‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 101 sur 195 · POU · texte numérisé non relu

POU

A l'égard du silicium, du phospliore et du niat){>auès(^ on suit le procédé qui a éié décrit pour osliiiier leurs proporiions dans les aciers du commerce.

FORGE, FOURNEAU DE FORGE. Dans les laboratoires de chimie, on donne ce nom à un Fourneau dans lequel le feu est alimenté par un double soufflet. Le plus simple est un foyer carré ou conique, construit en hriques réfractaires, à travers lequel passe la tuyère d'un fort soufflet. (/oyf2 ci-dessous, fij^. A. la coupe d'un fourneau de forge ordinairement employé.^

Le diamètre supérieur, relatif à la j;randeur des cr(>usets varie de huit à douze pouces; une jjrille enterre, percée de trous coniques, ou une prille en fer sépare le cendrier du foyer; c'est sur celle-ci qu'on dispose le creuset placé sur un support en terre ayant la forme d'un petit froma{Tfe; le creuset doit être hué avec son couvercle. On se sert en jjénéral de ce fourneau pour les opérations qui exinjenlune haute température de 150° à MO" de;;rés environ du pyromètre de Wedfjwood.

FOURiXFlAUX. On donne ce nom aux difterents appareils eji terre cuile, propres à chauder les vases dont on

fail usa;>e eu chimie, hniv forme et leur but soûl très variables, ce qui leur a fail donner des noms particuliers : voici succinclemenl les plus employés.

FouRiNEAu A vEiNT. C'est UD foumcau daus Icquêl un feu violent peut être entretenu au moyen d'un lira^e très fort. Il consiste principalement en un fourneau carré, en briques, qui communique avec une cheminée étroite et plus ou moins élevée, se rétrécissant un peu vers le sommet. L'ouverture est dirigée en haut, et peut être bouchée à volonté avec une plaque de tôle à poi[',née , faisant fonction de couvercle ; une jjrille à barreaux mobiles est posée à un pied environ du sol , et au dessous de celleci, on laisse un des côtés du fourneau ouvert pour le passage de l'air qui sert à la combustion du charbon.

Fourneau de fusion. (Voyez Foiuje.)

Fourneau de coupelle. On nomme ainsi le fourneau dont on fait usaçje pour la coupellalion de Farnent et de l'or. {Voyez ce mot.)

Fourneau a réverbère. Ce fourneau ordinairement de forme cylindrique se compose de trois pièces superposées. La plus inférieure comprend le cendrier qui a son ouverture latérale et sa porte; au dessus vient la grille en terre ou en fer. L'espace qui est au dessus de la grille se nomme le foyer, il a son ouverture et sa porte : au dessus de cette pièce inférieure est une portion de cylindre qu'on nomme laboratoire, qui exhausse le foyPr, et dans laquelle on place la cornue qu'on veut chauffer. Knfin sur le laboratoire, se place le réverbère, espèce de calotte demi-sphérique, portant dans son milieu un canal cylindrique ([ui sert de cheminée. Pour exciter une combustion plus rapide, on surmonte cette espèce (h^ cheminée d'un lu} au en tôle plus ou moins grand, ou i(uelquefois on fait arriver la tuyère d'un soufflet sous le cendrier.

Pour oliiiurter (les tulx's do porcelaine, dnns toute leur Ujiijiueur, on fait usaj^e du fourneau à réverbère carré- Ion", formé de deux pièces seulemenl.

FovRNF.vu ÉVAPORAI CIRE. Celte espèce de fourneau, très employée pour recevoir une bassine ou un bain de sable, est formée d'une seule pièce comprenant un cendrier et un foyer; ce dernier est évasé supérieurement , et écliancré dans plusieurs points de sa paroi, pour laisser dé{ïa{>er les ))roduits de la c()nd)usiion. On s'en sert fré- (luemnu'iil pour r«'vaporation îles liquides placés ilans des capsules de porcelaine ou de verre. Lévaporation est souvent faite directement en plaçant la capsule sur une «ïrille )Mi fil de fer disposée sur le foyer du fourneau.

FULMLXATES. JVom donné à un {jenre de sels dont /'acide n'a pu encore être isolé, et c(ui jouissent de propriétés fulminantes par le ciioe ou |)ar l'action de la cbaleur. Dans ces combinaisons salines (pi'oM obtient par la réaction mixte des nitrates irar;;eMl ou de mercure, de l'alcool et de l'acide nitrique. Taeidt^ fulminique a, d'après iMM. Gay-Lussac et Liebi;;, une composition telle qu'on peut le représenter par du cyanoj^jène et de roxi{jène, ou une espèce d'acide cyanique isomérique avec celui-ci.

Caractères distinctifs. 1° Ces sels soumis à la percussion, ou à une léfjère cbaleur, se décomposent en donnant lien à une exj)losion plus ou moins violente.

i2" Traités par les oxacides ou les bydracides ils sont décomposés avec dégagement sensible d'acide liydrocyanique.

3° L'eau bouillante les dissout sans leur faire perdre leur propriété explosive.

4° Les alcalis ne décomposent (jue partiellement les fulminates métalliques, en séparent une [)artie de loxide métallique, et donnent naissance à des fulminates doubles . qui détonejil tant par la percussion que par la chaleur.

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Deux fulminalcs soûl seulenieiit employés, celui à hase iVoxide d'ar^jenl, et celui à base d'oxide de mercure.

l"uLMi>ATE d'argeint. ( FuImîiKtte argeniique. Berz. ) Ce composé a d'abord été connu sous le nom de poudre fulminante de Brunrialflli, du nom du chimiste italien qui on établit le premier la préparation, en faisant agir, à une douce chaleur, sur le nitrate d'argent de l'acide nitrique et de l'alcool.

/Voiiriétes. Ce fulminate se présente sous forme d'une poudre blanche, cristalline, peu soluble dans l'eau froide; sa saveur est acre et métallique; il se dissout dans 56 parties d'eau bouillante et cristallise en petites aiguilles blanches par le refroidissement. Jeté sur les charbons ardents à la dose d'un quart de grain, il produit une détonation analogue à celle de la décharge d'un pistolet; le plus léger frottement entre deux corps (kirs suffit pour le faire détoner, surtout lorsqu'il est bien sec. La lumière le décompose peu à peu.

Composition. D'après M. Berzélius, ce fulminate serait composé d'un atome d'oxide argentique et d'un atome d'acide cyanique, et aurait pour formule Ag €y.

Caractères. La propriété fulminante de ce sel, sa solubilité dans l'eau chaude, le dégagement d'acide hydrocyanique quand on le chauffe avec de l'acide hydrochlorique, enlin la propriété qu'a le chlorure d'argent qui s'est fonué dans cette réaction de se redissoudre dans un excès d'ammoniaque , suffisent pour caractériser ce sel et ne pas le confondre avec les autres fulminates métalliques.

Csayes. Ce sel n'est employé que dans les arts pour la préparation des cartes et pétards fulminants. Son emploi nécessite une grande circonspection en raison des dangers auxquels expose sa facile décomposition par le froltemenl (ju par le choc.

FriMi^/VTK v)v. MKKciKi;. Protofulminate de mercure.

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(Fulminate mercureax. Berz. ) Ce sel, découverl par Howard, a été appelé pendant longtemps tnircui p falmliimit d'IIowaid. On l'oblient par l'ébullition de l'alcool avec une dissolution de mercure dans un excès d'acide nitrique.

Propriétés. Le fulminate de mercure du commerce est d'un (>ris jaunâtre, couleur due à un peu de mercure dont on le débarrasse en le dissolvant dans un peu d'eau bouillante. Purifié, il se présente en petits cristaux deudritiques, blanc, soyeux et doux au toucher. Chauffé à -f- 180" il se décompose subitement avec explosion violente;, la j)ercussion agit de même sur lui. Dans sa décomposition de la vapeur mercurielle se dépose en poudre {jrisâtre sur les parties voisines de celles où le sel «Hait placé.

Comjwsilioii. Il est formé d'un atome d'acide fulminique ou cyanique, et d'un atome deproioxide de mercure; sa formul»' ^r= Hg Gy.

Caractères. Ce fulminate, indépeiidamnienl des propriétés qui lui sont communes avec le fulminate d'argent, de détonner par le choc et la chaleur, s'en distingue en ce que, traité par l'acide hydrochlorique, il est décomposé par celui-ci ; le précipité qui se forme est insoluble dans l'ammoniaque, et devient noir par cet alcali ; une lame de cuivre plongée dans la solution de ce fulmina te acidulée par l'acide nitrique, se recouvre bientôt d'une couche de mercure métallique que le frottement rend brillant.

(sages. Le fulminate de mercure forme la base des amorces des fusils à percussion: on l'emploie tantôt pur et tantôt mêlé avec la moitié de son poids de pulvérin ( poussier de poudre ) ou de nitre. La présence ou la quantité de ce dernier sel peut être eléterminée en le dissolvant dans l'eau bouillante, décomposant sa solution par l'acide hydrosulfurique , filtrant et évaporant la solution à siccité.

GAZ 437

Le uilrale de potasse reste pour résidu , et il est facile de le reconnaître à ses propriétés. ( Voyez Nilrate de potasse. )

GALÈNE. Nom donné par les minéralogistes au protosulfure de plomb naturel. ( Voyez Sulfure de plojnh. )

GALLE ( Noix de ). On désigne sous ce nom une excroissance produite à la surface des feuilles du quercus infecloria , par les piqûres d'un insecte du genre cynips. Celle excroissance, d'une forme arrondie, et de la grosseur d'une noisette, est recouverte d'aspérités, elle est creuse à son centre et percée d'un petit trou par lequel est sorti Tinsecte aprc>-s son développement. La noix de galle nous vient d'Alep ou de Chine par la voie du commerce. Il s'en développe sur nos chênes, mais elles restent spongieuses el ont peu de valeur.

La noix de galle contient une grande quantité d'acide tannique ou tannin, un peu d'acide galFujuc, et quelques sels à base de chaux et de potasse. On se sert de son infusion aqueuse ou alcoolique comme réactif.

L'saijes. L'infusion aqueuse de noix de galle est fréquemment usilée pour reconnaître les sels de fer qu'elle décompose, soit instantanément, soilau contact de l'air ou d'un peu de chlore, en formant du lannate de peroxide de fer d'une couleur noire très foncée. Elle précipite de leurs dissolutions la plupart des oxides métalliques sans agir sur les sels alcalins el terreux. Les alcalis organiques sont précipités aussi de leurs combinaisons avec les acides par celle infusion , ainsi que la gélatine, l'albumine et l'osmazôme qui s'unissent à l'acide tannique qu'elle contient, el forment des combinaisons peu solubles dans l'eau.

GAZ. En physi({ue el en chimie on comprend sous celle dénomination tous les corps réduits à l'étal aérilorme el

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qui présentent comme 1 air une jjrande élasticité. On les désijjue encore sous le nom de/^uùlis e'astûjues , en raison- de cette propriété. Plusieurs d'entre eux peuvent être dépouillés par la compression et le refroidissement du calorique latent ou combiné qui les maintient à cet étal, et passer à celui de liquide ou de solide-, d'autres, au contraire, par ces deux moyens réunis, conservent leur forme {{azeuse. Les premiers, plus ou moins analogues aux vapeurs qui sont des »]az non permanents , ont été désignés sous le nom de gaz coercibles, les seconds, sous celui de QSiZ permanents ou fixes.

Les (;az, sous le rapport de leur composition, sont .sitnplcs ou composés. Les premiers ne sont formés que d'une seule espèce de molécule, les seconds en contiennent au moins deux. Leurs proj)riétés piiysiques et chimiques sont plus ou moins difl'érentes, comme nous le rappellerons en parlant de chacun de ces corps en particulier, et des moyens de les distinguer.

Un assez grand nombre de principes constituants pouvant être obtenus sous la forme de gaz, leur évaluation en poids ou en mesure devient importante dans beaucoup d'opératk)ns cliimif[ues, aussi est-il nécessaire de mesurer exactement leur volume, et de calculer leur quantité en poids d'après ce volume.

Dans la détermination du volume des gaz on se sert de cloches et de tubes gradués qu'on remplit d'eau ou de mercure sur la cuve, et dans lesquels on fait passer le gaz. Lorsque le gaz renfermé dans la cloche placée sur l'eau ou le mercure n'occupe qu'une partie de la cloche graduée , sa densité n'est pas la même que celle de l'atmosphère, à moins que la surface du liquide ne soit exactement de niveau avec la surface du liquide de la cuve sur hijucl elle pose, (f^ni/cz la fi;;Mi'e fi-coiilir. )

A représt'iile une cloclie conloiiant un jjaz dunl le volume doil être exaclenieul mesuré. N' i\" la surface du mercure dans la cuve sur laquelle la cloche est placée , h h la hauteur du mercure dans la cloche. Le volume du îjaz est [)ar conséquent dilaté et moins dense que Tair extérieur, car il n'est pressé que par le poids de ratmos})hère diminué de celui de la colonne de mercure au-dessus de la surface N' N"; d'un autre côté, si le mercure ne s'élève dans la cloche qu'en k k , le jjaz étant alors comprimé par une colomie île mercure é^jale à la dilVérence des deux niveaux N' N' et kk, il aura une plus grande densité que l'air extérieur. Dans le premier cas, si la cuve est assez profonde, il faut alors enfoncer la cloche jusqu'à ce qu'on ait pariaitetnenl égalisé le niveau intérieur et le niveau extérieur du mercure, et lire à quelle division correspond le volume du «jaz-, dans le second cas on relève la cloche jusqu'à ce que l'égalité du niveau soit établie.

Ouand on opère sur la cuve à mercure, et Ih-ci n'est souvent pas assez profonde ])our permettre d'enfoncer la cloche pour niveler les deux surfaces; alors on mesure aussi exactement que possible la hauteur dont la surface.

(lu lueiciire iuiéi'ieur dépasse celle du mercure extérieur, et on la retranche de la hauteur du baromètre au moment où l'on opère. Ainsi, par exemple, si le baromètre est à 0",7(), et que la colonne de mercure dans la cloche soit de(>'",15 plus haut que la surface de la cuve, on déduit d"',!,*) de 0™,7G, et il reste C^jGl. Le gaz, comme on le conçoit, a la même densité que si on l'avait mesuré à ()™,G1. Si au contraire le mercure est plus bas à l'intérieur qu'à l'extérieur le gaz est plus dense , et soumis à une pression éjjale à la hauteur du mercure dans le baromètre, plus la hauteur de la petite colonne ÏV N" et k k.

Dans la mesure des gaz, il faut observer l'état du baromètre et sa température, parce qu'un changement dans ces éléments en produit un considérable dans leur volume. En général , pour comparer les résultats d'expériences sur les gaz, on réduit ordinairement leur volume à celui qu'ils auraient à la pression barométrique de 0",7G, et à la température de zéro. Celte réduction s'exécute de la manière suivante. On sait que les gaz et les vapeurs se dilatent également pour chaque degré de l'échelle thermométrique d'une même ([uantilé, cpii est la (),(MX)57,')^' partie de leur volume primitif à zéro, ou de l/:2(>7. Par conséquent, en représentant par v\q volume cherclié, V le volume trouvé, et/ la température du gaz au-dessus de zéro, on aura la formule suivante :

V NX ^G7

Si la température du gaz était au-dessous de zéro , pour le ramener à celle-ci il faudrait alors diviser par !267 — /. L exemple suivant fera comprendre ce calcul simple. Supposons qu'on ait mesuré l(KX) centimètres cubes de gaz à -f- 15". Il sera facile d'évaluer leur volume à 0 en établiseaut la proportion suivante : ^207 -j- 15 : 2()7 : : l(KM): xi,

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