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délermiDC facilemenl le rapport Je ces deux {;az à l'aiilr d'une iîolution do pelasse (pii absorbe tout le f^az acide sulfureux ei laisse le {jaz oxioène.
G" Mélotiqes de qaz aride su//nri'u.r et d aride carhonii/ue. Ces deux eaz élani absorbables par les solutions alcalines, on ne peut se servir de ce moyen. Des fragments de borax cristallisé placés dans ce mélange, absorbent tout le gaz sulfureux sans agir sur le gaz carbonique. M. Gay- Lussac a indiqué dernièrement un autre moyen de séparation par le peroxide de manganèse liumeclé. Ce moyen consiste à enduire de colle de pâte l'extrémité d'une bajîuelte de verre, à la rouler dans du peroxide de manganèse pulvérisé, et à la porter dans la cloclie contenant ce mélange; le gaz acide sulfureux est absorbé par le peroxide de manM,aiièse, et transformé immédiatement en acide byposulfurique qui reste uni au protoxide de manganèse.
7" MélatKjes de (jaz liydrosulfuriqiie et de (faz rarhonique. En introduisant dans un senîl)lable mélange une solution d'acélale acide de plomb, ou de nitrate de plomb, tout le gaz bydrosulfurique est décomposé par le protoxide de plomb et transformé en sulfure de plomb noir, Le gaz carbonique reste inabsorbé.
8" Mélangea d In/droqè/ie birarhoinié et de qaz carbonique. Une solution de potasse caustique eu opère facilement la séparation.
{)" DlélaiKjes d hydrogène protorarhoné et d In/dioqèiie hirarlioiK'. Si Ton fait passer dans ce mélange, plac('' sur Teau, un volume de cblore gazeux égal au sien, tout Tliydrogène bicarboné est absorbé et transformé en chlorure (riiydrogène bicarboné qui se condense sur les parois de la cloche, 1<> gaz hydrogène protocarboné reste mêlé à l'excès de cblore qu'on absorbe ensuite par une solution de potasse.
10" Méla)Hjix d'hydroi/ène prolorarhoiie et d'oxide de.
ii<S Gaz .
earhojtc. Ces mélanges peuvotil êlre détorminés en en prenant craboi'd la densité, et en en brûlant une portion dans l'eudiomèlre à mercure avec un excès de gaz oxi^ène. Après rinflammalion par rétincelle électrique, ou mesure le résidu et on l'analyse par la potasse pour apprécier la quantité d'acide carbonique formé, et connaître par le nouveau résidu la quantité de gaz oxigène qui a été employée pour la combustion complète. En comparant alors les quantités d'oxigèno qui ont disparu à celle qui existe dans le gaz carbonique formé, ou parvit nt à connaiire les proportions respectives de ces deux gaz.
Un moyen plus direct peut être employé en cbauflant du soufre dans ce rTiélan,;;e introduit dans une cloche courbe sur la cuve à mercure ; l'hydrogène carboné est décomposé, il se dépose du carl)one, et il y a formation d'acide lij'drosulfurique qui, restant mêlé à l'oxide de carbone, peut en être séparé par une solution de potasse caustique.
jMêlaïujes dhy'lroyen:>. cl d hydroyhte pcrphospliore. Une solution de deutosulfate de cuivre, absorbe 1 hydrogène perphosplioré en le décomposant, et laisse l'hydrogène intact. C'est par le mèrne moyen qu'on analyserait un mélange d liydro;;ène et d'liydro{{ène arsénié.
McUnajes de (jfiz hi/drochlori(jue et de ijaz carhonitpic. En absorbant ce mélange par un excès d'eau de barite il se produit du carbonate de barite insoluble et du chlorure de barium soluble. Le carbonate de barite recueilli et séché , fait connaître le poids de l'acide carbonique et par conséquent son volume à la température à laquelle on opère; le volume du gaz hydrochlorique se déduit du poids du chlorure d'argent formé eu versant du nitrate d'argent dans la liqueur qui contient le chlorure de barium, après en avoir saturé l'excès de barite par l'acide nitrique.
Les exenqdes que nous avons donnés ici permettent de se faire une idée de la nn-lliodeà mettre en pratique dans
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les cas où un plus [;rand nombre de gaz seraient mélange's.
GÉLATINE. On connaît aujourd'hui sous ce nom un produit qui est le résultat de l'action prolongée de l'eau bouillante sur certains tissus des animaux. Ce produit que les anciens chimistes ont regardé comme un précipité immédiat du règne animal, a été ainsi nommé en raison de la propriété qu'il a de former avec l'eau une gelée transparente. La gélatine s'obtient dans les arts en faisant bouillir dans l'eau les rognures de peaux, les pieds des animaux, les os, les muscles, les tendons, etc., etc. Dans le commerce on la rencontre sous deux états : !•* Combinée à une grande quantité d'eau, elle constitue d'une part la gelée qu'on prépare par la coction de viandes et qu'on emploie comme aliment , et de l'autre la colle de peau, dont on fait un si grand usage dans les arts 5 2" desséchée et coulée en plaques transparentes, cassantes, plus ou moins colorées suivant les procédés employés. C'est sous ce dernier état qu'elle constitue la colle forte, la colle à bouche et les feuilles de gélatine qui servent aux dessinateurs pour calqu er leurs desseins.
Propriétés. A l'état de pureté , la gélatine est incolore , transparente , dure et douée d'une forte cohésion. Elle est insipide et inodore , neutre , plus lourde que l'eau dans laquelle elle se ramollit , se gonfle , devient opaque et s'y dissout à l'aide d'une douce chaleur en formant un liquide sans couleur, qui, par le refroidissement, se prend en une gelée transparente. Cette faculté que possède la gélatine est telle que l'eau qui en contient un centième , d'après Bostock , se prend encore en gelée par le refroidissement de la solution. Chaufïée seule , elle se ramollit , éprouve une demi-fusion, se boursoufle ensuite, et noircit en exhalant une forte odeur de corne brûlée, et laissant un charbon spongieux.
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Composition. D'après ADI. Gay-Lussac et Thénanl la fjélaUiie est formée de :
Carbone 47,881 ou 7 atomes.
Oxigène 27,217 5 id.
Hydrogène... 7,914 14 id.
Azote 10,988 2 id.
Caractères distinctifs. 1^ La jjélatine se distingue d'abord des autres matières animales, à la propriété dont elle '|Ouit de se dissoudre dans une petite quantité d'eau bouillante et de former une gelée par le refroidissement.
2° Dissoute dans une plus grande quantité d'eau distillée elle dopne une solution qui n'est ni acide ni alcaline; les acides minéraux n'y forment aucun précipité ainsi que les solutions alcalines; la solution de cblore la trouble d'abord et y produit des filaments blancs, élastiques, qui sont une combinaison des deux corps; l'alcool versé dans une solution un peu concentrée de gélatine la coagule en une masse blanclie , cohérente , élastique et un peu fibreuse. L'acétate de plomb et le sous acétate de plomb ne la précipitent point. Parmi les composés métalliques il n'y a que le protonitrate de mercure, le protocblorure d'étain et le sulfate de platine qui la précipitent. La gélatine en s'unissant avec le deutosulfale de platine, forme un précipité iloconneux, brunâtre et visqueux,
5' L'acide tannique est de tous les composés organiques le seul qui s'unisse à la gélatine; il forme avec elle une combinaison si peu soluble qu'une solution qui en renferme 1/5000 est précipitée sensiblement par cet acide. Le même effet se produit avec toutes les infusions végétales qui contiennent une certaine quantité de cet acide au nombre de leurs éléments, telles sont l'infusion de noix de