BRU
orangé la solution du premier et n'a pas d'action sur celle du second.
BRONZE, Nom technique et ancien donné à un alliage de cuivre et d'étain, formé dans certaines proportions (voyez alliayes de cuivre et cfe'lain).
BRUCINE. Alcali organique découvert d'abord dans la fausse angusture qui est l'écorce du strychnos nux vomica. Cet alcaloïde existe en combinaison avec l'acide gallique, dans cette écorce. On l'a rencontré aussi dans la noix vomique elle-même et dans la fève de Saint-Ignace, accompagnant ordinairement la strychnine, et combiné dans les fruits de ces différentes espèces de strychnos à un acide organique qu'on a nommé acide slrychiiique.
Propriétés. La brucine purifiée et cristallisée se présente en prismes à quatre pans obliques, transparents et incolores, contenant 17 pour cent de son poids d'eau ou environ G atomes. Elle est inodore, sa saveur qui est d'une amertume forte persiste longtemps : chauflee, elle entre en fusion un peu au dessus de 100° et abandonne toute son eau-, en refroidissant elle prend la consistance de la cire fondue. Calcinée au contact de l'air, elle se boursoufle en se décomposant et brûle sans laisser de résidu. L'eau froide en dissout 1/850 et Teau bouillante 1/500 de son poids; elle se dissout facilement dans l'alcool et un peu dans les huiles volatiles; l'éther et les huiles grasses ne la dissolvent pas. Les solutions de brucine verdissent le sirop de violettes et ramènent au bleu le papier de tournesol rougi par un acide. . .
Les sels qu'elle forme avec les acides sont tous solubles, d'une amertume très prononcée, et pour la plupart cristallisables. Les alcalis minéraux décomposent leur solution et en isolent la brucine à l'état d'hydrate en flocons blancs. La formule de sa composition est C'^%lP'',Az'^,0''.
Caractères distinclijs. 1" Traitée ù la température or-