‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 24 sur 107 · SILICIUM · texte numérisé non relu

SILICIUM

sur 100.

PH06PH0BE sur 100.

FER

sur 100.

Acier anglais

fondu, l»quatité(l).

Acier fondu

de

risère.

Acier français

fondu.

Ire qualité.

Acier français

fondu,

S« qualité.

CatticfèreB diatincHfs. L^acier, à part ses propriétés particulières, peut être distingué du fer par les taches noires que développent à sa surface les acides afiPaiblis qu^on y répand, taches qui sont produites par du carbone mis à nu. L^acide nitrique étendu d^une assez grande proportion d^eau peut très bien servir à cet essai. Si Ton fait tomber une goutte de cet acide ainsi étendu sur de Tacier, et si après Ty avoir laissé pendant quelques minutes, on Tenlève avec de Tcau, elle y produit une tache noire; mais, si Ton fait la même épreuve sur un morceau de fer poli, la tache, au lieu d''être noire, est d^un gris-verdàtre et disparait par le lavage à Teau.

L'emploi de Tacide nitrique comme réactif dans cette circonstance peut fournir un moyen assez simple de s'assurer de la qualité et de Vuniformité de texture des divers objets fabriqués en acier, et des matériaux aciérés sur lesquels on doit travailler. D'après des observations publiées dans le Repertory ofarta, page 202, n» IV, année 1816, des barreaux d'acier vendus avec garantie se sont montrés, en touchant leur surfece avec de l'acide nitrique faible , aussi remplis de veines et d'irrégularités que le bois le plus grossier. Ce moyen perlaet donc de choisir les morceaux les meilleurs et les plus homogènes pour

(1) L^acier anglais dont il ett fait mention ici arait été fabriqué avec du fer de Suède ^ !<• qualité.

certains ouvrages délicats ou de précision. Pour essayer Tacier il suffit donc de décaper sa surface par la lime, ou le papier à rémeri, et d*y appliquer ensuite sur différents points de Tacide nitric^ue aflfiii* bli: ses parties les plus carburées se manifesteront immédiatement d^elles-mémes par leur couleur plus ou moins noire.

Analyse des aciers. Les métnodes analytiques employées sur let aciers sont très-variables et donnent des résultats plus ou moins exacts. Gomme en définitive il importe surtout de déterminer les proportions de ses principes constituants, nous allons exposer la méthode qnl nous parait la plus rationnelle et que rexpéricnce faite sous les yeux de MM. Gay-Lussac et Wilson, a démontrée la plus certaine et la meilleure.

Évaluation du carbone. Le principe de cette détermination reposs sur la combustion de Tacier par Poxigène et la transformation de son carbone en gaz acide carbonique que Ton recueille, et diaprés le volume duquel on déduit la proportion exacte de carbone qu*il ranferme.

Gette opération s^exécute en plaçant dans une rigole en platine deux grammes d'acier réduit en limaille fine , et qu*on mêle intime* ment avec six fois son poids de bioxide de mercure. On introduit la rigole avec le mélange dans un petit tube de porcelaine disposé dans un fourneau à réverbère, et on ajoute aux deux extrémités du tube, d'un côté une petite cornue contenant deux grammes de chlorate de potasse fondu , et à Vautre un petit tube recourbé en verre , se rendant sous la cuve à mercure dans une cloche graduée d'un demMitré de capacité, comme il est représenté ci-dessous :

On chauffe peu à peu jusqu*au rouge la partie du tube qui contient le mélange; le bioxide de mercure est décomposé tout à la fois par Vacier et la chaleur d'où résulte du gas oxigène et du gaz acide carbo'

niqu9 qui se rendent dans la cloche, et de Toxide de fer qui reste dans la rigole en platine sous forme d^une masse noirâtre , plus ou moins poreuse.

Lorsque tonte la quantité de gaz que peuvent produire les 6 grammes de bioxide mêlés à 2 grammes d^acier a été obtenue, on fait rougir fortement le tube de porcelaine et on chauffe en même temps la petite cornue contenant le chlorate de potasse; le gaz oxigène qui pro- ?ient de cette calcination en passant alors sur la matière, brûle les restes de carbone et de fer qui ont échappé à la première action de Poxide de mercure, et les produits gazeux sont également reçus dans la cloche avec les premiers. Le courant de gaz oxigène est continué jiisqu*à ce que la cloche soit presque remplie : alors on arrête le feu, ear Texpérience a indiqué qu^à cette époque et avec les doses des subatanees employées, non-seulement tout le carbone de Tacier est brûlé, mnê il ne reste même plus de gaz acide carbonique dans le tube , ce gaz en ayant été chasse par le courant de gaz oxigène qu^on y a fait paMer.

L*expérience étant terminée, on met à part dans un bocal rempli de nercure la cloche graduée, afin de déterminer exactement le volume do gaz qu''elle renferme lorsqu'elle est en équilibre de température areeles corps ambiants.

Le résidu contenu dans la rigole, après Topération, est noirâtre, porenx et ft*iable ; il est légèrement attirable au barreau aimanté ; réduit en poudre il donne une poussière d'un noir rougeâtre qui doit se dissoudre êons effeiweacence et sans résidu dans Tacide hydroehiorique faible lorsque tout Tacier a été brûlé et que Texpérience a bien réussi. Le gaz de la cloche ayant été mesuré avec soin , la température et la pression étant déterminées, on en fait passer dans deux petits tubes gradués une certaine quantité et on y introduit dans chacun d'eux une petite couche d'eau qu'on a eu la précaution de saturer avec une portion du même gaz. Les tubes étant alors placés verticalement dans des supports en bois, et la surface du mercure dans le tube étant de niveau avec celle du mercure de la cloche qui contient les tubes, on lit sur la division quel est le volume du gaz. Si alors ou fait passer dans chacun des tubes un petit fragment de potasse caustique, et qu'on les agite en tenant leur orifice bouché avec l'index , tout le gaz acide carbonique est absorbé, et par le résidu on en connaît le volume. En prenant la moyenne de ces deux analyses on calcule alors la proportion d'acide carbonique contenue dans la totalité du gaz recueilli pendant l'opération, et c'est de cette proportion de gaz acide carbonique, les corrections de température, de tension de vapeur, et de pression étant feites, qn*on déauit celle du carbone pur qui existe dans les S grammes d^acier soumis à l'analyse.

ÉvaluaHon du silicium. Pour évaluer la proportion de silicium que contiennent quelquefois les aciers, on en dissout 5 grammes dans Tacide chloro-nitreux (eau régale); lorsque le résidu noirâtre ne parait plus être attaqué, on cesse d'ajouter de l'acide et on évapore la ditanlnfinn ins/m'à siccité en avant soin de bien dessécher le résidu

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