‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 76 sur 195 · COU · texte numérisé non relu

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alliages d'or, indépendammenl du cuivre renfernienl aussi de pelites quantités d'argent, le procédé est modifié. On mêle d'abord l'or à essayer avec trois portions d'argent fin, et on coupelle le tout ensemble par les moyens ordinaires. L'introduction de l'argent dans l'alliage qu'on essaie porte le nom A'inquarlation , parce qu'en eflet on fait cette opération en unissant 5 parties d'argent à 1 partie d'or supposé fin.

Cet essai de l'or à la coupellation se pratique ordinairement sur un demi-gramme d'or, et 1 gramme 5 d'argent fin, enveloppés tous les deux dans le même cornet de papier, et qu'on porte dans 5 grammes de plomb pur fondu dans la coupelle. Cette opération a besoin d'une plus grande chaleur que celle qu'on fait sur l'argent. Mais heureusement il n'y a rien à redouter dans cet essai , ce qui dispense des précautions qui doivent èlre prise pour l'argent lorsque V éclair a paru.

La coupellation étant terminée, ou saisit le petit boulon d'or qu'on brosse bien, on le pèse pour connaître le poids du cuivre qui a été entraîné par l'oxide de plomb, puis après l'avoir recuit au rouge, on le lamine de manière à obtenir une lame d'un sixième de ligne d'épaisseur.

Cette lame recuite et roulée sur elle-même en forme de cornet ou de spirale, est introduite dans un petit ballon pyriforme avec 50 ou 40 grammes d'acide nitrique pur à 22", et on fait chauffer sur des charbons allumés couverts d'une légère couche de cendre. Au bout de 20 minutes d'ébullition on décante l'acide et on le remplace par une quantité égale d'acide à 52'' pour enlever les dernières portions d'argent. Enfin on le décante aussi après dix minutes, et on lave le cornet à plusieurs reprises avec de l'eau distillée froide. Celte dernière opération, désignée sous le nom de thparl de l'or, étant terminée , on recueille le cornet dans un petit creuset de lerre, et après l'avoir

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fait recuire pour le rendre duclile on le pèse à une balance très sensible. Le poids de Tor obtenu fait connaître le titre de l'alliage.

M. Gay-Lussaca modifié légèrement ce procédé en imaginant de tenir le petit matras boucbé avec un tube de verre d'un mètre environ de long, et de deux centimètres de diamètre, portant à chacune de ses extrémités un tube plus étroit : l'évaporation de Tacide est ralentie par celte disposition, puisque les vapeurs en se condensant dans le tube retombent dans le matras, et d'un autre côté les vapeurs d'acide nitreux vont se rendre dans une cheminée et ne peuvent incommoder l'opérateur.

Dans la coupellation de l'or la quantité de plomb doit croître avec celle du cuivre, il faut en général 4 grammes de plomb pour l'or à 1000, 997, 99o, 990 millièmes, 7 grammes pour l'or à 900, et 10 grammes pour l'or à 750.

Tous les objets d'or, tels que bijoux, dont la légèreté et la délicatesse ne permettent pas d'en faire des prises d'essai, sans les altérer, sont éprouvés par un autre moyen. ( Voyez Alliiujes d'or et de cuivre. )

COUPELLES. Petites coupes, faites en os calcinés, qui servent à calciner, avec le plomb, les alliages d'argent et de cuivre, ou ceux d'or et de cuivre, dans le but d'en déterminer leur titre. ( Voyez Coupellation. )

COUPEPiOSE. Nomsous lequel ou désigne dans le commerce les sulfates de fer, de cuivre et de zinc cristallisée qu'on dislingue l'un de l'autre en raison de leur couleur par l'épithète de couperose verte {^pr otosulfate de fer)-, couperose bleue ( deutosul/ate de cuivre ); couperose blanche [sulfate de zinc).

CREME DE TARTRE. iVom tochuique du bilartrate de potasse. (Voyez Tarirate de potasse.)

CUIVRE. Métal 1res répandu dans la nature, (nfon

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trouve à lélal iialif, mais plus coniimniéinont uni à Toxij»ène ou au soufre. C'est du sulfure qu'on relire tout le cuivre qui est versé dans le commerce.

Propriétés. Le cuivre a une couleur roufje particulière; il répand une odeur désagréable lorsqu'on le frotte entre les mains. C'est un des métaux les plus malléables et les plus ductiles. Après le fer doux il est le i)lus tenace. Sa densité lorsqu'il a été fondu est de 8,788 à 8,830; étiré en fd elle varie de 8,878 à 8,960: son point de fusion est évalué à :27° pjrométriquos. Exposé à Tair sec il n'éprouve point d'oxidaliou, mais au contact de l'air humide il se rerouvre bientôt d'une couclie vert bleuâtre de f^ous-deuiocarbonale de ciiinrc hydraté qu on appelle dans le laufjaoe vul{^;aire vert de ij>'is; aune température élevée il s'oxide et devient brun à la surface, et s'il est placé dans le courant de la flamme extérieure d'une matière combustible il communique à celte partie une couleur verte très sensible.

Caractères distinctifs. De petites quantités de ce métal en poudre ou en limaille exposées au feud'oxidation dvi chalumeau s'oxideut sans déjjajjer d'odeur, et devit;nnent bientôt noires ou brunes. Si Ton porte alors l'oxide dans la ilanune intérieure il est réduit et l)rille de Téclal métallique qui distiu(];ue le cuivre.

2° En fondant avec du borax l'oxide d(; cuivre qui s'est formé, on produit au feu d'oxidalion un beau verre vert qui devient incolore au feu de réduclion, mais qui, en se solidifiant, prend une couleur voxx^e et devient opaque.

5° Mis en contact avec de Tacide nitrique pur, il se dissout entièrement avec devancement de deuloxide d'azote ; la dissolution est bleue, elle forme avec la potasse un précipité bleu ciel, soluble en totalité dans l'ammoniaque si le mêlai estpur-, l'acide hydrosulfurique y produit un précipitébrun, et la solution de cyanure de fer et de potassium un précipité rouge purpurin-, enlin utie lame de fer décapée en sépare

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sur-le-champ dw cuivre mélallique qui reste enparlie adliérent à la surface de la lame.

La présence des métaux étranf[ers peut être constatée dans le cuivre du commerce en le dissolvant dans l'acide nitrique et faisant bouillir la dissolution. L'étain qui peut s'y trouver se précipite alors à l'état de peroxide en poudre blanche; le fer se reconnaît par l'addition de l'ammoniaque en excès qui redissout le deutoxide de cuivre et laisse précipiter le fer à l'état d'hydrate de peroxide, sous forme de flocons jaunâtres-, le plomb est manifesté par la solution de sulfate de soude qui produit un précipité blanc pulvérulent. L'ar[jent est démontré par la solution de chlorure de sodium qui le précipite à l'état de chlorure insoluble, etc., etc. Tous les moyens que nous indiquons ici sont ceux que l'on met en usage dans les diverses analyses des alliages. Nous les avons mentionnés en détail dans l'article spécial que nous leur avons consacré. (Voyez alliages de cuivre. )

CYANATES. Combinaisons de l'acide cyanique avec les oxides métalliques. Ces sels sont peu connus. D'après Sérullas, on sait que les cyanates de potasse, de barite, d'ammoniaque et d'oxide d'argent sont fixes à la température de + 100°, plus ou moins solubles et cristallisables.

Caractères distinctifs. 1° Projetés sur les charbons ardents, les cyanates se décomposent sans produire de fulmination ni de déflagration. Ceux à base alcaline se transforment en sous-carbonates.

2° Les acides sulfurique et nitrique ne produisent aucun phénomène apparent avec ces sels, ils se bornent à en isoler l'acide cyanique.

S"* Calcinés avec du potassium dans un tube, ils sont décomposés avec formation de cyanure de potassium, et donnent alors, après avoir été dissous dans l'eau, un précipité bleu avec le persulfale de fer et un acide.

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CYANOGENE. {^Azolure de carf/one^ ^litrure carAo- 7?/^îff, Berz.) Ce composé ilécouvorl ou 181oparM. Gay- Lussac, s'obtient parla distillaliou du cyanure de mercure desséché. Il se forme toujours pendant la calcînation de la potasse avec uu grand nombre de matières animales azotées, telles que sang desséché, corne, salotSy os, etc. etc. •, mais il reste dans cette circonstance uni au potassium.

Propriétés. Le cyanogène est gazeux à la température ordinaire, incolore, d'une odeur forte, pénétrante, et qui irrite fortement les membranes nasales et celles de l'œil. Sa densité est de i,80G4. Il est indécomposable par la chaleur seule. Sous une pression de 5 à 4 atmosphères, il se condense en un liquide incolore. Mis en contact avec une bougie allumée, il brùlo avec une ilanime pourprée, et donne en brûlant de l'acide carbonique et de l'azote. L'eau en dissout i fois i/^2 son volume, et l'alcool 25 fois. La solution aqueuse a l'odeur du gaz et une saveur piquante et poivrée.

Composition. Le cyanogène contient en poids :

Azote 54,02 ou 1 atome.

Carbone 45,1KS 1 alome.

100,00 Sa formule est NX = Cy.

Caractères distincti/s. 1° Le cyanogène à Télat de gaz est facile à reconnaître; ù son odeur particulière, et à la propriété qu'il a de brûler avec une llammc pourprée on produisant de l'acide carbonique , qu'on reconnaît au moyen de l'eau de cliaux.

2" Agité avec la teinture de tournesol, il la rougit en se dissolvant j mais eu chaulTant, le j;az se dégage et se décompose en partie, et la couleur bloue di; lournosol re-

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parait. Le même efîet se produit avec la solulion aqueuse de cyanogène.

3" Mêlé à 3 fois son volume d'oxigène dans l'eudiomètre à mercure et brûlé par l'étincelle électrique, il fournit 2 volumes d'acide carbonique et 1 volume de gaz azote.

4° Absorbé par une solution de potasse, il donne une dissolution qui, mêlée à une solution de persulfate acide de fer, donne sur le cbamp un précipité de bleu de Prusse.

5*^ Chaufte avec du potassium, il est complètement absorbé en donnant naissance à un cyanure.

CYANURES. Composés du cyanogène avec les corps électro-positifs.

Les cyanures métalliques, dont plusieurs sont employés soit dans les arts, soit dans les laboratoires, se préparent par divers procédés. Ceux à base des métaux de la seconde section sont solubles, tous les autres sont généralement insolubles : ils peuvent s'unir entre eux pour constituer des cyanures doubles à proportions définies.

Caractères distinctifs. Les cyanures des métaux alcalins sont décomposés par tous les oxacides ou bydracides avec dégagement de vapeur d'acide bydrocyanique reconnaissable à son odeur prononcée d'amandes amères.

2" Leur solution aqueuse se distingue à cette odeur faible 'qu'elle laisse exhaler au contact de l'air, et à ce qu'elle forme, avec les sels de fer, suivant le degré d'oxidation du métal, un précipité bleu-foncé, ou un précipité blanc, qui bleuit soit à l'air, soit par l'action d'un peu de solution de cblore.

3° Le nitrate d'argent y produit un précipité blanc caillebotté, insoluble dans l'eau et les acides, mais soluble daus l'ammoniaque; le protonitrate de mercure un précipita pulvérulent de mercure métallique.

Cyasure ferroso-ferrique. Cyanure double formé de cyanure ferreux ( proto-cyanure de fer ) et de cyanure

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