‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 65 sur 195 · C.HA · texte numérisé non relu

C.HA

On fait ainsi jaillir une pctile lance de flamme qui produit un très haut doîa'é de chaleur sur les corps qu'on expose sur son trajet. Celle insufflation, quelque simple qu'elle paraisse, présente d'ahord une certaine diBicultéque l'on peut vaincre avec une longue habitude dans Temploi du chalumeau. En diri;;eant a\ec le chalumeau un courant d'air continu dans le milieu d'une llanuiie, on voit apparaître devant l'ouNerlurc du ])or une llamme allon<;('e et horizontale, (ai) d'un hku violet dans sa partie centrale, et blanche à l'extérieur comme le représente la fij^ure.

Vers l'extrémité antérieure (h) de cette flamme ])leue, est le lieu de la plus haute température, capable de fondre ou de volatiliser des substances sur lesquelles la flamme, livrée à elle-même, n'a qu'une action insensible.

On peut eflectuer encore avec le chalumeau les phénomènes de toxidation et de la réduction des corps. I.'oxidation des corps est produite lorscfu'on les chautVe devant la pointe extrême c de la ilanmie où toutes les parties combustibles sont bientôt saturées d'oxigène ; en s'écartant un peu en avant de cette extrémité, l'oxidation s'opère mieux surtout à la chaleur rour;e naissant.

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La rcclucdon, d'après les notions publiées par M. Berzelius dans son Irailé spécial de l'emploi du chalumeau, est produite en soufflant avec un bec lin qu'on n'engage pas trop dans la flamme, et en dirigeant sur la matière à désoxider la partie blanche et brillante de la flamme, de manière à ce qu'elle l'environne de tous côtés, et la mette à l'abri du contact de l'air. (Berz., Traité du Chalumeau, page 52.)

Pour chauffer un corps au chalumeau on en place un fragment sur un support et l'on dirige la flamme sur le fragment ; les supports peuvent être de différente nature, un morceau de charbon de bois bien calciné et surtout celui fait avec le bois de pin qui ne pétille pas, et ne donne presque pas de cendres ; une feuille mince de platine ou une petite cuiller de ce métal pour s'opposer à la réduction du support en charbon. Enfin dans les essais pyrognostiques on emploie des tubes de verre ouverts par les deux bouts, de deux pouces de long sur une à deux lignes de diamètre, et de petits matras ou tubes de verre bouchés par un bout.

Les premiers sont employés pour griller, soit à la flamme du chalumeau, soit avec une lampe à espiit de vin, certaines substances combustibles, et recueillir les produits volatils qui se condensent dans la partie supérieure du tube. Les petits matras en verre et les tubes bouchés servent à reconnaître, dans les minéraux, la présence de l'eau ou de tou.te autre matière non combustible.

Les fondants les plus usités dans les essais au chalumeau sont le carbonate de soude desséché, le borax calciné, et le phosphate de soude et d'ammoniaque. Quelques réactifs sont aussi emj)loyés tels que le nitrate de cobalt, l'étain en en feuilles, le lil de fer, le phnnb, la cendre d'os et la silice pure, enfin des papiers teints par le tournesol, le fernambouc et le curcuma pour distinguer les produits alcalins et les produits acides.

CllAlibON. On donne ce nom au résidu noir, poreux cL

friable que fournissent les substances organiques lorsqu'on les décompose par le feu à l'abri de l'air. Ce produit retiré des végétaux est essentiellement formé de carbone , d'un peu d'hydrogène et des matières salines fixes qui étaient contenues dans les substances avec lesquelles on l'a préparé ', quant à celui obtenu des matières animales, il renferme en plus une petite quantité d'azote.

Le nom de charbon a été étendu à certains minéraux combustibles, qu'on trouve enfouis dans le sein de la terre, et qui n'ont de commun avec le charbon ordinaire que de contenir du carbone comme lui, mais dans un étal de mélange avec diverses substances minérales et bitumineuses. C'est à ces produits qu'il faut rapporter les différentes houilles ou charbons de terre.

Deux variétés minérales se rapprochent surtout du carbone par leurs propriétés chimiques et leur composition : ce sont le graphite, désigné ordinairement sous le nom de plombagine ou mine de plomb, et Vaiithracite.

Le graphite, qu'on avait regardé autrefois comme un percarbure de fer parce qu'il laissait après sa combustion une petite quantité d'un résidu formé d'oxide de fer qui s'y trouve à l'état de mélange, est un minéral particulier d'une couleur gris-plombé métalloïde, il est doux au toucher et tache les doigts par le frottement. On le rencontre par couches dans les montagnes de formation primitive de plusieurs contrées de la terre. Le plus pur que l'on connaisse jusqu'à présent se trouve dans le comté de Cumberland en Angleterre. On l'emploie à la fabrication des crayons dits de mine deplomh et à la confection de certains creusets réfraclaires.

IJanthractte qui est une autre variété de carbone, ressemble beaucoup au charbon de terre par ses caractères physiques, il est noir, friable, et quelquefois luisant j sa texture est tantôt feuilletée, tantôt compacte ou grenue. Sa

densité varie de 1, 4 à 1, 8. [Il brûle sans flamme et sans odeur. On en trouve dans beaucoup de pays, et en assez grande abondance, pour qu'on en tire partie comme combustible.

Des analyses récentes d'anthracite, faites par M. Regnault, ingénieur des mines, ont donné les résultats suivants (^wnales de chimie, tome LXVI ).

1 NOMS DES LIEDX

OÙ l'anthracite a été extrait.

DENSITÉ

CARBONE sur 100.

HYDROGÈNE sur 100.

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