‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 82 sur 142 · PEARL · texte numérisé non relu

PEARL

Pax (Maxime). Les articles du journal la S'dhouttle signés de ce nom avaient pour auteur M. Crampon, depuis rédacteur du journal la Finance.

Paysan de l'Ariège (Un). Articles donnés sous cette signature dans U Journal du peupU, de Dupeutjf , sous la monarchie de Juillet, par le publiciste Thomas-Emile- Adolphe Garrigou, — Né en 1802.

Pearl (Cora). Célèbre dame du demi- monde à Paris^ qui a été un moment une des reines de la haute galanterie, sous le deuxième Empire K Un des princes de la famille impériale a été, pendant un certain temps, l'un de ses premiers servants, et elle n'a pas craint de raconter ses relations, avec lui et avec bien d'autres, dans un volume de soi-disant Mémoires publié en 1886 et où elle donne, sous des noms d'emprunt très transparents, la liste de ses adorateurs. Née, en février 1843, Emma- Elisabeth Cronch, à Plymouth (Angleterre}, elle était fille d'un professeur de musique qui avait seize enfants. Souhaitons que les quinze autres aient mieux tourné!

Rappelons, pour mémoire, l'incursion que fit un jour, dans le domaine dramatique, cette pécheresse d\s haute lice.

I. On a Tendu, en mars 1887, à rhôtel Drouot, une collection d'autographes où figuraU un manuscrit inédit d* Alfred DeUau, intitulé : Les Plaisirs dt Paris (1867), qui contient une épitre dédicatoire à C^ra Pearl» dont voici le piquant début :

« Vous êtes aujourd'hui. Madame, le bruit, la préoccupation, le scandale, la fête de Paris. On ne parle que de tous partout : en bas pour vous envier, en haut pour vous mépriser, au milieu pour vous adorer. Moi qui ne suis ni d*en bas^ ni d'en haut, ni du mUieu, ni d'ailleurs, puisque je suis indifférent, je me contente de mettre votre nom comme un drapeau de gaze rose au fronton de ce petit temple badin élevé en Thooneur des plaisirs parisiens, dont vous êtes, à ce qu'il parait, la personnification la plus exquise, la plus complète... et la plus chère !.•• a

340 PEKAO

en jouant et chantant dans VOrphfe aux enfers, d'Offenbach, au passage Choiseul, le rôle de Cupidon. Malgré Tappui de ses nombreux amis, qui remplissaient la salle, Cora Peari dut renoncer, après quelques soirées, à l'exhibition de sa personne et de ses diamants en présence des protestations persistantes du reste du public.

— Morte en juillet 1886, dans une misère à peu près complète.

Pekao. Pseudonyme du journaliste Auguste Villtmot^ né en 1811 • Il a écrit au Figaro, à Vlnd^ptndanct belge, au Temps et jadis, en Italie, dans les journaux de M. de Cavour. Il a souvent signé ses chroniques Un Bourgeois de Paris, Il en a réuni la plupart ^en^eux volumes sous le titre : la Vie à Paris (i858). Il a donné aussi un feuilleton hebdomadaire au Temps, sous la rubrique : la Comédie contemporaine, et un autre au Figaro, qu'il a intitulé : la Politique d'un Bourgeois de Paris. — Mort le 1 7 septembre 1870, le jour même de l'investissement définitif de Paris parles Allemands.

Pelca. Rédacteur du Gaulois, qui a retourné son vrai nom, CapeL

Pelle (Adolphe). Poésies et articles donnés sous ce nom, dans des journaux de province, par Adolphe Pelle^ port, ancien secrétaire de Victor Hugo et gérant du Kap^ ^ pelf mort en 1881 , à l'âge de 36 ans.

I^;** V Nous avons connu Acfolphe Pelleport lors de son arrivée b à Paris. Il était entré, comme secrétaire, chez Oréli Mar-

H^l ^ rast, le frère de l'ancien président de la Chambre. Méri-

I. J*ai la que VilUmot n*éuit pat an nom vëriMble, bien qu*it

- n'ak pu trop les allures d*vn pseudonyme, et que le chroniqueur se

nonaaic Étiernt Cirait, Je donne le renseigneçient uns le garantir.

fcr

reHEGRINA i^l

dional, poète, un peu exahé, il s'était pris pour Victor Hugo d'une passion excessive. Lors de l'expédition de Garibaldi en Sicile, laquelle eut pour résultats la chute et la fin du royaume de Naples, Pellcport, qui était encore à Paris, s'en alla trouver Victor Hugo à Jersey et lui demanda un mot d'introduction auprès de Garibaldi. Hugo lui donna une de ces lettres à la fois laconiques et sibyllines qu'il a tant prodiguées :

Mon cher Garibaldi, Je vous envoie un poète pour que vous en fassiez un héros,

Victor Hugo.

Pelleport, qui avait de la bravoure, se battit fort bien aux côtés de Garibaldi et entra sans doute à Naples avec lui; mais là se bornèrent ses velléités militaires. Toutefois, l'aventure lui avait donné ses grandes et, plus tard, ses petites entrées chez Victor Hugo et lui valut, par la suite, son admission comme rédacteur au Kappel,

Penhoët (Olivier et Tanneguy de). Sous ce nom MM. A. Chabouillet et A. Mainguet ont fait jouer, en i836, le drame de Polichinelle. M. Anatole Chabouillet, né en i8i4,est devenu président de la Société des antiquaires de France et conservateur à la Bibliothèque nationale.

Penmarch (Gustave de). Auteur de poésies bretonnes, né Jules Duplessis-Kergomard,

Peregnrina. Célèbre dame poète espagnole, née en 1816 Gertrudis Gomez de Avellaneda. Mariée en 184S au député don Pedro Sahator, elle perdit son mari après quelques mois seulement de ménage, et elle se retira dans un couvent, où elle continua à écrire et à publier des romans, des pièces de théâtre et surtout des poésies. Elle se rema-

Page 1