‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 64 sur 195 · G CHA · texte numérisé non relu

G CHA

ordinairement de sels alcalins solubles; savoir : de carbonate depolasse, de sulfate de potasse, d'une petite quantité de phosphate de potasse et de chlorure de potassium; de sels et d'oxides insolubles, tels que carho7iate de chaux, phosphate de chaux y silice, alumine, oxides de fer et de 7naw^awè5e, substances qui proviennent toutes du sol ou du terreau qui a servi à nourrir ces plantes. Dans les cendres des plantes marines on trouve des sels solubles à base de soude.

L'analyse des cendres s'effectue facilement en traitant une portion par l'eau bouillante pour dissoudre tous les sels solubles dont la quantité est déduite du poids du résidu laissé par Tévaporation de la dissolution. La nature de ce résitlu et les proportions des substances salines qui y sont contenues sont déterminées par les réactifs qu'on y fait ensuite agir.

Ceîndres bleues. Nom donné dans les arts à une belle couleur bleu-ciel qui est formée d'un mélange d'hydrate de chaux , et d'hydrate de deutoxide de cuivre.

CÉTINE. Nom scientifique sous lequel on désigne en chimie le blanc de baleine.

CHALUMEAU. Instrument employé en chimie et eu minéralo(;ie à des essais pyrognosliques sur les substances inorganiques, dont l'objet est d'étudier le mode d'action de la chaleur sur ces corps , leur fusibillité, seuls ou mêlés à des fondants , l'aspect et la couleur du composé vitreux qui en résulte , pour déduire de ces caractères leur nature ou celle de certains éléments qu'ils contiennent.

Le chalumeau le plus simple , souvent employé par les ouvriers en métaux, consiste en un tube creux de verre ou de métal plus ou moins conique, courbé à angle droit vers une de ses extrémités , tandis que l'autre est évasée pour être reçue entre les lèvres. {Voyez ci-conlre ^^, 5.)

Fig 1. FIg. 2. Fig. 3,

Les figures 1 et 2 repre'sentent deux chalumeaux à réservoir, de manière à recueillir l'humidité que l'air de la bouche qu'on y souffle y dépose au bout d'un certain temps. Le chalumeau^y. 1 est plus particulièrement employé par les chimistes et les minéralogistes. On le fait en fer blanc , en laiton ou en argent. L'extrémité effilée doit être terminée par un petit ajutage en platine qui a l'avan-' tage de ne pas se brûler dans la flamme et de pouvoir être nettoyé avec facilité en le faisant rougir au feu. Pour se servir du chalumeau on place l'embouchure entre les lèvres et on y souffle de l'air en gonflant les joues. La bouche se remplit d'air et par la contraction des muscles bucciiiateurs qui font l'office de soufflets , cet air passe dans le chalumeau et est lancé sur la flamme d'une matière en combustion telle que chandelle, bougie ou lampe à l'huile.

Page 1