PERSAN
paît ï l'année une sialie de balcon, toujours la même, k la droite de ractcur, â l'Opéra, à l'Ope ra-Comîque et aux Italiens. Cest à ce dernier théâtre que j*ai fait, sans le '" \ouloir, sa connaissance. C'était en 1860; nous étions un
[y- * P^^'^ cercle de journalistes toujours placés au balcon, sur
r^ les strapontins du couloir qui conduit aui fauteuils : Scudo,
^: Gabriel Guillemot, Prosper Jourdan, etc., et moi, nous
pr; ^ DODS retroutions li à presque toutes les . représentations.
^ - Le PersaB était devant nous, toujours à la même heure,
f exact au lever du rideau, fidèle k son éternel fauteuil, où il
venait se placer immuable et silencieux. Un jour il était par hasard absent; sa place étant restée vide, je la pris après le premier acte du spectacle. Soudaio^e sens un léger coup frappé sur mon épaule; je me retourne, le Persan était derrière moi. Sans prononcer un seul mot, il fit un geste expressif qui voulait dire : c Rendez-moi ma place! • Je me levai aussitôt et je lui fis mes excuses en le saluant, ce ^'' ■ dont il eut absolument l'air de ne pas s'apercevoir, et il
^:" .. s'assit, de plus en plus silencieux et immuable.
^ Le contrôleur en chef du théâtre, l'excellent M. Morel,
f. me racontait la petite scène qui avait lieu chaque fois entre
i^ loi et le Persan à l'occasion de la location de sa place à
L^^ ' l'année. Il arrivait à l'ouverture de la saison, passait au con-
^: . trôle sans dire un mot; il déposait un billet de 5oo francs
ti - sur le bureau, et il allait, toujours sans demander aucune
V explication, à son fauteuil habituel, qu'on n'aurait eu garde
^ * de louer i un autre qu*à lui. Quand il avait eu pour
\i'. 5oo francs d'abonnement, le deuxième contrôleur Hujard
«^.^' le prévenait, à son arrivée, que le prix de sa location était
f^'\ épuisé. Le Persan, sans montrer par un signe ou par un
|; ^ mot qu'il avait entendu, se rendait à sa place. Le surlen-
y^y demain, en venant à la représentation, il s'arrêtait devant
^^ . le contrôle, déposait gravement un nouveau billet de
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5oo francs, toujours sans mot dire, et entrait dans ta salle sans attendre qu'on lui eût dit merci et offert un récépissé. Ce manège durait ainsi jusqu'à l'expiration de la saison musicale, et recommençait de la même façon Tannée suivante.
Mérjr et Ch. Yrîarte ont donné quelques détails anecdo* tiques sur la vie de ce bizarre personnage, qui est mort subitement et sahs avoir été malade, en août 1868, à 82 ans. Son vrai nom était hmaU^Khan-Aga-Mohammcd. 11 habitait Paris depuis plus de quarante ans et toujours dans le même appartement, au n^ 204 de la rue de Rivoli, vis-à-vis des Tuileries. Quant à l'origine et aux motifs de sa retraite en Europe et en France, on les raconte de diverses manières. La version la plus vraisemblable est celle-ci : Le Persan, pendant la guerre des Anglais aux Indes, avait favorisé, à leur profit, la prise de la ville d'Hérat, dont la reddition avait hâté la fin de la guerre. Ses compatriotes avaient exilé le traître, qui était alors venu vivre en France avec une pension de 5o,ooo francs, servie par l'Angleterre en récompense de ce bon ofRce.
D'après' une autre version, Ismaîl serait le fils d'un ambassadeur du roî de Perse tué par mégarde dans une querelle par des sujets anglais. En expiation de ce crime involontaire, le gouvernement de la Grande-Bretagne aurait fait à l'orphelin une pension annuelle assez forte, qu'il jserait venu manger à Paris. Mais je préfère l'autre histoire. Rien ne forçait l'enfant à venir se fixer si mystérieusement et si secrètement en Europe dans le fait ainsi raconté. La première version, relative au siège d'Hérat, explique au contraire l'expatriation d'Ismaîl et la vie singulière qu'il a toujours menée.
Ismaîl était lettré. Il a paru dans la Kevut des Deux- Monda des articles intitulés : Scènes dt la Vie persane,
^ 346 rÉiu
Ti ti qu*OB l«i attribue. Il passe aussi pour être Tauteur d*une
t tradttciioo eu (rao^ais du poème persan Us Oiseaux et Us
FUws.
Péni. Homme de lettres, né Pf'ruquf, et autorisé, en 1869, à amputer son non.
Peters. Traiteur célèbre, d'abord au passage des Princes, puis au boulerard des Capucines, celui qu'on « comparé — de k>in — à François 1^, en lui donnant le surnom de c restaurateur des lettres •, à cause des nombreur écrivains de la grande et surtout de la petite presse i^' - qui viennent habituellement prendre leurs repas chez lui.
— Né Fraise (Pierre), cet éminent maître d'hôtel avait «11 nom prédestiné. '^ -^^
v ' PéyeriL Poésies données sous ce nom par M. Eugène
PouîlUl, avocat à Paris, neveu de l'ancien directeur du Conservatoire dts arts et métiers, membre de l'Institut,
^- * mort en 1868. — Né en i835.
p.y^- Peyramont (Louis). Rédacteur en chef du journal
la KevaiKhe, ancien collaborateur du SoUU, de l'Unité na- UonaU, etc. De son vrai nom, Louis Kigondaud*
Peyrebrane (Georges de). Auteur de remarquables romans publiés dans la Repue des Deux*Mondes, dont le vrai nom est de Judkis.
Phantasas. Des drames, et surtout des nouvelles, ont été publiés sous ce nom par Maximilien-Joseph, duc ^ ' en Bavière, de l'ancienne ligne ducale du Palatinat, de
g> .: Deux-Ponts et de Birkenfeld. — Né en 1808.
^\ Philalethes. Sous ce pseudonyme, le roi Jean^ de
Saxe, né en 1801, a publié, de 1889 à 1849, une traduction allemande des œuvres de Dante, qu'il a rééditée, en 1868, en une édition populaire, c à la portée des petites
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bourses «. — Mort le 29 octobre 1873. Il régnait depuis le 9 août 1854.
Philibert (A.). Les quelques livrets d'opérettes signés de ce nom ont pour auteur le professeur de l'Université Alfred-Philibert Soupe, né en 1818.
Philidor. Rédacteur du journal U Gil Blas , où il signe encore de son vrai nom Etienne Grosclaudt,
Philinte. Le journaliste bonapartiste et auteur dramatique Jules Amîgues a signé de ce nom des lettres politiques dans le journal U Gaulois, Il a été longtemps et successivement le correspondant anonyme du Temps, du Moniteur et de la Presse, Lors de l'élection Rémusat-Barodety en 1873, il publia une brochure intitulée Kémuset et Barodat qcTt fit alors grand bruit, et dans laquelle il prêchait l'abstention. Il a été rédacteur en chef du journal bonapartiste VOrdre, et nommé député en (877; mais i| fut invalidé et non réélu. — Mort le 20 avril i883y à 54 ans.
— Ce pseudonyme de Philinte a encore servi à M. Nestor Çonslde'rant pour signer les correspondances qu'il donnait au journal russe la Voix, et plus récemment à M. Francis Chevassu dans le journal l'Autorité,
Philippe (Le frère). Ancien directeur général des Frères de la doctrine chrétienne.
Né AransKf (Mathieu), en 179s, à Apinac (Lozère), il a publié beaucoup d'ouvrages élémentaires à l'usage des écoles de son institut, signés des initiales F. P. B. La plupart de ces livres ont été condamnés, comme entachés d'exagérations coupables ou d'erreurs volontaires, par la commission d'instruction primaire : ce qui n'a pas empêché leur togue considérable et leur débit universel. Le portrait du frère Philippe, peint par Horace Vernet, a obtenu un
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U, très grand succès au Salon de 1844, et c'est certainement
i. i*un des meilleurs qu*ait produits son populaire pinceau.
Pendant le siège de Paris, le frère Philippe s*est distingué ^/ comme ambulancier et, en souvenir de sa belle conduite,
son nom a été donné à une des rues de Paris percée, dans ces dernières années, sur l'emplacement de l'hôtel d'Achille Fould, devenu ensuite propriété du duc d'Aumale. — Mort en 1874.
Philippe (Jean-Louis). Ancien membre de la Commune, d'abord courtier en vins, né FenouUlat en 1829, à Bordeaux. — Condamné à mort en 1872, et exécuté.
r^^ Philoradix ^Aristophane). Quand on joua Lucrèce
rf^ ' de Ponsard, à l'Odéon, en 1844^ parodie s'empara bien
vite du succès obtenu par la pièce nouvelle. La première ^ . en date est celle qui parut signée du singulier pseudonyme
[T/ précité, sous ce titre : VAnti-Lucrtct, Son auteur était un
%^ médecin nommé Mathieu Aubin, Une autre, moins se-
^*'-^ rieuse, signée Ejraud, était intitulée : Lucrècf-CoUatin ou
la Vertu mal récompensée,
La plupart des pièces de Ponsard ont eu l'honneur de la parodie; d'autres ont donné lieu à des études intéressantes. Après la représentation de la Bourse, en 18S6, à l'Odéon, le publiciste Jules Marei-Leriche fit paraître chez Delahays une petite brochure critique où il démolissait, vers par vers, au point de vue de la grammaire, l'œuvre nouvelle de Ponsard. Cette piquante brochure est rare aujourd'hui, et je la recommande aux curieux pour l'originalité et la justesse de tes appréciations.
^V Philothée. Un ancien représentant du peuple, Fran-
Sr; cîsqiie Bonftt, poète et journaliste, a signé de ce nom, en
C ^ f 863, une brochure d'actualité : Du Pape (Dentu, in-80).
i' ' ' Il est devenu consul de France en Asie, et il est mort à
PIERRAD 349
Lyon, le i«r décembre 1872, à l'âge de yS ans. —On Ta souvent confondu avec son cousin, le docteur Aristide Bouvet, également député en 1848, et qui est mort en
Phiz. Célèbre dessinateur anglais, qui a illustré les œuvres de Byron, de Dickens, etc. Mais c'est surtout comme caricaturiste qu'il est connu, par sa constante collaboration aux journaux satiriques de son pays. Il se nomme Brownc (Hablot-Knight).
Picard (Léon). L'auteur dramatique Antoine Bayard, frère puîné du célèbre vaudevilliste Bayard, avait pris ce pseudonyme pour éviter une confusion de noms. Il a souvent collaboré aux pièces de son frère sous ce nom d'emprunt. — Mort en 1872, à 6S ans.
Pidienette. Articles donnés sous ce nom dans le Tam-'Tam par un ouvrier typographe appelé Louis Loir, à qui Ton doit en outre divers recueils de curiosités historiques et littéraires. A collaboré au dictionnaire Larousse.
Pichio. Auteur de tableaux à allusions politiques. L'un d'eux^ U Triomphe de V ordre sur la Commune, fut refusé au Salon de 187 S en raison du sujet qu'il traitait. — Né Louis Piq.
Pictor (Gabriel). Le célèbre auteur du Dictionnaire critique de biographie et d'histoire (?\on^ 1867), M. Auguste Jal, adonné, sous ce pseudonyme, en 1827, un curieux ouvrage, le Manuscrit de 190S, ou Explication des salons de Curtius au XX^ siècle. — Mort en 1873, k 78 ans.
Pieinrad. Général espagnol que l'insurrection de 1867 a mis en évidence.
Son père se nommait Pierrard et était fermier à Quincy, près Montmédy (Meuse). A l'époque de la première révo-
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lutioQ, il émîgra en Espagne. Son fils y prit du service dans l'armée, « espagnolisa » son nom en le dénaturant, et parvint assez rapidement aux premiers grades militaires. Le résultat des troubles de 1867 Ta obligé de se réfugier en France, et il n'est rentré en Espagne que l'année suivante, lors de U révolution de septembre 1 868.
Pierrebrune (Yvan de). Pseudonyme d'un professeur de rhétorique en retraite, né Micouleàu (Jean-Lucaîn) k Branne (Gironde), en 1820. A publié de nombreux ouvrages, des drames comiques et historiques, des poésies, des fables, etc. Il a encore signé de ses trois initiales J.L.M. ^
'JIÏV
Pîg^alle. Les notices de la publication illustrée rAuto^ (V^- graphe au Salon, complément du journal VAutographt de
^ G. Bourdin, et qui étaient signées de ce nom, avaient pour
auteur M. Rousseau (Jean), ancien critique d'art du Figaro^ où il a signé également de ce pseudonyme. — Né en 1829.
Piiapumiaux (Jérôme). Le savant publiciste belge Charles\Bor^d a donné sous ce nom un Guide du voyageur dans les Ardennes très estimé. — Mort à Liège, le iS février iSjS, ï 71 ans. On l'a souvent confondu avec son frère cadet Jules, archiviste à Namur, également pu- ^i-: blicîue, et qui est mort en janvier 1878, k S4 ans.
kV'^ Pipe en bois. Surnom dont la célébrité remonte aux
h \ représentations de VHenrieUe Maréchal des frères de Gon-
lC:\ court à la Comédie-Française (décembre 186S). L'étudiant
1^^.' qni Fa porté, ou mieux à qui on l'a donné, se nommait
Georges CaFfl/iV. Il a écrit, sous son nom véritable, beaucoup d'articles au journal Im R.ue de Jules Vallès. Une brochure intitulée la Vérité sur Henriette Maréchal, et signée Pipe en
PIPE EN BOIS l$i
boifi, a eu aussi sans cloute cet étrange personnage pour auteur (1866]. 11 y a eu également un journal intitulé U Pipe en bois, mais qui n'a eu que deux numéros.
Georges Cavalié a été attaché pendant la guerre, avec ou sans titre officiel, au cabinet de Gambetta, alors ministre de la guerre à Tours, puis à Bordeaux. La désinvolture avec laquelle il j recevait, dit-on, les ambassadeurs est devenue légendaire. Après la guerre, il accepta du gouvernement de la Commune un emploi d'ingénieur en chef du service des voies et promenades (10 avril 1871), mais il ne prit part à aucune des mesures violentes de ce pseudogouvernement. Il n'en fut pas moins condamné pour participation à la Commune à la peine du bannissement, et se réfugia à Bruxelles.
Ce singulier et inutile personnage avait une laideur physique toute particulière. Alph. Duchesne a laissé de lui le curieux portrait suivant, qui est d'une absolue vérité :
a Un marron sculpté sur un col de cigogne ; un torse de girafe sur des jambes de héron ; des bras de gorille; des mains de croupier ; des cheveux roux plantés comme des baïonnettes sur un crftne en pain de sucre; un nez à l'Hyacinthe; l'œil atone, la lèvre lippue, découpée à la diable dans un parchemin jaunâtre et cadavéreux : telle est, sans parti pris de charge ni d'embellissement, la pourtraicture exacte de celui qui, longtemps obscur sous le nom de Georges Cavalié, devait devenir célèbre sous le pseudonyme de Pipe en bois; surmontez le tout du bicorne classique ; ajou-
I. A signaler encore deux autres brochures parues sous ce m£me pseadonyme :
Ce ^ue je pense d*H£NRiETTC Maréchal, de m préface et du théâtre démon temps, in-8*, 186 S. — Auribuée à M. Yveling Ram-Baud.
Histoire de mon sifflet, In-is, 186 S. — Attribuée à Georges Cavalié, mais par hypothèse.
SSs PlltOUCTTE
p tez aa torse une bosse dans les reins, une autre dans Tes-
tomac, et vous aurez un type de polichinelle assez réussi,
— au physique, bien entendu, ff Quant au moral, c'est absolument la même chose. » Georges Cavalié est mort en novembre 1878, k 3j ans.
Pirouette. Pseudonyme sous lequel Texcetlent comédien Ernest Coquelin^ dit Coqudin cadet au théâtre, a publié de si amusantes et spirituelles bouffonneries qu'il a réunies en un volume judicieusement intitulé U Livre des convalescents (in-18, puis in-80). Notre ami Cadet, ' ainsi que nous l'appelons affectueusement et familièrement, est aujourd'hui l'un des plus estimés, parmi les sociétaires S de la Comédie-Française ; il a l'oreille du public, il est en
outre le roi du monologue, et, quoiqu'il ait maintenant beaucoup de concurrents dans ce genre qu'il a porté à une telle perfection, on n'est pas encore parvenu à le détrôner.
— Né le 16 mai 1848.
Coquelin cadet a deux frères : l'aîné, Constant, est l'émi-
nent et regretté artiste de la Comédie- Française; le second, qui se prénomme Gustave, et que ses intimes ont baptisé Wauk, s^occupe d'affaires et n'a point abordé le théfttre. H écrit des articles et des bulletins de bourse sous le nom de Ducamtt. C'est lui, en somme, qui est le cadet des trois
^. ' ' frères; en effet, Coquelin cadet n'est c cadet » qu'au
K:À ' théâtre.
fj^ " Rappelons encore que cet amusant comédien a été dé-
coré de la médaille militaire pour sa belle conduite pendant le siège de Paris.
Piton (William). Le fondateur du Journal des abrutis, le trop fameux Le Gui7/ofS, signait de ce nom ses arlicles dans le susdit journal. Au Hanneton, journal des toqués, qu'il fonda ensuite, il s'appelait marquis de la Hanneton*
riOM-PLON 353
niire. Il a encore fondé les feuilles excentriques dont les noms suivent : Us Punaises dans U beurre, Mon Journal, l'Auvergnat, la Grenouille, le Paillasse, le Titi^' le Journal des petits chéris, etc. Il a aussi donne des pièces de théâtre, des revues, des romans et nouvelles, etc. — Mort le 6 mai
Pittaud de Forgées. Né Pittaud {Auguste) en i8o5. Directeur au ministère de la guerre, il est surtout connu comme vaudevilliste sous le pseudonyme de Deforges, qu*il a écrit tour à tour Des forges, de Forge et Deforge. Il a été autorisé, en 186 1, à joindre ce pseudonyme à son nom patronymique. Il a aussi quelquefois signé Paul de Lussan, ~Mort en 1881.
• Platel (Victor). L'éditeur de musique et de chansons Groa (Charles) a signé de ce nom, et encore Daumesnil (Charles) et aussi l'Observateur, des articles parus généralement dans le journal VEcho des concerts et des théâtres, dont il est le fondateur propriétaire (1861). Le vaudevilliste Alex. Flan a été un moment rédacteur en chef de cette feuille spéciale.
Plom-plon. Ce sobriquet du prince Napoléon n*a pas été, comme on le croit généralement, inventé, pour lés besoins de la cause, par la malignité publique. C'est dans la famille même du prince, et alors qu'il était encore enfant, que ce surnom lui a été donné, ainsi qu'il appert d'une lettre de Tex-roi Jérôme à sa fille, la princesse Mathilde, en date du 10 avril 1834, et dans laquelle il la charge de mille choses « pour Plom-plon». (Lire celte lettre dans notre Gazette anecdotique i883, tome II, page 110.)
Napoléon-Joseph-Charles-Paul Bonaparte, dit prince Napoléon, est né le 9 septembre 1822, à Trieste. Il a dû