VAN
de l'oxide de vauadium avec les autres oxides métalliques électro- positifs. Ces sels ont été peu étudiés.
Caractères dlslinctlfs. 1** Leur couleur est brune 5 maisà l'air humide ils la perdent en se transformant en vanadates.
2° Mis en contact avec les acides, ils prennent immédiatement une couleur bleue en se transformant en sels doubles d'oxide de vanadium.
5° L'acide liydrosulfurique les décompose en y déveloploppanl une couleur pourpre.
4° L'infusion de noix de (salies les colore en bleu foncé ou noir.
VANADIUM. Métal nouvellement découvert dans certains minerais de fer de Jaberjy en Suède, et qui se trouve surtout dans les scories d'affinage de la fonte obtenue de ces minerais.
Propriétés. Ce métal n'a encore été obtenu que sous forme d'une poudre noire, brillante au soleil, et qui prend l'éclat métallique sous le brunissoir. Sous cet état , il ressemble à l'argent poli , par sa co'uleur blanche. Il est très réfractaire au feu des forges ordinaires. On a pu seulement constater qu'il était bon conducteur de l'électricité.
Caractères dtstiuctlfs. 1° Chauffe au contact de l'air audessous de la chaleur rouge , il s'oxide en brûlant et se convertit en un oxide noir de vanadium. Cet oxide fondu avec du borax donne un verre coloré en vert comme le fait l'oxide de chrome •, mais il en diffère en ce que la matière fondue exposée à la flamme oxidanie prend une couleur jaune, ce qui n'arrive pas avec le verre coloré par l'oxide de chrome.
2° L'acide nitrique et l'eau régale dissolvent à chaud le vanadium. Les dissolutions ont une belle couleur bleue , elles forment avec la potasse un précipite blanc grisâtre qui passe au brun et se redissouldans un excès de potasse.
762 VhN
Les hyrlrosLilfales y dëlerininenl la tortnalion d'un précipité noir soluble dans un excès; le cyanure de fer el de potassium y occasionne un précipité jaune citron, et l'infusion de noix de galles les colore en un bleu-noir.
VERDEÏ CRISTALLISÉ. Non technique dedeutoacétate de cuivre cristallisé.
VEKT DE GRIS. ACni sous lequel ou connail dans les arts et le commerce le sous deuloacétate de cuivre, ou acétate tri basique. (J''ujcz ce mot.)
VL\. Sous ce nom on désigne ordinairement la liqueur (jui résuite de la fermenlation du jus de raisin: par extension , ce nom a été donné à quelques autres liqueurs fermentées , préparées avec le jus d'autres fruits.
Les vins préparés avec les raisins sont blancs ou colorés en rouges, suivant leur mode de préparation. Leur composition est très variable à eu juger d'après les diflerences qu'on remarque dans leur couleur et dans leur goût. Ils conliennentgénéralement 1° beaucoup d'eau, 2" une quantité variable d'alcool, qui les rend plus ou moins forts ou généreux, 5" une matière mucilagiueuse extractiforme , •i" un principe colorant bleu qui est rougi par l'action des acides contenus dans les vins, 5° de lacide acétique en petite quantité, 6° du bitartrale de pelasse, 7° du tarlrate de chaux, du chlorure de potassium el du sulfate de potasse en petite proportion. 8" enfin un principe volatil qui est la cause de leur bouquet particulier ou de leur arôme. Ce priiuide est un élher particulier qui a été découvert par .MM. Liebig el Pelouze, et désigné par eux sous le nom d'Ether œnantluque. jiyi.
Il faut ajouter aux principes énoncés ci-dessus que certains vins sucrés contiennent encore du sucre de raisin non décomposé, et quelques autres de l'acide lannique qui leur '^oiniuiiiii(|ue uti goùl astringent , enfin ceux (|iii sont
Vl.X
mousseux tienneul en solution une assez forle proi)ortion de gaz acide carbonique.
Tous les principes du vin sont inliniemenl mêlés entre eux , quelques uns peuvent être facilement séparés par des opérations simples, et mesurés exactement de manière à pouvoir établir leurs principales propriétés.
Dclennhitùun de La (juuntUé absolue d'alcool conlcnut; dans les vins , ou de leur richesse alcooliijue.
Le meilleurmoyeu pour arriver à un résultat exact consiste à distiller une portion de vin, à comparer le volume de l'alcool obtenu avec celui du vin, eu déterminant, au moyeu de l'alcoomètre de M. Gay-Lussac, la quantité d'alcool anhydre que contient le produit de la distillation.
Plusieurs appareils peuvent être employés à cet effet , mais le plus commode et le plus à la portée de tous ceux qui ont intérêt à counaître la richesse alcoolique d'un vin , est l'appareil distillatoire simplifié et perfectionné par M. Gay-Lussac. Cet appareil portatif a le double avantatje d'être facile à manier , et d'uu prix peu élevé.
764 VIi\
Il cousiste en une petite cucurbite en fer blanc (a) d'un demi litre de capacité; qui est soudée à un chapiteau conique ouvert à sa partie supérieure et communiquant au moyen du tuyau latéral (b) , avec la capacité intérieure du réfrigérant cylindrique (c), au milieu duquel est de l'eau froide. Ce réfrigérant dont la coupe est représentée dans la figure 2, repose sur un trépied en bois au dessous duquel se trouve une éprouvette graduée qui fait office de récipient.
La petite cucurbite en fer blanc est disposée dans un cylindre creux en lôle (g) comme dans un fourneau , elle est chauffée au moyen d'une lampe à esprit de vin qu'on place au dessous de la cucurbite , par l'ouverture latérale qui est pratiquée vers la base du cylindre de tôle.
Lorsqu'on veut expérimenter sur un échantillon de vin , on en mesure 3(X) centimètres cubes qu'on introduite l'aide d'un entonnoir dans !a cucurbite , et après avoir fait communiquer celle-ci avec le tuyau du réfrigérant , et avoir disposé convenablement tout l'appareil, on chauffe avec la lampe à esprit de vin.
L'ébuUition du liquide ne larde pas à avoir lieu et lorsque par la distillation on a retiré 100 centimètres cubes de liquide, ou exactement le tiers du vin employé, on arrête l'opération. Après avoir agité dans l'éprouvette graduée le produit distillé, afin de mêler intimement toutCvS les parties, on le laisse refroidir, et on y plonge l'alcoomètre pour en prendre le degré.
En supposant, comme nous l'avons exposé ci-dessus, qu'on ait opéré sur 3(X) centimètres cubes de vin , et qu'on ait obtenu par la distillation iOO centimètres cubes d'eau de-vie marquant 56/100 à l'alcoomètre centésimal, ou représentant exactement 56 centièmes d'alcool absolu, on en conclura , en divisant ce nombre par 5, que le vin