‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 17 sur 195 · ACIDE ANHYDRE · texte numérisé non relu

ACIDE ANHYDRE

pour 100 d'acide.

DEGRÉS

à l'aréom. de Baunié.

Quoique ce tableau ne fasse pas connaître la force réelle de l'acide nitrique pour les densités auxquelles on le trouve dans le commerce, c'est à dire marquant 54° à 56**, on peut employer le moyen que nous avons exposé pour évaluer la quantité d'acide hydrochlorique, c'est à dire estimer quelle est la quantité de marbre que peut dissoudre un poids connu d'acide nitrique pour être saturé. L'expérience indique qu'un atome d'acide nitrique pur pesant — 677,05 décompose, pour se saturer complètement, 652,15 de carbonate de chaux sec; donc la proportion de carbonate de chaux que sature une quantité de Ta-

cide à examiner étant déterminée, on a les trois premiers termes d'une proportion dont il est alors facile de calculer le quatrième terme.

Caractères dislinctifs deT acide iiitriquepur. \° Liquide, incolore, répandant, au contact del'air, une fumée blanche d'une odeur piquante nauséeuse.

2° Chauffé, il s'évapore entièrement en produisant d'abondantes vapeurs très acides.

3*^ Mis en contact avec la limaille de cuivre, cet acide réafjit immédiatement en dissolvant ce métal avec dégagement alîondant de deutoxide d'azote qui, au contact de l'air, se transforme en vapeurs rutilantes d'acide byponi- Irique.

A" Llendu d'eau, il ne précipite point les solutions de nitrate de barile, ni de nitrate d'argent.

5° Celte solution saturée par la potasse fournit par Tévaporationun sel blanc piquant, qui active la combustion des charbons ardents, et dégage des vapeurs blanches piquantes par son contact avec l'acide sulfurique concentré.

Divers moyens ont été proposés pour découvrir de très petites quantités d'acide nitrique, tels sont I" le procédé de M. Just. Liebig-, 2' le moyen indiqué par M. Desbassins de Richemont.

Le premier procédé consiste à mêler le liquide à examiner avec autant dindigo qu'il est nécessaire pour le colorer en bleu distinct : on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique et on chauffe jusqu'à rébuUition. Le liquide se décolore ou passe au jaune, s'il contient de l'acide nitrique libre ou combiné. M. Liebig annonce qu'il est permis de reconnaître par ce moyen 1/iOO d'acide nitrique, {^innales de chimie , tome XXXV, p. 80).

M. Orfîla, qui a répété l'expérience de M. Liebig , a reconnu qu'à l'aide de la solution de sulfate d^indigotine on arrive au même résultat ; mais il fait observer avec raison

que ce caraclî^re nest point parliculier à l'acide nitrique , el que les acides chlorique et iodique, libres ou combinés, agissent de la même manière dans les mêmes circonstances sur la solution de sulfate d'indigotine. {Journal de chimie médicale, tome IV, p. 409.)

Le procédé de M. Desbassins de Richemont est fondé sur la coloration que prend l'acide sulfurique concentré, tenant en dissolution du protoxide de fer ou du deutoxide de cuivre , lorsqu'il est en présence d'une quantité quelconque de deutoxide d'azote libre ou naissant. L'acide sulfurique chargé de protoxide de fer , prend une magnifique couleur qui varie depuis \q pouiyre foncé jusqu'au rose le plus tendre, tandis que celui qui contient du deutoxide de cuivre devient d'une belle couleur violette ou bleue violacée susceptible de tous les degrés d'intensité. L'addition de l'eau fait disparaître successivement ces couleurs. L'acide nitrique mis en contact avec l'acide sulfurique, tenant en solution une petite quantité soit de protosulfate de fer, soit de deuto-sulfate de cuivre produit immédiatement les colorations indiquées ci-dessus.

Ce moyen d une excessive délicatesse et d une extrême fidélité, permet de signaler la présence des plus petites quantités d'acide nitrique ou de nitrates, dont on a mis le deutoxide d'azote en liberté.

Pour opérer, il suffit d'ajouter à quelques grammes d'acide sulfurique pur et concentré (1,840 de densité), une quantité convenable du liquide à examiner et qui peut varier depuis une goutte jusqu'au quart du volume de l'acide employé -, on agtie le mélange et lorsqu'il est refroidi , on y verse goutte à goutte une solution aqueuse concentrée de protosulfate de fer, jusqu'à ce que la couleur rose ou pourpre apparaisse. Avec un peu d'habitude et au moyen d'essais comparatifs, on peut reconnaître ainsi dans l'eau 1/24000*' d'acide nitrique libre ou combiné.

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