AIM
devenu insoluble, se précipite avec une portion de carbone. On cueille ce résidu sur un filtre, on le lave bien, et après Tavoir calciné au rouge pour brûler le carbone, on le traite au creuset d^argent par la potasse à Talcool. En dissolvant la masse fondue dans Teau, sar« saturant la liqueur par Tacide bydrocblorique et évaporant à siccité^ on obtient un résidu qui lavé à Teau acidulée laisse Toctcfo inliciqu9 à Tétat de pureté. Le poids de cet acide calciné fait connaître celui do silicium.
JEvaluation du soufre et du phosphore. Les quantités de ces deux corps contenues dans les divers aciers peuvent toujours être calculées en traitant une portion de ceux-ci par un excès d'eau régale et les transformant ainsi en acide sulfurique et acide pbospborique. La proportion du soufre se déduit du poids du sulfate de barite obtenu sur une certaine quantité d^acier. et celle du phospbore de la proportion de sous-phospbale de chaux, qu*on obtient en calcinant avec la potasae caustique le précipité de pcroxide de fer séparé par Tammoniaque de la dissolution de Tacicr. Le phosphate de potasse produit dans cette calcination étant dissous dans Peau et saturé par un acide, est décomposé par une solution de nitrate de chaux, et c^est du poids du pb phate de chaux formé qu'on déduit celui du phosphore.
Le manganèse est en si petite quantité dans les aciers qu^on n*( déterminé pas la proportion dans les cas ordinaires.
Usages de l'acier. Sous le rapport de ses propriétés chimiques ce composé peut être assimilé au fer, quant k Tusage qu*on en fait dans les laboratoires comme réactif pour reconnaitre^distinguer et pré* cipiter certains métaux de leurs dissolutions dans les acides. ( Aboyés Fer.)
Affinité chimique ou de composition. On appelle de ce nom la force particulière qui s'exerce entre les molécules des corps hétérogènes ou de nature différente, et détermine leur combinaison. Cette fbree qui préside à toutes les réactions chimiques est susceptible d'être modifiée suivant la nature des corps qui sont en présence, leurs quantités, leur cohésion, leur température, leur volatilité et leur fixité.
AIMANT. {Deutoxide de fernaiurel,) On désigne sous ce nom une variété de minerai de fer oxidé qui a la propriété d'attirer et dé r^ tenir le fer, avec plus ou moins de force. Cette propriété attractive de l'aimant consiste dans l'existence d'un fluide particulier qui se manifeste avec plus de force à deux points opposés du minerai; ce sont ces points où le fluide qu'on appelle magnétique parait libre et comme retenu par les molécules de l'aimant qu'on nomme pôles. Une propriété générale des aimants est, lorsqu'ils sont suspendus à un fil ou tenus en équilibre sur un pivot, de faire tourner un de leurs pôles vers le nord et l'autre vers le sud, ce qui dépend de l'attraction des pôles de la terre sur ceux de l'aimant.
Plusieurs autres métaux tels ^ue le cobalt, le nickel, le manganèse et le chrome sont attirables à l'aimant comme le fer, mais à un moiiH di^e degré ; au reste , comme celui-ci ils perdent cette propriété en s'unissant en certaines proportions avec l'oxigène ou d'autres métalloïdes.
La propriété magnétique ou attractive de l'aimant peut être com-
Boniqaée aa fer doux et à Tacier soit par le contact ou par le frottement d^une de leurs parties dan^ un temps déterminé, soit par certains courants électriques dont ils ont été le siège. C'est sur ces principes qae sont fondés les difiFërents moyens d* aimantation usités dans les arts et dans les cabinets de physique.
Les aimants artificiels se comportent comme ceux de la nature, et lei remplacent dans toutes les expériences où le magnétisme est recherché.
Les aimants naturels, qui ne sont autre chose que des masses compectes de fer oxiduU qui ont acquis la propriété magnétique en raison oe leur long séjour dans le sein de la terre et par Tinfluence du magnétisme terrestre, se trouvent principalement en Sibérie, en Norwège, en Suède, en Angleterre dans le Devonshire, et dans quelques autres
Xlêogeê, On emploie souvent les aimants pour découvrir le fer métallique ou celui qui est à Tétat de deutoxide , soit dans ses propres minerais, soit dans d^autres composés naturels où Ton soupçonne sa présence. On sVn sert aussi quelquefois pour distraire les particules de ler métallique ou de deutoxide de ce métal dans les mélanges pulvérulents artificiels qui en contiennent. Une aiguille et un barreau aimantés sont des. instruments indispensables au minéralogiste et au chimiste. Le premier en fait usage pour découvrir les plus petites traces de force magnétique dans les minéraux : le moyen imaginé par Haiiy consiste i placer un barreau aimanté à une certaine distance de Taiguille aimantée en suspension, de manière que le pôle nord du barreau, par exemple, soit en regard du pôle nord de Taiguille, après quoi on approche lentement le barreau de Taiguille, jusqu^à ce que, par Ve&et de la répulsion mutuelle des pôles de même nom, Taiguilleait pris une direction perpendiculaire à celle qu^elle avait d^abord; à cet instant, la répulsion de Taimant fait équilibre au magnétisme terrestre, la moindre force qui viendra à agir sur Taiguillc aimantée remportera sur la
l'agir sur Taiguille
Lorsque par cette méthode, que Haiiy a désignée sous le nom de nHkode du double magnétisme, Taiguille est mise en équilibre, si Ton approche de Tun de ses pôles le corps que Ton essaie, les plus petites quantités de fer qu^il contient sont indiquées par le mouvement de raignille. Il est possible, suivant Haiiy ( Traité élémentaire de Phyeiwe, tome S, page 117), de démontrer par cette méthode les traces de ht dans le laiton ou cuivre jaune avec lequel on fabrique différents oovnif^es; on peut même obtenir un mouvement marqué et analogue Mr Taiguille en expérimentant avec plusieurs substances minérales dans lesquelles le fer est à un haut degré d'oxidation, telles que la variété que Ton appelle vulgairement œtite ou pierre d'aigU , et les nasses terreuses d*une couleur brune ou jaunâtre. Les argiles ferrugi- Deuses avec lesquelles on confectionne les poteries communes , sont wsceptibles, par la cuisson, d^agir sur l'aiguille, soit dans Texpérience ordinaire, soit seulement à Taide du double magnétisme.
AIR ATMOSPHÉRIQUE. La surface de notre globe est cn^itoimi^^
de toutes parts et jusqu*à une (grande hauteur, par une couche d^olt fluide invisible, chargé d^émanations de différentes espèces et snrtoÉft de YBpeurs aqueuses. C^est cette couche de corps gazeux qui constîta# Vcttmosphère de la terre. Supposée dégagée de la vapeur d''eau et d*iil# petite quantité de gaz carbonique qu*elle contient , Patmosphère tar& restre est formée de deux gaz ou fluides élastiques qui sont Voxigém et Vazote, C^est à la réunion de ces deux gaz qui forment la pha grande partie de notre atmosphère, qu^on a donné le nom ^mtt atmosphérique. Le rapport de ces gaz dans Tétat naturel est si Mtt variable, qu^on peut à bon droit les considérer comme y existant oké^ une proportion fixe et constante. *
Depuis les belles expériences de Lavoisier et de Schéele, il a M constaté à différentes époques que Tair recueilli à la surface de lA terre, dans les régions élevées de Tatmosphère, au sommet des hantM montagnes, dans les vallées, dans les régions équatoriales ou polairei. présentait partout la même composition. On admet généralement nfr* jourd^hui que Pair, abstraction faite du gaz acide carbonique qn*! contient et qui s^élève tout au plus à 1/1000 de son volume, est fômi de 79 parties de gaz azote et de 21 parties de gaz oxigène en volumct.
Les variations que les éléments de Tair sont susceptibles d'éproiirer dans une foule de phénomènes naturels ou artificiels qui se passent sous nos yeux, et dont il est intéressant de connaître les résoltsli pour les explications et les théories qu^on peut en déduire , dans lei sciences et les arts, nous engagent à décrire ici les principaux moyeM d'analyse de Tair. Tous ces procédés reposent sur le même prineipCi Tabsorpiion de Toxigène contenu dans Tair pur par un corps combustible capable de produire avec lui un composé solide ou liquide, de manière que le gaz azote qui , sous cet état, n^a aucune affinité pour ces corps combustibles, reste libre.
De l'analyse de l'air ou eudiohétrie.
Analyse de l'air par l'hydrogène. De tous les moyens eudiométriques proposés pour Tanalyse de Pair, le plus exact et le plus fecile est, sans contredit, celui qui a été mis en pratique pour la première fois par Volta , et qui , d'après Texamen auquel il a été soumis par MM. Humboldt et Gay-Lussac, joint à une grande simplicité une grande précision.
Cette méthode analytique employée fréquemment dans les recher^ ches sur les gaz qui contiennent de Toxigène libre ou combiné, est fondée sur la propriété qu'a le gaz hydrogène de s'unir directemeni à la moitié de son volume d'oxigène pour produire de l'eau. Par conséquent, en mêlant une certaine quantité d'air avec un excès de gai hydrogène pur, et déterminant la combinaison de l'oxigène avec l'hydrogène dans un eudiomètre, par l'étincelle électrique, on appréciera par l'absorption produite après l'inflammation, la proportion d'oxigène que contenait l'air j car, dans ce cas, le volume qui t disparu est formé de 2/3 d'hydrogène et 1/3 d'oxigène.
Pour expérimenter suivant cette méthode on mesure successivement, dans un tube çradué, 100 parties d'air et 100 parties d^hydro gène pur, et on les introduit sous la cuve hydropneumatiqiie dam
reudiomètre à soupape rempli d^eau. (Voyez Eudiomètre, ) Si, tenant Tappareil verticalement, on fait passer une forte étincelle électrique par la boule qui termine Teudiomètre, il y a aussitôt combustion et abaorption d^une partie du q&z, alors Teau remonte en partie dans rinstrument. Le résidu gazeux étant introduit dans le tube gradué otn voit, si Texpérience a été faite exactement et avec de Tair pur, qa*il est égal à 137 et qu*il y a eu 65 parties de gaz absorbées. Ces 63 parties résultent, diaprés ce que nous avons dit plus haut, de la cornunidsoii de deux volumes ou deux tiers d^hydrogène, contre un volume ou un tiers d^oxigène. Par conséquent, le tiers de 63, qui est 21 , représente la proportion d^oxigène contenue dans 100 parties d*air, qui s*est combinée à 4S parties d*hvdrogène pour produire de Teau. Les 137 parties de résidu sont fermées de 79 parties d^azote qui oistaît dans Tair, et de 58 de gaz hydrogène en excès. En introduisant ce résidu dans Teudiomètre avec 29 parties d'oxigène pur et fai- •ant passer dans ce mélange une étincelle électrique , les 58 parties dHiyiivogène restant sont brûlées et converties en eau par les 29 parties d*oxigèiie ajouté, et on obtient pour résidu 79 parties de gaz azote par. Cette deuxième partie de Topération dans Tanalyse de Tair n^est pat rigoureusement nécessaire.
L*emploi de Télectricité pour Tanalyse de Pair peut , dans les cas ordinaires, être remplacé, suivant M. Berzélius , par des boules formées d*an mélange d éponge de platine et de terre de pipe dans certaines proportions. Ces boules, diaprés le principe découvert par Doebereiner, ont la propriété de déterminer dans leurs pores la combinaison des gaz oxigène et hydrogène, ce qui a suggéré à ce dernier chimiste Tidée de les appliquer à l'analyse d'un mélange d'air et d'hydrogène; la combinaison s'effectue lentement et sans dégagement de lumière, de manière qu'au bout d'un certain temps il ne reste plus que Texcès d'hydrogène mêlé à l'azote, tout Toxigène de l'air s'étant combiné à un volume double d'hydrogène.
D'après Turner le mélange qui convient le mieux pour opérer cette combinaison êana exploêion, et d'une manière complète, consiste dans une boule préparée avec 2 grains de terre de pii)e, 1/4 de grain d'épongé de platine et 1 grain 1/2 de silice, qu'on pétrit avec un peu d'eau de manière à former une petite masse sphérique qu'on fixe à l'extrémité d'un fil de fer fin. Les boules ainsi formées doivent avoir été rougics SD feu peu de temps avant leur introduction dans le mélange afin do diasser Pair et l'humidité qu'elles peuvent receler; on les y laisse jusqa'à ce que le gaz cesse de diminuer de volume, on les retire et on mesure le gaz restant après l'avoir préalablement desséché avec un fragment de chlorure de calcium fixé à un bout de fil de fer. {Traité de ekimie, tome VIII.) Dans l'application de celte méthode à l'analyse de Pair atmosphérique , Turner obtint des résultats qui se rapprochent beaucoup de ceux que fournissent les autres moyens eudioméiriques. M. Berzélius pense avec raison que la porosité des boules pouvant être une cause de légères erreurs, on y remédierait par l'emploi de larges tubes qui permettraient de diminuer l'erreur autant qoe possible.
Analffte de l'air parle phouphore. Ce moyen eudioïaéVr\<\w«i VtH-
simple et qui comporte une exactitude suffisante dans naires, est fondé sur Tabsorption de Toxigène par ce coi tible, soit à la température ordinaire, soit à une tempér;
Pour analyser Pair par ce procédé, on en mesure exu parties dans un tube de verre gradué reposant sous Te troduit un cylindre de phosphore assez long pour occi capacité du tube, ou du moins toute la partie renferman faut de bâton de phosphore assez long, on en fixe un b< mité d^ine tige métallique ou de verre, de manière à ce tièrement plongé dans Tespace occupé par Pair. On aband appareil à lui-même jusqu^à ce que le phosphore ne répan ni lumière sensible en le portant dans un endroit obscur retire sous Teau le cylindre de phosphore en pren.int l de ne point perdre de gaz, on connaît par le volume du r portion d*oxigène contenue dans Pair sur lequel on a ex\
On peut également, en chaufFant le phosphore dans Ta même résultat ; dans ce cas Topération est plus promple cède de la manière suivante : après avoir rempli une ] recourbée d^eau ou de mercure, on y fait passer 100 mesurées d^avance. On porte dans la partie courbe du 1 morceau de phosphore, soit à Taide d^iue pince, soit < Textrémité d^une tige de fer effilée, ensuite on chauffe lég< une lampe k esprit de vin ; le phosphore fond bientôt e sitôt avec une auréole lumineuse; lorsque cet effet est laisse refroidir le tube, on fait passer le résidu dans le qu^on a eu le soin de remplir d^eau, Pacide phosphoriqu< cette expérience se condense en flocons blancs sur les pa ou à la surface du mercure, si on opère sur ce métal, ( dans Teau si Texpérience est faite sur la cuve hydropneui
D^autres moyens peuvent être mis en usage pour Tanal telles sont Taction des solutions de sulfure de potnssiur d*abord par Schéele, en 1775; Taction du deutoxide d'az* par M. Gay-Lussac, et celle de la grenaille de plomb hum dans ces derniers temps par M. Théodore de Saussur différents moyens, les uns sont peu prompts dans leurs autres nécessitent quelques précautions dont Tinobservai rait des erreurs, ce qui les a fait abandonner dans la pi naire des opérations eudiemétriques.
. Quant à la proportion de gaz acide carbonique que > mosphère, elle est, dans Tétat ordinaire, si faible qu^elIe volume, diaprés les observations de M. Théodore de Sj de 5/10000 à 7/10000, suivant les saisons. Son évaluati besoin d*être faite sur une très-grande quantité d'air pur, volume du gaz acide carbonique serait à peine appréciât pour les cas où la proportion d'acide carbonique, par su duction de certains phénomènes qui se sont accomplis d plus grande, il est facile de la constater et de Testimer en dans un tube gradué avec une solution de potasse caust solution de chaux qui absorbe entièrement ce gaz; la déduit àïon dn volume du résidu.