps de sa vie Oscar était devenu secrétaire du théâtre de l'Athénée» que dirigeait Montrouge. Quand il est mort, en juillet 1881, il jouait à Déjazet. Né en 1814, il se nommait KoUin (Oscar). Nous signalons aux futurs biographes de nos petits théâtres contemporains là notice que nous avons publiée sur cet humble comédien dans notre Gazette anecdotique du 3i juillet 1881.
Ostyn* Ancien membre de la Commune» d'abord
3«8 o'tanael
coartier en lingerie. — Né Hosians (François-Charles- |p . Aigvste) en i8i3. Condamné par contumace.
[\ OTanafil. Poésies pabliées soas ce nom par M. Fait-
^^^ gtrt'Dubourg. A citer notamment son recueil Its Sonnets dt
^- la mariée.
Ottokar (Amadeus). Le philosophe et poète bavarois Frédéric Dmimer a donné soas ce aom et sous celui de £tt-
^ > sc6ms fiiMKnofi des ouvrages de poésie, de littérature et
i^ de philosophie religieuse. — Né à Nuremberg (Bavière)
p en 1800; mort le 14 décembre 187 S.
L ^ Oude heer SnitS. Écrivain hollandais, de son vrai
r ' nom Lindo. — Mort en avril 1877.
fy. . Ouida. Célèbre romancière anglaise, mais d'origine
^ ?. Craiçaise, et qui écrit à la fois dans les deux langues avec
jr' , ' beaucoup de charme et d'originalité. — Née Louise de la
^./ RiMi^c en i83o.
^^« ' Ozy (Alice). Ancienne actrice du théâtre des Variétés,
^y . dont elle faisait les beaux jours sous le règne de Louis-
^ -7 Philippe par l'esprit un peu égrillard qu'elle mettait dans
r^ ses rôles. — Née Pilhy en 1818.
Page (Mll<). Artiste dramatique d'un talent distingué, et surtout d*une beauté séduisante, qui lui a valu au moins autant de succès que son talent même. Née ChaUaufort (Adèle), en 1822, et fille d'un comédien, elle a épousé, en i838, un musicien du nom de Mercier, dont elle a été séparée judiciairement en 1866. Elle est morte en février
Il aurait existé une autre comédienne du même nom ; celle-ci, beaucoup moins connue, était née AdèU Suînat, à la Saulsotte, petit village du département de l'Aube, où elle est morte en 1 880. ^— Voir au sujet de cette dernière artiste VHlstoire de Nogent-sur-Seine d'Amédée Aufauvre (l'royes, 1859), où nous trouvons le passage suivant (page 340) :
c ... Le nom véritable de M^^ Page est Adèle Suinat. Elle est née le 3 octobre 1819, à la Saulsotte, où son père était garde-moulin. La réputation de M^^^ Page commença aux Variétés, au Vaudeville, etc.. »
Or, ce que dit Ik M. Aufauvre s'applique très bien à la célèbre Adèle Page, moins le nom patronymique et la date de naissance. L'auteur de V Histoire de Nogeni-sur'Seine confond évidemment les deux artistes et attribue à l'une le véritable état civil de l'autre. En somme la plus célèbre des deux est à coup sûr la fille du comédien ChateauforC. Celle
1 33o PAGES
^ qui est née Sttinal, en admettant qu'elle ait réellement été,
r elle aussi, comédienne, n'a aucune biographie connue.
^/ Pa^ès Emile). Journaliste et auteur dramatique, né
[**-• Bergeron {Louis). Il a encore signé J. Btrny et Ch, D«-
noyers.
Singulière histoire que celle de Bergeron ! Né en i8i i, k Chaony (Aisoe), on le trouve, en juin i83a, sur les barricades à Saint-Merri. Au mois de novembre suivant, le roi allant faire l'ouverture des Chambres, un coup de pîs« tolet anonyme est tiré sur Sa Majesté, et c'est Bergeron qu'on accuse; il est acquitté. Il se jette alors dans la presse politique la plus avancée, et c'est sous le nom de Pages qaia donne des articles au SihU èTau National, En 1 840» la Presse ayast insinué que /( Siècle avait un régicide parmi ses rédacteun, Bergeron va le soir même à l'Opéra, où il ^', . sait devoir rencontrer M. de Girardin, et il le soufflette en
gç/ ' pleine salle, ce qui lui vaut trois ans de prison. En 1848,
^/" M. Bergeron est un moment commissaire de la République
^ ' dans le département de l'Aisne. Son bagage dramatique
^] n'est pas lourd ; il se compose d'un petit vaudeville. Un
& 1 ncveu^ s'il vous plaît (1 839). C'est surtout comme polémiste
1^; politique que M. Bergeron s'est fait connaître.
^v Païva (Mn^ de). La grande dame si longtemps con-
^i\ nue à Paris sous ce nom par son luxe, son grand train de
T ^ maison, sa fastueuse installation aux Champs-Elysées et à