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dinaire par l'acide nitrique concentré , la brucine prend immédiatement une belle couleur rouge qui passe aurouge orangé. Cette couleur qui pourrait faire confondre cet alcali avec la morphine qui se comporte de la même manière, s'en distingue néanmoins en ce qu'elle se change en l)eau violet quand on y ajoute une solution de protochlorure d'étain, et alors il s'y forme on même temps un précipité de la même couleur.
2° En ajoutant à une solution alcoolique de l)rucine une goutte de brome , la liqueur prend également une couleur violette.
Ces propriétés bien caractéristiques permettent donc de distinguer la brucine des autres alcaloïdes végétaux.
CADMIUM. Métal particulier, découvert en 1818 par M. Hermann dans certains minerais de zinc. Son nom est dérivé du mot cadmie, dénomination donnée autrefois à ces minerais. Ce métal peu commun ne se rencontre dans ces minerais que dans une proportion qui s'élève de 1 jusqu'à environ 10 pour cent. On l'extrait par la voie humide.
Propriétés. Le cadmium se rapproche beaucoup de l'étain par sa couleur blanche qui tire un peu sur le gris bleuâtre. II est mou, flexible, malléable, ductile et susceptible d'un peau poli. Sa densité est de 8,G0i, elle est de 8,(391 quand il a été écroui ou martelé. Il entre en fusion à une température au dessous du rouge et cristallise facilement en octaèdres réguliers parle refroidissement; à une température un peu supérieure à celle de l'ébullition du mercure, il bout, se volatilise et distille ensuite. L'air sec ne lui fait éprouver aucune altération , mais à l'air humide il se ternità sa surface et se recouvre au bout de quelque temps d'une légère pellicule grisâtre comme le zinc.
Caractères distinctî/s. X" Chauffe au chalumeau à l'air libre, il s'enflanmie facilement et ])rùle avec une flamme blanche en répandant une fumée jaune Ijrunàtre inodore , qui dépose un enduit jaune d'oxide de cadmium sur les parties froides environnantes.
2" ('e métal dissous à chaud dans Tacide nitrique pur donne une dissolution limpide et incolore. Cette dissolulion prés(MUe les propriétés suivantes : elle est précipitée en flocons blancs par la potasse, la soude et l'ammoniaque qui en isolent l'oxide de cadmium à Télat d'hydrate; le précipité est insoluble dans un excès de potasse et de soude, mais redissous facdement par un excès d'ammoniaifue ; l'acide hydrosulfnrique et les hydrosulfates y occasionnent un précii)il(' jaune-oran[]é insoluble dans rannnonia([ue-, le c} aimre de fer et de potassium y produit un précipité blanc; l'iodurc de potassium et le chrômate de potasse n'y forment aucun précipité lorsque ce métal est pur; enfin une lame de zinc décapée plongée dans cette dissolulion en précipite le cadmium à l'état métallique, sous la forme de feuilles dendri tiques qui s'attachent au zinc.
Usages. Le cadmium n'a encore reçu aucun emploi dans les arts; mais il est vraisemblable que si l'on parvient à se le procurer en plus {jrande quantité , et par des procédés économiques les arts pourront, en raison de sa malléabihté et de ses autres propriétés, en tirer un parti avauta- {;eux.
CALAi\IL\E. Nom donné par les minéralogistes aux minerais de zinc oxidé et carbonate.
CALCIUM. Radical métallique de la chaux qui n'est qu'un oxide de ce métal.
CALCULS. On dési(>ne sous ce nom dans les sciences médicales, les concrétions c[ui se forment dans certaines cavités de l'économie animale. Un en distingue un j;rand nombre suivant les dilTcrentes parties où ils se sont formes.
Les calculs hiliaires, întestinaux^ urinaires ou vêsicaux sont les principaux.
Calculs biliaires. Ces calculs, suivant qu'ils existent clans la vésicule du fiel , le foie ou le canal cholédo([ue , sont dislinjjués sous les noms de calculs cijstiques , hépatiques et he'pa(o-ci/sfiqncs ; ils sont dans l'espèce humaine ordinairement formés de quelques éléments de la bile qui se sont séparés à la suite d'aftections particulières-, quelquefois ils ne sont que la bile elle-même épaissie et agglomérée. Leur forme est variable, mais en général ellipsoïde, ils sont blancs, jaunâtres ou brunâtres; lisses et doux au toucher, composés de couches concentriques; parfois ils sont cristallisés et présentent des laines concentriques et cristallines disposées en rayons partant d'un centre commun.
Leur composition, dans l'espèce humaine, est susceptible de varier; on y rencontre généralement de 0,88 à 0,04 de cholestérine, est de 0,12 à 0,06 de matière colorante jaune de la bile; quelquefois ces principes sont, mêlés d'une plus ou moins grande quantité de bile non altérée.
y^nalyse. La détermination de la nature des éléments contenus dans ces calculs et de leur proportion est une opération assez simple; elle consiste à traiter à plusieurs reprises ces calculs pulvérisés et séchés par de l'alcool à 88" bouillant et à filtrer la solution chaude; par le refroidissement la presque totalité de la cholestérine se précipite en larges lames blanches et nacrées, on la recueille sur un filtre pesé. Le résidu épuisé par l'alcool oflre la matière jaune biliaire qui a pour caractère de se dissoudre dans la solution de potasse caustique. Pour s^'assurer qu'elle ne contient pas de sels calcaires insolubles, il est utile d'en brûler une portion dans un creuset de platine cl d'examiner la cendre qu'elle peut fournir.
Dans quel([ucs animaux domestiques tels que le cheval,
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le hœufei la vache, ou rencontre assez souvent des calculs biliaires assez volumineux j ces produits sont presque toujours composés de matière^jaune biliaire et d'un peu de bile épaissie. Dans le porc on a ou l'occasion de trouver un peu de cbolestérine et de résine biliaire au nombre des éléments des calculs biliaires trouvés dans cet animal.
Calculs intestinaux. On rencontre quelquefois dans les voies digestives des calculs ; chez riiomme ils sont le plus souvent de la même nature que les calculs biliaires, et proviennent sans doute de la vésicule d'où ils sont sortis par des causes inconnues.
Dans les animaux on trouve fréquemment des calculs intestinaux qui ont une composition diflérente. Ces calculs ont été connus des anciens chimistes sous le nom de hézoards. On en a reconnu sept espèces qui sont composées savoir: 1" espèce, phosphate acide de chaux, phosphate de magnésie et mucus animal ; 2"^^ espèce, phosphate de magnésie et mucus; 5" espèce, phosphate ammoniaco-magnésien et mucus ; ¥ espèce de îa même nature que les calculs biliaires ; Vi" espèce, matière résineuse verte et bile j 6" espèce, débris de bolelus agglutinés par du mucus et recouverts d'une croûte de phosphate ammoniaco-magnésien-, 7" espèce, poils feutrés et recouverts de mucus. Ceux qui composent cette espèce sont désignés sous le nom d'c'yagropilen} on les rencontre fréquemment dans l'espèce bovine et ovine.
Calculs salivaires. Ils se forment assez fréquemment dans les parotides ou les sublinguales et les conduits de la salive -, ils sont blancs , plus ou moins durs , de forme ovoïde ou ellipsoïde plus ou moins alongée; quelques uns sont cylindroïdes , ils présentent des couches concentriques au milieu desquelles on trouve parfois un corps étranger pour noyau , surtout dans ceux qui se sont développés dans les canaux salivaires.
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Chez riiomme, ces calculs sont composés de phosphate de chaux, d'une petite quantité de carbonate de chaux et de mucus salivaire. Chez les animaux herbivores c'est le carbonate de chaux qui prédomine dans cette espèce de calculs.
Calculs rénaux. Ils présentent plusieurs des éléments des calculs qui se forment dans la vessie.
Calculs urinaires, urétraux et vésicaux. Les calculs vésicaux, ainsi nommés parce qu'on les trouve dans la vessie, se rencontrent quelquefois dans les uretères et très rarement dans le canal de l'urètre; ils sont tantôt petits et multipliés,, tantôt isolés et assez volumineux pour distendre la vessie : ordinairement leur forme est celle d'un sphéroïde ou d'un ovoïde plus ou moins aplati -, leur couleur est variable, ils sont blancs ou blancs jaunâtres, jaunes clairs, jaunes foncés, quelquefois noirâtres à la surface -, généralement ils sont formés de couches successives au centre desquelles se trouvent un noyau.
Les substances qu'on a signalées jusqu'à ce jour dans les calculs vésicaux humains sont : Vacide urique , Vurate (V ammoniaque, \ejjliosjj/ta/e de cJiaux, \e phosphale ani- 7nomaco-magnesietî, Voxalate de chaux rarement, ï'oxide ct/stique ou eystîne , Voxide xanthique ou xanthine , la fibrine et la silice.
Ces diverses substances , surtout les ciucj premières, se trouvent mêlées dans différentes proportions et constituent des calculs mixles. Leur composilion les a fait diviser en plusieurs espèces par Fourcroy et Vauquelin.
1° Calculs d'acide urique pur. Leur couleur est jaunerougcâtre, leur surface lisse et polie-, ils sont compactes et formés de couches concentriques.
Caractères distinclifs. Chauffes au chalumeau sur un charbon ou sur une feuille de platine, ils se char])onnent, fument et développent une odeur ammoniacale , empy-
roumalique, el ils laissent un résidu noir qui briilc presque cnlièremeut lorsqu'on l'expose à la flamme extérieure. Ces calculs sont complètement solubles dans une solution de potasse caustique, sans re'pandre d'odeur d'ammoniaque-, la solution alcaline saturée par les acides laisse précipiter l'acide urique à l'état d'hydrate, sous forme de llocons blancs très abondants, susceptibles de se redissoudre dans une grande quantité d'eau.
Si l'on chaufle sur une feuille mince de verre ou de platine une petite quantité de ces calculs avec de l'acide nitrique, il y a dissolution avec edervescence, et lorsqu'cju vient à dessécher avec précaution le produit do la dissolution, il prend, ])ar une douce chaleur, une belle couleur roujje. Cette coloration du résidu se développe encore et avec plus d'intensité lorsqu'on mouille la matière avec quelques gouttes d'ammoniaque faible.
Les calculs d'acide urique mêlé de phosphate terreux laissent un résidu, soit lorsqu'on les calcine au contact de l'air, soit lorsqu'on les traite par la solution de potasse.
2° Calculs d'urate (V ammoniaque . La couleur de ces calculs est d un jjris cendré.
Caractères distinclijs. Ils se comportent sous l'action d,u chalumeau comme ceux d'acide urique, et laissent souvent un résidu blanchâtre de carbonate de soude, provenant de l'urate de soude qu'ils contiennent quelquefois, d'après M. Berzélius. Une solution de potasse caustique les dissout enlièrement, mais ils dégagent une forte odeur d'ammoniaque pendant leur dissolution.
^^Cafcuh dcphosphalede chaux. Ces calculs sont blancs, quelquef(jis friables et plus ou moins durs.
Caractères distinclijs. Calcinés au chalumeau ils noircissent sans se boursoullcr, ré})andent une odeur cmpyreumatique animale due au mucus qu'ils contiennent, et ils finissent par blanchir à un feu violent, sans fondre. Lo
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résidu de la calcinationse gonfle au feu avec la soude, sans se vitrifier. Fondu avec Tacide borique et le fer, il donne un globule cassant de jihosphurede fer. Les acides nitrique et hydrochlorique dissolvent entièrement ces calculs sans effervescence. La dissolution acide esl précipitée en flocons blancs gélatineux par l'ammoniaque. L'acide sulfurique produit avec eux un magma blanc de sulfate de chaux peu soluble dans l'eau en les transformant en biphosphate de chaux très soluble.
Les solutions alcalines n'ont point d'action sur ces calculs.
4° Calculs de phosphate ammoniaco-macjnesîen, Tls ont une couleur blanche de craie et présentent des couches lamelleuses demi-transparentes et d'un aspect cristallin.
Caractères disthictifs. Chaufl'és sur une feuille de platine au chalumeau , ces calculs dégagent une forte odeur d'ammoniaque, noircissent, se gonflent, blancliissent en partie, et fondent ensuite en un globule blanc-grisâtre : ce qui leur a fait donner le nom de calculs fusibles. Traités par l'acide sulfurique étendu d'eau, ils se dissolvent entièrement et la dissolution forme avec l'ammoniaque un précipité blanc cristallin; les acides nitrique et hydrochlorique agissent de la même manière. Les solutions de potasse et de soude mises en ébullition avec ces calculs pulvérisés les décomposent avec dégagement d'ammoniaque en laissant pour résidu de la magnésie.
5** Calculs d'oxalate de chaux. Leur couleur est d'un brun--foncé; leur surface est inégale et ressemble aux tubercules agglomérées des nnires ce qui leur a fait donner le nom impropre de calculs inàraux.
Caractères distinctifs. Lorsqu'on les chaufle ils dégagent une odeur minérale, deviennent mats en même temps que leur couleur s'affaiblit. Après une ignition modérée ils laissent un résidu blanc qui se dissout avec vive effcr-
vescence clans l'acide nitrique : si la calcination a été faite sur le charbon il reste de la chaux vive qui se délite par quelques gouttes deau, et donne une solution qui réagit à l'instar des alcalis sur le papier de tournesol rougi et le sirop de violettes.
Ces calculs sont insolubles dans les acides étendus d'eau, décomposés à Taide de la chaleur par les solutions de carbonate de potasse ou de soude qui les transforment en oxalates de ces bases solubles et en carbonate de chaux insoluble.
{)" Calculs d'oxidecystique ou de cysline berz. Les calculs de cette espèce, très rares d'ailleurs, se présentent en une masse d'un jaune sale, translucide et irrégulièrement cristallisée. Leur surface est lisse avec un aspect cristallin , leur cassure est luisante et comme onctueuse.
Caractères distinclifs. Chauflés au chalumeau sur ime feuille de platine, ils ne fondent point, prennent aisément feu et brûlent avec une flamme vert bleuâtre , en répandant une odeur caractéristique acre et acide, un peu analogue à celle du cyanogène. Le résidu charbonneux brûle à une chaleur élevée en laissant un léger résidu blanc formé de phosphate de chaux.
Ces calculs ont de plus la propriété de se dissoudre dans tous les acides aflaiblis, et dans les solutions alcalines; ils forment avec les premiers des combinaisons qui cristallisent par évaporation en aiguilles blanches divergentes. La cystine qui forme la base de ces calculs est précipitée entièrement des solutions alcalines , lorsqu'on vient à saturer celles-ci par les acides.
L'action de l'acide nitrique à chaud la détruit, et il en résulte par l'évaporation une masse d'un brun foncé, sans production de couleur rouge comme avec l'acide urique.
7® Calculs d'oxide xanthique ou de xanthine , Berz. Couleur brun-cauelle, forme oblongue et arrondie.