‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 96 sur 195 · MANGANÈSE · texte numérisé non relu

MANGANÈSE

sur 1,00000

Fer de Suède , 1" qualité.

Des 11 aces, j 0,00077

Des traces.

Fer de Suède , 2* qualité.

0,00025 Des traces.

Des traces.

Fer de Creuzot.

Des traces. \ 0,00412

Des traces.

Des traces. ,

Fer de Champagne

Fer du Beny.

Des traces. | 0,00177

Des traces.

j Ferde lu Moselle.

Des traces.

! Fer fait avec do 1 la vieille feraille j de Paris.

Des traces.

La déterniinalioii dos principes que renferment les diverses variétés de fers du commerce, peut être etïectuée par les moyens que nous avons rapportés pour l'analyse de.-< aciers. ( Voyez ./cîV?', soti a/ia///,sc, j)a{;e li2()etsuiv.)

Usages. Le fer, à l'état métallique, est très souvent employé dans les laboratoires pour opérer la précipitation de certains métaux qui ont moins d'ailinilé que lui poui" loxij'jène et les acides. C'est d'après ce principe qu'il précipite le cuivre, le bismuth, le plomb , l'étain, l'antimoine, le mercure, le tellure, le platine, le palladium, l'or et rar{>eut de leurs dissolutions-, la j)lupari de ces métaux sont vséparés sous forme de poudre noire sans aucun éclat métallique. Le cuivre dans les mêmes circonslances se dépose à la surface du fer tpii le précipite

avec sa couleur ruuye caracléristique, ce qui penuel souvent de reconnaître direclemeul les plus petites quantités de cuivre dissoutes dans un liquide peu acide.

La sensibilité de ce réactif est telle, d'après M. Bouligny, d'Evreux , que la moitié d'une aij>ullle d'acier, suspendue à l'aide d'un cheveu, dans la solution d'une petite quantité de sulfate de cuivre . si étendue d'oau que les réactifs chimiques ne pouvaient démontrer immédiatement la présence de ce métal, avait précipité au bout de quinze jours tout le cuivre. A cette époque l'aijjuille, ((ui avaii été peu à peu dissoute , se trouvait remplacée par un petit cylindre creux de cuivre rou{>e brun , si léffer que le plus léger souffle l'enlevait. (Jonr/iaf de chimie 7/?fV//V'«^' , tome VIII, page 1 fi. )

FEKMEIVT. On dési{;ne sous ce nom une matière végéto-animale qui paraît résulter dune altération de l'albumine vé;;élale et du gluten en présence de l'air et pendant l'acte même de la fermentation. Cette matière, peu éttidiéc encore sous le rapport de ses propriétés chimiques , jouit . de la propriété de déterminer la décomposition du suer»' dissous dans l'eau, et sa transformation en alcool et en acide carbonique.

Le ferment se sépare pendant la fermentation de la plupart des liqueurs véj;étalfs sucrées , celui qui se précipite du moût de bière est appelé communément levure. Dans cet état, après avoir été bien lavé, il se présente en une masse {;risàtre, insipide, inscjluble dans l'eau et dans l'alcool. L'éhullilion de la levure dans l'eau , sa dessiccation. lui enlèvent sa propriété fermentescible, ce qui ne permet de l'employer qu'à l'état humide. Une partie et demie de levure supposée sèche, est sutlisante pour faire fermenter 100 parties de sucre.

M. Turpin vient de démontrer, par des observations microscopiques, (]ue toutes les levures sont formées de l'as-

semblage d'une itihnilë de petits véj^élaux du j^eiirc inycof/^rmrt, qu'elles se lessembleut toutes sous le rapport de leur organisation végétale, et sous celui du rôle (jue ces végétaux jouent dans l'acte de la fermentation; tous les globulins qui tonnent la levure primitive du moût de bière ne commencent à germer qu'après avoir atteint Télat d'un globule vésiculaire de 0, l"""- de diamètre, époque à laquelle ils poussent leurs tigelles articulées , timplesou rameuses, pour constituer le tnt/cudenna cervisia le plus achevé; les petits végétaux lévurieiis soumis aux lois de l'orijanisation, ont besoin, pour se nourrir et se développer, de la pâture (pie leur oiTre Tune des parties du sucre ; sans cette substance ils meurent et se décomposent. D'après M. Tuipin , la fermentation serait un action toute physiologique, dans laciuelle des corps vivants se nourrissent et se développent par absorption de Tune des parties «lu sucre, en isolantsoit l'alcool, soit l'acide acétique. Cette action commence et finit avec l'existence des infusoires végétaux ou animaux qui la détermine, et dont la vie ne cesse que par l'épuisement total delà matière saccharine et nutritive. ( ,lradémie des sciences , 1857, août 20.) Csarjes «hi ferment. (>, principe, indépendamment de rusa;;;' cpi'on en fait dans les aris pour exciter la fermentation des liqueurs sucrées, et pour celle de la pâte, est employé dans certaines expériences de chimie pour reconnaître le sucre mêlé à d'autres principes orj;ani(jues, et estimer sa quantité par le volume et le poids de l'acide carbonique formé. Kn ellci, comme le sucre en éprouvant la fermentation alcooli((uc produit i(j, 8 d'acide carbonique pour cent, il devient facile d'a|)précier sa quantité dans les liqueurs où il existe. A cet elïet , on délaie un peu de levure pure, et on abandonne le mélange sous une cloch» graduée à ime tem|)éralure de 4" 1^>" « -j- Sri". C'est par ce moyen que MM. 1 iedemann et (imelirv ont constaté que

4t2i FIAI

dans la tlij;esliuii de Tainidon cuit, une partie de ce produit se iransforniail en sucre dans l'estomac et les intestins grêles. { Rechercher sur la (fiyestion , tome I, page !20;2 et suiv. )

FLUOR. iVom proposé pour désigner le radical non encore isolé de l'acide fluorique , acide que l'on regarde aujourd'hui comme vm hjdracide, formé par l'union de l'Iiydrogène et de ce radical. Son existence n'est admise (jue par l'analogie que présentent ses combinaisons avec celles des lijdracides dont les radicaux sont bien connus.

FLUORURES. Composés résultant de la combinaison du tluor avec les métalloïde.s et les métaux. Les lluorures métalliques dont quelques espèces se trouvent dans la nature ont été connues sous le nom de fïtiiiles par les anciens cliimistes.

La [)luparl des lluorures métalliques sont fusibles et indécomposables par le feu , (juelques uns sont volatils. Les lluorures à base de potassium , de sodium et de lithium sont solubles , tous les autres à quelque exception près sont insolubbîs. Leur composition est analogue à celle des chlorures, brônmres, iodures.

Caraeterts distinctifs. 1" Traités par Tacide sulfurique hydraté, les fluorures alcalins sont décomposés même à la température ordinaire avec une légère elîervescenceet dégaj',ement de vapeurs blanches très pi(|uanles d'acide hydrottuorique. Si l'expérience est faite dans un vase de verre, celui-ci est bientôt attaqué, et il se produit du fluorure de silicium gazeux qui se décompose en présence des corps humides, tels cjuun morceau de drap humide ou de feutre humecté; il se dépose alors des flocons blancs gélatineux d'acide silicique hydraté. Le résultat est plus prompt si le fluorure est mélangé de sable tin ou de verre pilé avant laddition de l'acide sulfuricjue.

2" Les fluorures insolubles ne piécipitt iit piùni la sulu-

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