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d'un fluide particulier qui se manifeste avec plus de force à deux points opposés du minerai-, ce sont ces points où le fluide qu'on appelle magnétique paraît libre et comme retenu par les molécules de l'aimant qu'on nomme jjôIcs. Une propriété générale des aimants est lorsqu'ils sont suspendus à un fil, ou tenus en équilibre sur un pivot, de faire tourner un de leurs pôles vers le nord et l'autre vers le sud, ce qui dépend de l'attraction des pôles de la terre sur ceux de l'aimant.
Plusieurs autres métaux tels que le cobalt , le nickel, le manganèse et le chrome sont attirables à l'aimant comme le fer, mais à un moindre degré; au reste , comme celui-ci ils perdent cette propriété en s'unissant en certaines proportions avec l'oxigène ou d'autres métalloïdes.
La propriété magnétique ou attractive de l'aimant peut élre communiquée au fer doux cl à l'acier soit parle conlact ou par le frottement d'une de leurs parties dans un temps déterminé, soit par certains courants électriques dont ils ont été le siège. C'est sur ces principes que sont fondés les différents moyens d^ aima7itaiion usités dans les arts et dans les cabinets de physique.
Les aimants artificiels se comportent comme ceux de la nature , et les remplacent dans toutes les expériences où le magnétisme est recherché.
Les aimants naturels, qui ne sont autre chose que des masses compactes de/èr oxidulé qui ont acquis la propriété magnétique en raison de leur long séjour dans le sein de la terre et par l'influence du magnétisme terrestre, se trouvent principalement en Sibérie, en Norwège, en Suède, en Angleterre dans le Uevonshire , et dans quelques autres pays.
Usages. On emploie souvent les aimants pour découvrir le fer métallique ou celui qui est à l'état de deutoxido , soit dans ses propres minerais, soit dans d'aulres cojjiposés
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naturels où l'on soupçoune sa présence. On s'en sert aussi quelquefois pour distraire les particules de fer métallique ou de deutoxide de ce métal dans les mélanges pulvérulents artificiels qui en contiennent. Une aiguille et un barreau aimantés sont des instruments indispensables au minéralogiste et au chimiste. Le premier en fait usage pour découvrir les plus petites traces de force magnétique dans les minéraux : le moyen imaginé par ITaùy consiste à placer un barreau aimanté aune certaine distance de l'aiguille aimantée en suspension , de manière que le pôle nord du barreau, par exemple, soit en regard du pôle nord de l'aiguille , après quoi on approche lentement le barreau de l'aiguille , jusqu'à ce que, par l'effet de la répulsion mutuelle des pôles de même nom , l'aigiiilk' ait pris une direction perpendiculaire à celle qu'elle avait d'abord ; à cet instant, la répulsion de l'aimant fait équilibre au magnétisme terrestre , la moindre force qui viendra à agir sur l'aiguille aimantée l'emportera sur la résistance du barreau aimanté. Au moyen de ce système, ou peut reconnaître l'existence d'une force magnétique qui ne serait pas capable d'agir sur l'aiguille dans sa situation ordinaire.
Lorsque par cette méthode , que Haiiy a désignée sous le nom de mélhodedu double magnétisme , l'aiguille est mise en équilibre , si l'on approche de l'un de ses pôles le corps que l'on essaie, les plus petites quantités de fer qu'il contient sont indiquées par le njouvcment de l'aiguille. Il est possible, suivant Haûy {Traité élémentaire de Physique, tome 2, page 117 ) , de démontrer par cette méthode les traces de fer dans le laiton ou cuivre jaune avec lequel on fabrique différents ouvrages -, on peut même obtenir un mouvement marqué et analogue sur l'aiguille en expérimentantavec plusieurs substances minérales dans lesquelles le fer est à un haut degrë d'oxidation , telles que la variété que Ton appelle vulgairement œtite ou pierre d'aiyle , et