‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 36 sur 195 · AN A · texte numérisé non relu

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au rouge obscur ce inélauge dans un tube de verre étroit pour en opérer la combustion complète.

L'appareil dont on se sert à cet effet est formé d'un tube de verre vert, de 10 à 12 millimètres de diamètre sur 40 à oO centimètres de longueur j ce tube est bouché à une de ses extrémités et tiré en pointe qu'on tient fermée. On met au fond de ce tube une couche d'oxide de cuivre bien sec dans une longueur de 3 à 4 centimètres, puis on y porte le mélange qu'on recouvre d'une quantité d'oxide de cuivre pur pour remplir le tube à 2 centimètres près, si la matière à analyser ne renferme pas d'azote, dans le cas contraire, on met par dessus le mélange 16 ou 20 centimètres d'oxide, puis 10 centimètres de cuivre plané en petits morceaux.

On dispose ce tube sur une grille en lil de fer munie de plusieurs arceaux en fil de fer fort qui le supportent, cette grille est elle-même placée sur un fourneau long comme le représente la figure.

Le tube à combustion étant préparé et revêtuM'unc enveloppe de clinquant ou de cuivre laminé, on y ajoute au moyen d'un bouchon un tube pesé d'avance et renfermant du cblorure de calcium fondu !>, à celui-ci on adapte l'appareil condenseur de M. Liébig qui consiste on un tube recourbé C perlant cinq boides ou rcnflemcnls dans lesquels on a mis une solution conccnlréc de potasse caustique pour

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absorber l'acide carbonique qui se produit pendant l'opération. L'appareil étant ainsi disposé, on procède à la combiisliou en commençant à chauffer le tube du coté ouvert dans un espace de 4 à 5 centimètres, et continuant à le chauffer d'avant en arrière, demanière à le maintenir rouge incandescent pendant toute la durée de l'opération. En général le dégagement du gaz qui doit être lent et régulier, sert à guider l'opérateur. Dans cette circonstance, lorsque la décomposition est accomplie, il n'y a plus de dégagement de gaz et le tube est incandescent dans toute sa longueur. L'eau qui s'est formée est condensée dans le tube à chlorure de calcium, et Facide carbonique se trouve absorbé dans la solution de potasse; l'augmentation de poids des tubes qui les contiennent fait connaître exactement Tune et l'autre, et il devient facile de calculer les proportions d'hydrogène et de carbone qu'ils représentent. Si la matière organique est azotée, le gaz azote qui se dégage pendant la coml)ustion s'échappe seul, et peut être recueilli dans une cloche graduée sur le mercure -, son volume ramené à 0 température, et à 0™ 7() de pression fait connaître ensuite son poids.

Quand il s'agit défaire l'analyse de liquides organiques pou ou point volatils, on en pèse une portion dans une capsule et on y mélange une certaine ([uantité d'oxide de cuivre qui l'absorbe aussitôt. Ce mélan;;e est ensuite broyé avec un pilon d'agate, puis après y avoir ajouté des planures de cuivre on l'introduit dans le tube avec les précautions indiquées ci-dessus. Pour les substances liquides très-volatiles, on les enferme dans une petite ampoule dont la pointe reste ouverte. On met cette ampoule dans le tube à combustion après y avoir verse d'avance une couche d'oxide et de planures de cuivre.

Le bioxide de cuivre le plus propre à l'analyse élémenlinve des matières organicjues doit être prépari; soit en oxidaut à l'air le résidu métallique de la distillation du

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verdet (deuto-acétate de cuivre), soit en décomposant dans un creuset de terre le deuto-nilrate du même métal; quant au cuivre métallique nécessaire pour l'analyse des matières azotées, on se le procure dans un élat convenable en grillant fortement à l'air les planures de cuivre pour détruire toute matière graisseuse ou huileuse dont elles peuvent être imprégnées, et les calcinant ensuite dans un tube à tavers lequel on fait passer un courant d'hydrogène sec pour réduire l'oxide qui s'est formé à leur surface.

ANTIMOINE. Ce métal dont la découverte date du quinzième siècle, a été désigné par les anciens naturalistes sous le nom de stibium , nom qu'il a conservé dans les divers ouvrages latins.

Propriétés. L'antimoine métallique pur est d'un blanc argentin présentant beaucoup d'éclat , et une texture rayonnée lamelleuse. Sa densité varie de 6,702 à 6,860. Il est très cassant et facile à réduire en poudre. Exposé à l'action du calorique il fond à une température voisine de la chaleur rouge qui a été évaluée à -j- 425** j chauffé au contact de l'air il entre en ébuUition, s'enflamme à la chaleur rouge et brûle en répandant une fumée blanche inodore, qui se condense sur les corps froids en aiguilles légères (proloxide d'antimoine).

Caractères distinctîfs. i° Ce métal traité à chaud par l'acide nitrique est facilement attaqué et transformé en une poudre blanche, insoluble, qui est de l'acide antimonieux.

2° Chauffé avec un mélange d'acides hydrochlorique et nitrique (eau régale), il se dissout promptement en passant à l'état de chlorure. Cotte dissolution incolore est précipitée en flocons blancs abondants par Teau, solubles dans un excès de potasse j en jaune orangé par la solution d'acide hydrosulfuri({uc ou par celle d'un hydrosulfate, enhn une lame de fer ou de zinc en sépare l'antimoine

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