A LL
Siron en retire, fonmit 8 à 10 gouttes, et par conséquent le poids *une goutte est d^environ un décigramme. Pour obtenir de pins petites Fractions de grammes, on prend un poids décuple de cette môme solution normale, on Tétend de 1) fois son poids d^au distillée pour former une nouvelle solution qui renferme une proportion dix fois moindre de sel que la première et qu'on nomme solution décime. La solution normale au poids doit être telle que 100 grammes précipitent exactement 1 gramme d'argent pur dissous dans Tacide nitrique. Pour en faire Pessai on en pèse à peu près 100 grammes dans It burette/?^. l,ce qu'on obtient facilement en la remplissant jusqu'au zéro de réchelle, et la tarant dans une balance sensible. Si après l'avoir enlevée du plateau on met à sa place 100 grammes et qu'on fasse couler la solution dans un flacon jusqu'à ce que l'équilibre soif à peu près rétabli, on arrivera à un nombre qui représentera le poids précis de la solution sortie de la burette. Supposons que ce poids soit de OOs'fSS : pour approcher de plus près du poids de 100 grammes que l'on désire obtenir, on mesure une quantité de la solution décimé équivalente à 0f!r,15 qui manquent pour compléter les 100 grammes de solution normale, soit en la pesant dans une petite hureite Jig, 9, soit, ce qui est plus commode, en la mesurant au volume. Or, un grauime de la solution décime équivalant à un décigramme de solution normale, il suffira donc d'ajouter aux OOsrSS un gramme et demi de la solution di'cime contenant exactement 0sr,15 de la première solution. Un centimètre cube de la solution décime représente un millième d'argent, on obtient facilement ce volume au moyen d'une pipette (fg. 4), jaugée de manière que, remplie d'eau jusqu'au trait a, elle en laisse tomber librement un gramme, ou un centimètre cube. En faisant écouler par gouttes la solution décime de la pipette on peut obtenir des fractions du millième d'argent que représente ce volume d'un centimètre de solution : car 20 gouttes environ correspondent à un centimètre cube, 10 gouttes à un demi, et 5 gouttes à un quart. La petjte pipette c|u'on emploie dans ces opérations traverse un bouchon de liége qui est destiné à tenir fermé le flacon (fig, 5) dans lequel on conserve la solution décime.
^ Avant d'employer la solution de sel on doit s'assurer de son titre en dissolvant un gramme d'argent pur dans 10 grammes d'acide nitrique pur à 32o* cette dissolution doit être préparée en chauffant au bainmarie l'argent avec l'acide nitrique dans un flacon de la capacité de 200 grammes; lorsque tout l'argent a disparu on expulse la vapeur intense qui reste dans le flacon, au moyen d*un soufflet à douille courbe; puis on verse dans ce flacon une certaine quantité de la solution normale de sel introduite dans la burette, qu'on juge un peu moins suffisante pour précipiter tout l'argent. On agile pour éclaircir, et quand le précipité est formé on verse dans la liqueur 1 centimètre cube de la solution décime qui représente 1 millième d'argent : s'il y a trouble on agite de nouveau, puis ou ajoute encore 1 centimètre de solution décime, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité. On obtient le titre réel en retranchant de celui qu'on a trouvé 1 millième pour le dernier centimètre qui n'a pas produit d^effet, et 1/2 millième pour la moitié de l'avant-dernier qui troublait
moore Ui dÎMoIotion. Si Ton avait employé d*abord une trop grande iroportion de solution normale de sel marin, Taddition du premier «Dtimètre cube de solution décime de sel ne troublerait pas la liqueur : lans ce cas pour achever Tessai il faudrait se servir d^une dissolution léeime émargent dans Tacide nitrique étendu d^eau.
Cette dissolution décime est préparée de telle manière qu^un centiaièlre cube de celle-ci peut détruire un centimètre cube de solution iéeime de sel. On la forme en dissolvant un gramme d'argent pur dbns Tacide nitrique, et étendant d'eau distillée la dissolution de manière que, refroidie à la température ordinaire de Tair, elle occupe ezactement le volume d'un litre-, du reste cette dissolution est mesurée eoiÉime celle du sel dans la pipette dont nous avons parlé.
Application du procédé à la détermination du titre d'un
alliage d'argent.
Après avoir pesé exactement un gramme de Talliage qu^on veut essayer, on le dissout au bain-marie dans un flacon avec 10 grammes Tacide nitrique pur. La dissolution étant faite, et la vapeur nitreuse ayant été expulsée avec un soufiSet terminé par un tube de verre recourbé, on fait couler de la burette remplie de solution normale de id marin et tarée une quantité insuffisante pour précipiter tout Targent, par exemple 89s<^ 85. Après l'agitation de la liqueur, on y verse nn centimètre cube de la solution d'écume de sel marin représentant 1 millième d^argent. S'il y a trouble, on agite, puis on ajoute un second millième de sel marin et ainsi de suite, jusqu'à ce qu^on soit arrivé au millième ne précipitant plus. Admettons que ce soit le quatrième. On ne le compte pas, puisqu'il n'a rien produit, et ou ne prend que la moitié du troisième, qui n'a été nécessaire qu'en partie. Le titre de Talliage sera conséquemment égal, à un demi-millième près, à 89»'85 -f- 0,25 ou 898,5 -f- 2,5 = 901 .
On peut approcher de plus près du titre de l'alliage en procédant par demi-millièmes dès que l'on sera arrivé au dernier millième, ne précipitant plus. On tiendra alors note des quantités ajoutées en les écrivant pour éviter toute confusion , et distinguant les millièmes de sd marin par le signe H- e^ ceux de nitrate d'argent par le signe — .
Dans Texemple donné plus haut, après l'addition de 4 millièmes de sel marin, dont le dernier n'a produit aucun trouble, on ajoutera 1 1/3 millième de nitrate d'argent qui détruira 1 1/2 millième de sel Barin, et on fera éclaircir la liqueur. Si un nouveau 1/2 millième de nitrate d*argent ne produit pas de précipité, on n'en tiendra pas compte et OB le barrera clans le tableau. De là on conclura que la quantité de nitrate d'argent nécessaire pour détruire l'excès de sel marin est plus grande f\\xe 1 millième et plus petite que 1 1/2; c'est-à-dire <Iii*â 1 1/4 de millième près, elle est égale à 1 1/4. Ainsi le nombre de BuUième de sel marin réellement utile est 4 — 1,25 = 2,75. Le titre de Talliage est en conséquence 898,50 + 2,75 » 901,25.
emploi de la êolution normale de sel marin en la mesurant au
volume,
I^euz moyens sont proposés pour obtenir plus facileiQLeiil\m^c\\)ix&^
de cent centimètres cobes de solution normale; le premier co se servir d^une pipette particulière fig. 1, jaugée de manière qi
plie d*eau jusqu*au trait hor Fig. 1. Fig. 2. elle laisse écouler d'un jet
100 grammes d*eau à la te ture de -f- 15o.
Cette pipette se remplit mergeant son bec dans la i normale et aspirant avec la à ToriBce supérieur jnsqu*j le niveau du liquide coïnci le trait qui se trouve gray tube.
Le deuxième moyen plui d'une manipulation plus f^ pratique avec une pipette qu'on remplit par le haut une bouteille. Deux douillei vre séparées par un robine minent supérieurement, et tent d'introduire la solutioi un robinet à air placé latért et une vis qui règle une pc verture pour laisser rentre ment Tair dans la pipette.
v^ JP La détermination du titn
liages d'argent par le volui solution normale de sel , < tout influencée par la tem{ suivant qu'elle est au-dessu dessous de celle à laquelle e titrée, car dans le premiei solution étant dilatée se troi faible et la pipette en contient moins en poids; dans le second au contraire trop concentrée et se trouve trop forte : il est don* saire de faire les corrections pour une variation quelconque d< rature. Une table annexée à l'instruction publiée en 1829 par mission des monnaies permet de faire les corrections convenab! une température quelconque entre et 30 degrés. Le volur solution normale étant mesuré avec l'une des pipettes décrite faire l'essai des alliages on ne peut pas en prendre un poids ce mais il faut faire varier ce poids selon le titre présumé, et le ] tel qu'il contienne approximativement 1 gr. d'argent fin; de présentant la généralité de ces cas ont été établies à cet effet.
application du procédé.
Après avoir dissous l'alliage dans l'acide nitrique comme n vons exposé plus haut, on verse dans le flacon une mesure biei de solution normale de sel marin, et on fait éclaircir la liqu Pagitaûon. L'argent n'étant pas pur, il est inutile d'en exp
litre avec la solntion décime de sel marin, mais on doit le faire avec ceUe de nitrate d*argent.
On verse donc 1 millième de cette dernière, et après Tagitation un second et un troisième millième qui précipiteront, mais non le sui- Tant qn*on ne doit pas compter puisqu^il ne produit aucun trouble. Le troisième a donc été nécessaire en partie seulement ; par conséeoent, le nombre.de millièmes d'argent suffisant pour détruire Texcès de sel marin se trouve entre 3 et 5, c*est-à-dire quMl est égal terme ■oyen, à 2 1/3. Or, puisqu^il a fellu 3 1/2 millièmes d^ar^ent pour •dierer la précipitation de la mesure normale de sel marin, représentant 1000 millièmes d^argent, il est de toute évidence que l*argent etiayé contient 2 1/3 millièmes d'alliage, et que son titre, à un demimiDième près, n'eist que de 997, 1/3.
Pour de plus amples détails sur les applications de ce procédé, on devra consulter Tinstruction sur Tessai des matières d*ar{;ent par la voie hnmide, rédigée par M. Gay-Lussac et publiée par la commission des monnaies en 1839; des tables à Tusage des essayeurs, servant à déterminer le titre d'un alliage d'argent quelconque, en prenant des poids de ces alliages qui contiendraient toujours approximativement u même quantité d'argent pur, terminent cette instruction.
Plusieurs observations, signalées dans le courant de Tannée 1856, ont lait voir que le mercure introduit en petite quantité dans l'argent qn'on essaye par la voie humide, pouvait troubler le titre de ce dernier en se précipitant avec le chlorure d'arf^ent, et induire ainsi en çrrenr ressayeur non prévenu du fait. M. Gay-Lussac, dans une note iniérée dans les jinnalea de chimie et de physique j en vérifiant ce fait, jasqn*ak>rs inaperçu, a reconnu qu'à la lumière diffuse le chlorure d'argent contenant 3 millièmes de mercure bleuissait moins vite et d'âne manière moins prononcée que le chlorure d'argent pur, ce qui permet d'accuser la présence de très-petites quantités de mercure, si on en avait ajouté avec intention à l'argent du commerce. D'un autre côté on peut, suivant ce chimiste, reconnaître 1/10 de millième de ■ercnre dans l'argent, en concentrant dans les premières portions de cUomre qu'on précipite avec la solution de sel titrée tout le mercure qni se trouverait dissous avec l'argent dans l'acide nitrique.
Toutefois l'essai des matières d'argent par la voie humide, tel que aoDs en avons présenté un extrait d'après l'instruction publiée, est applicable non-seulement à la détermination du titre des monnaies et « l'orfèvrerie dans les bureaux de garantie où elle est contrôlée, mais comme nous le dirons plus bas à la détermination du titre du doré.
Essai de l'argent de bijouterie par le touchau.
On fabrique avec l'alliage d'argent comme avec celui d'or des bijoux
?iii arrivent finis aux bureaux de garantie pour être contrôlés après essai, mais qui ont une si petite masse, qu'il est impossible d'en tirer des prises d'essai.
Vauquelin a publié en 1813 le moyen suivant qui lui a le mieux ïénssi, lorsquMl était directeur du bureau de garantie, pour connaître ^peQ{Hrès le titre des bijoux d'argent sans les briser. Ce i^t<>^^^^
lia ALL
simple, mais qui ne comporte pas une grande exactitude, oonsiilft dans remploi de touchaux de comparaison comme pour les petit! bijoux d^or, avec cette différence qu'on ne met point aaeide nitrique sur les touches, ni aucun autre liquide. \
Ainsi Ton compose cinq touchaux depuis 700 millièmes de fin joi^ qu'à 800 millièmes, de manière qu'il n'y ait que 20 millièmes de di^ fèrence entre eux : lorsqu'on veut essayer les bijoux d'argent qui- ai doivent être marqués qu'au deuxième titre, c'est-à'dire à 800 mfl* lièmes, on les touche sur la pierre {voye» Pibrrb db toucub); Vm forme ensuite, près des traces qu'ils y ont laissées, une touche aTM VcUliage de comparaison y et l'on juf^e par la couleur, surtout en exftminant avec une loupe, s'ils sont au même titre ou s'ils diffèrent.
La plupart de ces petits bijoux ayant été blanchis, il est nécestairi) pour n'être pas trompé, d'enlever par une première touche la couehe superficielle à laquelle on n'a point d'égard, et d'en former une M* conde qui doit seule être examinée.
Par cette méthode, on arrive, suivant Yauquelin, à une exactitodl presque aussi grande que pour les bijoux d'or : ce chimiste prétefld aussi qu^avec de l'habitude dans cet examen on ne peut se trompeff au-delà de 15 millièmes dans le titre de ces bijoux. \Manu9l de ras* aayeur, p. 61.)
Alliages d'argent et d'or. Ces deux métaux s'allient focilement pif la fusion et forment des alliages plus durs qu'eux-mêmes, plus fiuî* blés que l'or et d'une couleur variable. L'alliage formé de 4 partiM d'argent et de 1 partie d'or est blanc; il est verdàtre lorsqu'il rétolll de 7 parties d'or contre 1 partie d'argent. Ce dernier, désigné. sons Ù nom d'or vert, en raison de sa couleur, est employé comme soudiut des diverses pièces composant les bijoux d'or.
Deux alliages méritent d'être considérés ici ; l'un, c'est lorsque daM une grande quantité d'argent, il ne se trouve qu'une très-petite qaaflr tité d'or, c'est ce qu'on appelle du doré, et l'essai qu'on en fait m nomme essai du doré; l'autre, c'est quand dans une grande quantité d'or il existe une petite proportion d'argent qu'il faut déterminer, SU n'y avait que ces deux métaux alliés dans le cas que nous venoM de citer, l'essai en serait fort simple; il suffirait de faire dissoudit le premier dans l'acide nitrique, l'or resterait insoluble; quant as deuxième alliage renfermant peu d'argent et beaucoup d'or, ce dM[» nier métal préservant l'argent de l'action de l'acide nitrique, il aernl nécessaire de le faire fondre avec trois parties d'argent fin et d'M faire ensuite le départ par l'acide nitrique. (l'Haye* Départ dbl'or.)
L'essai du doré qui renferme toujours une certaine quantité 4t cuivre peut être fait par la coupellation et le départ ensuite; maisfl est aussi possible d'appliquer le procédé d*essai par la voie humide à la détermination du titre du doré.
Ce procédé, praticable lorsc^ue l'alliage contient au moins cinq à six fois plus d'argent et de cuivre que d'or, ne le serait plus sirpr était allié à l'argent et au cuivre dans un plus grand rapport que eelni de 1 : 6. Il faudrait alors y ajouter par fusion une quantité conaue d'argent pur que l'on retrancherait par le calcul après l'essai.
Dans l'essai du doré par la voie humide on prend un poids connu dl
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ralliaj^ contenant approximativement un ^amme d^argent fin: on ]e fini duaoudre dans un petit matras à Témeri, de la contenance de 200 eentimètres cubes avec 10 fois son poids diacide nitrique pur à 32o, et on fiiit bouillir pendant 10 minutes. La dissolution étant faite on détennine le titre en argent avec les solutions normale et décime de sel narin; mais pour avoir Tor et le séparer du chlorure d*argent, on sur- Mliire d'ammoniaque la dissolution; le chlorure d'argent se dissout purfiûtement et For reste en poudre qu^on laisse bien rassembler; on déeante, on lave For avec de Teau ammoniacale , deux fois de suite, puis on le fait passer dans un creuset au feu pour le recuire.
SîTalliage qu*on examine contenait un peu d'étain, la coupellation de?rait pr&éder Fessai par la voie humide.
Aluagb d* argent et de platine. L*argent s^unit facilement au platine par la fusion et produit un alliage moins ductile que l'argent pur et frios difficile à fondre. Une petite quantité de platine donne plus de •ohdité à Fargent, et la propriété de cristalliser lorsqu^on le soumet à la eoopellatian avec du plomb. Daus sa combinaison avec l'argent le platine acquiert la faculté de se dissoudre en partie daus Tncide nitrique. « Quoiqu'il soit peu vraisemblable que la traude introduise jamais le ^tinedans Fargent, à cause de la difFérence entre le prix du premier et eeloi du second, et du changement remarquable qu^il apporte aux propriétés physiques de Fargent, on peut toujours avec certitude reconnaître sa présence en dissolvant Fargent dans Facide nitrique. Diaprés les expériences de Vauquelin , quelle que soit la quantité de platine contenue dans Fargent, Facide prend une couleur brune due à la formation d'une certaine quantité de dentonitrate de platine , et il M dépose après la dissolution une poudre noire, produite par une portion de platine très-attéuuée.
Onant k la proportion de platine, on peut Festimer en recueillant le réùda inaolaole, le lavant et le calcinant, précipitant ensuite la dissolotion nitrique par Facide hydrochlorique pour séparer tout Fargent à réiat de chlorure, et faisant évaporer à siccité la liqueur et calciner h nouveau résidu qui laissera la portion de platine qui s'était dissoute sffc Fargent.
iuiAGES BB BISMUTH. Lc bismuth en s'unissant aux autres métaux les rend plus ou moins fusibles et quelquefois cassants. On l'emploie surtout dans les arts pour préparer différents alliages fusibles dont on se sert aoit pour souder ou pour prendre des empreintes de médailles ou de moules , soit pour la confection des soupapes fusibles des maclûnet à vapeur. Deux de ces alliages sont plus particulièrement employés , ce sont : lo Falliage formé de 8 parties de bismuth , 5 de pkmib, 8 d'étain, qu'on désigne sous le nom d'alliage fusible de vArcet ; 2o l'alliage formé des mêmes métaux unis à une certaine quantité de mercure.
U tfater[
«Tétre troublée par bismuth insoluble. C'est même sur cette propriété qu'est fondée en général l'analyse des alliages renfermant du bismuth. L'exemple suivant peut en fenrnir une preuve.
Analyse de l'alliage de bismuth , de plomb et éPétam, Après avoir traité à chaud une portion de cet alliage pulvérisé par on excès d*aeîde nitrique pur à 30o, jusqu^à ce ^u*on n^aperçoive plus de partieulei métalliques, on fait évaporer à siccité dans une capsule de porcelaine; il reste un mélange de nitrate de bismuth , de nitrate de plomb et de deutoxide d'étain. Si Ton verse de Teau à plusieurs reprises sur M résidu, on dissout seulement le nitrate de plomb, et on transforme k nitrate de bismuth en sous-nitrate insoluble qui reste mêlé au deutoxide d^étain. Pour les séparer, on fait chauffer ce résidu avec de Tadde nitrique qui redissout le sous-nitrate de bismuth et n^a^it point sur le deutoxide d^étain qu*on doit laver ensuite avec de Tacide nitrique faible, avant de le calciner pour déduire de son poids celui de rétain qu'il représente.
Le poids du plomb contenu dans Talliage sera déduit du poids da sulfate de plomb qu'on obtiendra en décomposant le nitrate de plomb par une solution de sulfate de soude ; quant à la quantité de bismutl^ on la connaîtra en évaporant à siccité dans une capsule de platine, li dissolution nitrique, et calcinant le résidu pour obtenir Toxide de biimuth pur. •
Analyse d'un alliage de bismuth, de plomb, d'étain et de mercun^ La présence et la quantité de mercure dans un tel alliage seront appréciées facilement en en calcinant un poids déterminé dans mu petite cornue de verre lutée ; tout le mercure est volatilisé et se trooft condensé en petits globules dans le col de la cornue. La perte éprouvée dans cette calcination, fait connaître la proportion de ce demiei' métal; quant aux autres métaux on peut ensuite déterminer leur rapport par le procédé indiqué pour l'analyse de l'alliage précédent*
Alliages de cuivre. Un grand nombre des alliages que ce métal peut former avec les autres métaux usuels sont employés dans les arts, tdi sont ceux qu'il produit avec l'argent, l'étain, le zinc, le nickel et Vùt^ tous ces alliages sont facilement attaqués par l'acide nitrique, qui, fli dissolvant le cuivre avec plusieurs des autres métaux qui peuvent lor être unis, produit une dissolution remarquable par une couleur MeiriB plus ou moins foncée ; la présence du cuivre dans cette dissolution 6it d'ailleurs facile à constater par les réactifs qui servent à caractériser les sels de deutoxide de cuivre.
Alliages de cuivre et d'argent. Ces deux métaux combinés dani différentes proportions constituent les alliages qui servent à la hîbrif cation de la monnaie d'argent et de celle de billon, ainsi qu'à la eoiifection des ustensiles, vases et ornements d'argent comme nous Pavofli déjà indiqué en parlant des alliages d'argent.
La proportion d'argent pur contenue dans ces alliages se détermîM soit par la eoupcllation, soit par la voie humide (voyez Essaisde l'or* gentparla voie humide). La monnaie de billon qui n'est qu'au tîtrt de SOO/1 000 renferme parfois une petite quantité de zinc et d'étain qa*oii peut séparer et estimer par l'un des moyens usités pour isoler en métaux de leur alliage avec le cuivre.
Alliages de cdivrb et d'étain. L'étain en s'unissant au cuivra produit des alliages dont les propriétés varient suivant le rapport des compoMantêf.en général une petite quantité d'étain durcit le cuivre^
le rend plus fusible et plus tenace en le rendant jaunâtre ; gnnde proportion d*élain rend Talliage blanc, élastique,
une plus
sonore ei
eassant.'
Ce sont ces divers alliages qui forment les principaux bronzes; savoir : le branse monétaire ou Tairain des anciens (100 parties de ciii?re et7 à 8 d*étain), le bronze des canons et des autres bouches à fen (100 de cuivre et 11 d^étain), le métal des cloches (78 de cuivre et 9id*étain), les tamtams (80 de cuivre et 30 d^étain): les cymbales (78 de cuivre, 2â d'étain), les timbres d'horlogerie (75 de cuivre et 25 â*éuân) ; enfin les miroirs des télescopes sont formés de 67 parties de enivre et 53 parties d^étain.
Jnalyse, On traite dans un petit ballon de verre une portion pesée de ces alliages réduits en poudre, par 8 à 10 fois son poids d'acide ■itrique pur à 30o environ ; à Taide d'une douce chaleur Tétain est truvormé en deutoxide insoluble qui se sépare, et le cuivre dissous letronye en dissolution à l'état de deutonitrate mêlé à l'excès d'acide nitrique employé. Lorsque tout l'alliage a été attaqué, on fait évaporer la liqueur jusqu'à siccité, puis on reprend le résidu par l'eau distillée bouillante, afin de redissoudre le deutonitrate de cuivre; le deutoxide d*étain ainsi séparé doit être reçu sur un filtre de papier Joseph pesé d'avance, lavé et séché ; son poids permet de calculer celui de l'étain contenu dans l'alliage. Le cuivre qui existe dans la dissolution peut être précipité à l'état d'oxide hydraté par la potasse caustique employée en excès ; cet oxidc hydraté bien lavé à Teau bouillante, séché ensuite et calciné au rouge dans un creuset, fait connaître par son poids celui du cuivre métallique. Mais comme par ce procédé le deutotzide de cuivre retient un peu de potasse, il est préférable d'évaporer i sioeité la dissolution de deutonitrate de cuivre dans un creuset de platine, de calciner au rouge pour obtenir ainsi le deutoxide de cuivre pirlàitement pur.
AuiAGES DE CUIVRE ET DE ZINC. Lc uombrc dc ces alliages utiles Ot assez grand. Nous citerons parmi ceux-ci le laiton ou cuivre jaune, le laiton statuaire improprement appelé bronze du commerce; le potin; le chrysocalle ou similor, désigné encore sous le nom d*or de Manr- AMm^etc, etc. Ces alliages très -variés, d'un prix moins élevé que le enivre, sont plus ou moins malléables et ductiles; leur couleur, suivant la proportion du zinc qui peut varier de 0,33 à 0,6 , est d'un janne pâle ou d'un jaune d'or, imitant quelquefois la couleur naturelle de ce dernier métal.
Analyse. Tous les alliages de cuivre et de zinc peuvent être analysés par Tacide nitrique bouillant qui dissout ces deux métaux en les transformant en nitrates très-solubles. La séparation des oxides de ces deux sels peut être efiPectuée, en étendant la dissolution d'un peu d*eau distillée et y ajoutant un assez ^rand excès d'hydrate de potasse ou de soude , qui à l'aide de l'ébullition redissout l'oxide de tinc et laisse le deutoxide de cuivre insoluble qu'on sépare par la filtration. La solution alcaline d'oxide de zinc étant réunie aux eaux de lavage du deutoxide de cuivre, on la sursature par un petit excès d'acide sulfurique, et on y verse ensuite une solution de carbonate de polasae ou de soude : le sel de zinc qui s'est reformé élanivout. k^^>\^
décomposé, il se produit du carbonate de zinc insoluble; ce Ml vécneilli, lavé, séché et calciné au rouge dans un creuset de platine, laisse Toxide de zinc à Tétat de pureté. On déduit facilement da poidi de fie dernier oxide, celui du zinc métallique.
Un autre procédé peut également être mis en pratique dans cette analyse. Après avoir dissous Talliage dans Tacide nitrique, on ajoute à la dissolution de Pacide sulfurique pur et on fait évaporer à sicdlé pour transformer les nitrates de zinc et de cuivre en sulfates. On r»* dissout le résidu par Teau acidulée par Tacide sulfurique, et lorsque le laiton contient du plomb, il se sépare du sulfate de plomb tooi forme de poudre blanche ; on le recueille sur un filtre ou par déealtation dans une capsule. Le poids de ce sel permet de caicoler odid du plomb qu*il représente.
La séparation du cuivre et du zinc peut ensuite être e£F!ectiiée m faisant passer dans la solution acide renfermant les sulfates de zincèl de cuivre un courant de gaz hydrosulfurique. L*oxide de cuivre eekl est décomposé et transformé en deuto-sulfure de cuivre insoInUe, tandis que Toxide de zinc combiné à Texcès d*acide sulfurique reste en dissolution. Après avoir séparé le sulfure de cuivre par filtratioB, on fait bouillir la liqueur pour dégager Texlcès de gaz hydrosuIAiH rique qui reste ; on la précipite, après Tavoir concentrée, par le ear* bonate de potasse comme dans le premier procédé rapporte ci-desfOi.
Quelques échantillons de laiton du commerce contiennent aussi de un à deux centièmes d^étain qui se sépare à Fétat de deutoxide quand on opère la dissolution de Talliagc dans Tacidc nitrique.
Alliage de cuivre, de zinc et de nickel. Cet alliage composé de B9 parties de cuivre, de 25 parties de zinc et de 25 parties de nickel, eofrstitue le cuivre blanc ou packfong des Chinois, qui était très-employé par eux autrefois pour la confection de plusieurs vases d*ornemente* De nos jours les arts ont remis en usage ce composé sous le nom d*ar' gentanj en raison sans doute de sa couleur blanche analogue à celle de Targent. On remploie aujourd'hui pour la confection de cuillers et fourchettes et autres objets ; il est très-sonore , a presque la coulenr de Targent et prend comme lui un beau poli.
On peut analyser cet alliage par Tacide nitrique, évaporer la diseo* lution jusqu*à siccité après y avoir ajouté de Tacide sulfurique poof transformer les nitrates en sulfates. Le résidu étant redissous daM Teau, on acidulé la solution avec de Tacide sulfurique, et on y ftôt passer un courant de gaz hydrosulfurique jusqu*à ce que tout le cuivre soit précipité à Tétat de deutosulfure comme dans Tanalyse du laiton, La liqueur séparée de ce sulfure ne renferme plus que le sulfate de nickel et le sulfate de zinc : on y verse un excès d^hydrate de potaeee
3ui après avoir décomposé ces deux sels redissout seulement Toxide e zinc et laisse Toxide de nickel. Ce dernier recueilli sur un filtrey lavé à Teau bouillante, séché et calciné au rouge, donne le poids dn nickel : quant à Toxide de zinc dissous dans Texcès de potasse, on le sépare par le moyen que nous avons rapporté en décrivant Tanalyee du laiton.
Alliages de cuivaE et D*oa. Lorsque ces alliages sont formés de p^ tites guantitéed*or combinées à une assez grande proportion de cuivrfi
Il est possible de les analyser exactement par la voie humide, c*est-à- £re en les traitant par Tacide nitrique qui dissout tout le cuivre et Inse Tor insoluble. Mais il n*en est plus de même quand la proportion d!«r domine , ce procédé fournirait des résultats incertains, il faut •Idts ayoir recours à la coupellation de Talliage après Tavoir uni à 3 M S parties d^argent fin pour en faire ensuite le départ. (Voyez Cou^ pdkfioM^ Analyse des alliages d'or et de cuivre, ) , AuucBs SE CUIVRE ET DE PLATINE. Lc plstinc BU s^alHant au cuivre kk disparaître la couleur rouge de ce métal et produit des alliages ■étiles ou aigres, jaunes ou blancs, suivant les proportions. Ces dliages peuvent être analysés en les mêlant à â ou 3 parties d^argent ii, les Goupellant avec du plomb comme à Tordinaire , et traitant à fbsieurs reprises le bouton de retour par Tacide sulfurique concentré et bouillant qui dissout Targent et laisse le platine. On peut encore dfterminer le rapport de ces deux métaux en dissolvant leur alliage éoM Tacide chloronitreux, évaporant la dissolution à siccité, redissolnot les deux chlorures dans 1 alcool faible, et précipitant le bichlonrede platine par une solution concentrée d*bydrocnlorate d^ammo- Biqne. Le bichlorure de cuivre reste en solution, et il est facile d*en iréeipiter le cuivre soit à Tétat de carbonate, soit à Tétat d^oxide.
^uiAggg D^BTAiN. Plusieurs alliages d^étain sont employés dans les Vis et dans Téconomie domestique. Nous avons déjà fait connaître fiéeédemment ceux qu^il forme avec rantimoinc, le bismuth et le cui- ■Vt; nous nous occuperons ici de ceux qu^il produit avec le fer, le imb et le zinc.
La présence de Tétain dans ces divers alliages est facile à constater PIr ttur traitement avec Tacide nitrique qui sépare ce métal, toujours . iPétatde deutoxide, sous forme de poudre blanche insoluble. Ce caractère pris isolément pourrait cependant faire confondre ces alliages I née ceux qui contiennent de Fantimoine, mais on les en distingue par . li propriété que possède la dissolution des alliages d^étain dans Tacidc 4ioronitreux de se mêler entièrement à Teau sans se décomposer, . tadis que la dissolution des alliages d*antimoine dans cet acide mixte il lroiu>le aussitôt, et laisse déposer de Voxichlorure d'antimoine en fsndre blanche.
- AuiAGE s^STAiN ET DE FER. Quoiquc Tétain puisse s^allier en un d nombre de proportions avec le fer et produise des alliages cas- , plus ou moins fusibles selon le rapport des deux métaux, nous panerons ici que du fer blanc que Ton ne peut, à la vérité, considérer que comme un alliage très-imparfait , formé de fer recouvert plusieurs couches d^étain, dont les unes doivent lui être alliées , et antres simplement superposées.
Les qualités du fer blanc dépendent généralement de celles de
Félsin qui a servi à le préparer, et de la quantité qui est unie au fer;
^ importe de les déterminer dans le plus grand nombre des cas, et
ne peut y arriver qu*eu s'aidant des moyens analytiques que
lit la chimie.
Deux moyens peuvent être employés dans ces sortes de recherches :
firemier consiste à dissoudre un poids connu de fier blanc coupé eu
petits morceaux dans Tacide hydrochlorique, et à précipiter la disso-
lution étendue dVau par une lame de «..
le fer reste en dissolution ; le poids C
du second. Le deuxième procédé coi ,
dans Tacidc chloronitreux, et à évapo , «■
Texcès diacide, le résidu redissous d?
excès de potasse à Talcool qui s'emparr r'«
le peroxide de fer qu^on lave sur un fi'' ■
Quant au deutoxide d'étain, on le sépa d
liqueur alcaline par de Tacide nitrique ; ' -a
celle-ci par un excès diacide hydrochlor* i
de zinc pour précipiter Tétain à Tétat m^'
La présence du plomb dans Tétain ayr* fer blanc, peut être constatée par le procé du plomb, c'est-à-dire par Faction de l'ar-
Alliagrs d^ktain rt de plomb. L^étain e*' proportion par la simple fusion; ils fort' souvent employés dans les arts soit par les * confection des tuyaux dV)rguc, des jouell dure des tuyaux de plomb.
La proportion respective de chaque meta*' l^oureusemcnt par le procédé suivant : on f* tité d*alliagc coupé en petits morceaux avec i dans un petit ballon avec G à 7 fois son poà 30o, et Ton fait chauffer peu à peu. L^acide cet alliage convertit Tétain en deutoxide bla* tonitrate de plomb soluble. On évapore la pour vaporiser Texcès d'acide et on traite co tante pour redissoudre le nitrate de plomb, c d'étain qu'on lave sur un filtre, qu'on dessèche . après calcination jusqu^au rou($e. La quantit de calculer celle de Tétain métallique.
Pour obtenir le plomb oq réunit à la solutit eaux du lava{;e, et on y ajoute un excès de si sulfate de soude qui décomposant le nitrate de } fate de plomb insoluble, qu'on recueille à part... séché et pesé fait connaître le poids du plomb d'autres métaux dissolubles dans Tacide nitrique deux métaux, ils se trouveraient dans la liqueL plomb a été précipité, et on pourrait en constateri réactif*.
ALLIAGES D^ÉTAiN ET DE ZINC. L^étaîu combûné au h, proportions acquiert de la dureté et de la ténacité* sont blancs, quelques-uns sont assez tenaces pour i. au frottement que le laiton.
On peut facilement analyser ces alliages en les ti . . nitrique, qui dissout le zinc et transforme l'étain eu .,. luble, facile à recueillir. La dissolution de zinc préci|. ^ bonate soluble donne du carbonate de zinc qui lavé, .. au rouge ^ laisse de Toxide de zinc pur. Dans le cas o. àe zinc renfermerait du peroxide de fer, il faudrait ^^
r. . lai
rin da CM alliigef ne «oit em-
letmt k bliifier le* moDiiaict
'Ite fraude qui ne permet pu
lie, lUit délrulre m couleur.
lin du opiration* qu'on lui
lutoD de retour ne préienle
. apUli ei eritMllité. Lor«-
Uuoadre Targenl qu'on loi
«udre noire, et la diaiolu-
iione paille par une peiilu
lient *e hire par la toîc caa on coupelle ralliagD ùpaitil par Pacide niini: etl diHOute avec l'ar-
i?D £Mo1*an[ l'alliage
irion juaqu'à (icciié et
re* (Tor et de platine
it^ à cette dÎMoluiioii
métal foai forme d<t
lile i l'adde bjdro-
rndratpeet de l'or
peut le précipiler,
at cette diMOhilioii
iniaqae qui l'unil
compoié trèa-peu
wn miUnx if
ta parlant dei
lâO ALL
par la voie humide est nommée dépari inverêe, parce qu'en effet die est contraire au résultat qu*on obtient dans le départ de Tor
qu*on obtient dans le départ de Tor par Tacide nitrique ou par Tacide sulfurique ; Targent est dissous dans cette opération, tandis que dans la première c^est Tor qui se trouve en dissolution.
ALLIAGES D*OR ET DE CUIVRE. Lc cuivrc en s^alHaut à Tor n^en change as la couleur, mais en diminue la densité et en augmente la dureté, les alliages qui forment l'or monnayé et ourragé, doivent être analysés par la coupellation. (f^oyez ce mot.) Mais cette opération qui demande nécessairement une prise dressai au moins d*un gramme ne peut être pratiquée sur les petits objets fabriqués en alliage d*or et de cuivre.
Pour essayer et déterminer le titre des bijoux d*or, on a recours à une opération particulière désignée sous le nom ôi opération dm touchau.
Ces essais au touchau ont été établis pour les objets d^or dont It légèreté et la délicatesse ne permettent pas d^en prendre, sans les altérer, des quantités suffisantes pour Fessai au fourneau de coupellation.
L*opération du touchau consiste à frotter Tor qu^on veut essayer sur une espèce de trappe noir et poli '(vulgairement désigné sons te nom de pierre de touche), et à y former une touche pleine d*environ deux ou trois millimètres de large, et de quatre de long ; on compare cette trace formée par Tor qu*on essaye avec les traces de différenti alliages d*or et de cuivre dont les titres sont parfaitement connus, la couleur de la trace de ces alliages qui se rapproche le plus de celte de Tor qu*on examine est un indice approximatif de son titre, enfin on étend doucement et également sur la trace d*or, soit avec un tube de verre, soit avec un bout de plume, une goutte d^un mélange de 98 parties d'acide nitrique pur à 1,540 de densité, de 2 parties d*acide hydrochlorique de 1,173 de densité et 25 parties d*eau distillée.
Si, au bout de 7 à 8 minutes, la touche a conservé sa couleur et soB brillant, c^est une preuve que Tobjet est au titre ordonné par la loi, mais lorsque la trace prend une couleur brune de cuivre brûlé, et qu^en essuyant légèrement la pierre il reste beaucoup moins de matière, on peut être certain que Tobjet est au-dessous du titre 760, et par conséquent mauvais.
Yaiiquelin, dans son Manuel de V essayeur, auquel nous avons emprunté une partie de cet article, assure, par oes essais nombreux qu*il a faits, que Tacide nitrique pur n*a nulle action sur certains alliages d*or et de cuivre, et que plus le titre de Tor est élevé , plus la liquenr acide pour le touchau doit contenir diacide hydrochlorique; la meilleure proportion pour cette opération est celle que nous avons indiquée ci-dessus.
La qualité de Talliage ayant été déterminée par Topération du touchau, on marque d*un contrôle les bijoux qui en sont formés, afin que Tachetcur ne puisse être trompé sur leur véritable titre.
Alliages i>*or et de platike. L^or s^unit aisément au platine k une douce chaleur, c*est en raison de cette affinité qu^on emploie Tor pour boucher les gerçures qui se font dans les vases de platine. Allié à une petite quantité de platine il perd sa couleur jaune, devient blane,
Mmt el très-réfractaire. Qnoiqu^aucun de ces alliages ne soit emijé, on a cependant cherché quelquefois à folsifier les monnaies
;lionjours facile à distinguer dans le cours des opérations qu* il snbir. Ainsi par la coupellatiou le bouton de retour ne présente s le phénomène de Téclair, il est gris, aplati et cristallisé. Lorsi^on le traite par Tacide nitrique pour dissoudre Targent qu*on lui qoaté, il laisse déposer du platine en poudre noire, et la dissolum d'argent qu*on obtient est colorée en jaune paille par une petite notité de platine.
L'analyse des alliages d*or et de platine peut se faire par la voie che et par la voie humide. Dans le premier cas on coupelle Talliage «c 2 à 5 fois son poids d^argent fin, et on départit par Tacide nitrile; si la proportion de platine est petite elle est dissoute avec Parsnt par cet acide.
L'analyse par la voie humide se pratique en dissolvant Talliage IBS Tacide chloronitreux, évaporant la dissolution jusqu^à siccité et idissolvant dans Teau distillée les deux chlorures d'or et de platine û forment le résidu. Le protosulFate de fer ajouté à cette dissolution Mhnt le deutochlorure d*or et en précipite le métal sous forme de ondre brune qu'on lave à l'eau d'abord et ensuite à l'acide hydro- Uoriqne faible. Cette poudre calcinée au rouge prend l'aspect de l'or iftt. Quant au platine qui reste en dissolution on peut le précipiter, Bit par une lame de zinc distillé, soit en concentrant cette dissolution i y ajoutant une solution d'hydrochlorate d'ammoniaque qui s'unit deutochlorure de platine et forme avec lui un composé très-peu Diable dans l'eau froide.
Alliages de plomb. Le plomb forme avec plusieurs métaux des Diages assez importants par leur usage; nous avons signalé ceux [■'il produit avec Vantimoinej le bismuth et Vétain, en parlant des lliages de ces derniers. La présence du plomb dans ces composés est ■Ole à constater par la propriété dont il jouit de se dissoudre dans 'aâde nitrique faible et de rormer tine dissolution d'où l'on précipite ■cilement le plomb à Tétat de sulfate insoluble en y versant une soinion de sulfate de potasse ou de soude; et c'est toujours à cet état de iolfote de plomb que dans les recherches analytiques le plomb est dosé.
Allugbs de zinc Les seuls alliages qui soient employés dans les arts Nmteeux que ce métal forme avec l'étain et le plomb ainsi qu'avec le nùrre, dont nous avons déjà parlé plus haut.
Le zinc en s'unissant à l'étain donne un alliage peu ductile, mais lor et sonore; combiné en certaines proportions au plomb il en ingmente la dureté et le rend plus apte à recevoir le poli.
La présence du zinc est constatée dans ces alliages en les traitant pir l'acide nitrique qui transforme ce métal en nitrate de zinc soluble; nais pour le démontrer il est nécessaire, si le plomb fait partie de TaDiage, de le précipiter d'abord par le sulfate de soude, et d'essayer entoite la dissolution par les solutions de potasse et d'ammoniaque qui f produiront des précipités blancs, solubles dans un excès de ces ilnlia.
lâs amâ
ALUMINE. Nom donné par les anciens chimistes à la base d
au*ils regardaient alors comme une terre, mais que les expé es chimistes modernes ont démontré être Toxide d*un métal ^ lier qu*ils ont appelé aluminium.
L^alumine est une des substances les plus abondamment rép sur le globe. Ou la trouve que1(|uefois à Tétat de pureté, mais souvent combinée à certains acides comme dans les argiles, l spaths, le mica et un très-grand nombre d*autres minéraux.
Propriétés, Â Tétat de pureté Talumine se présente à Pétat < dre blanche légère. Elle n^a ni saveur, ni odeur, mais happe à gue, et y adhère en en absorbant Thumidité. Sa densité est de 3,0 est infusible au feu ordinaire.
Composition. Cet oxide est formé de :
Aluminium 55,3 ou 3 atomes.
Oxigène 46,7 3 atomes.
Sa formule =» AL» 0' ou Al.
Caractères distinctifs. Au feu du chalumeau Talumine ne chai d*aspect, elle fond seulement avec le borax, et se transforme verre diaphane; mouillée avec la solution de nitrate de coba donne, au moyen d*une insufflation énergique, une belle couleui
Sa solubilité dans la potasse caustique, la propriété qu*elle a < ner dcFalun qui cristallise facilement lorsqu^on la combine à sulfurique et à la potasse, peuvent encore servir à la distingt antres oxides métalliques.
ALUMINIUM. Radical métallique de Talumine qui a été isol la première fois en 1828, par M. Wohier.
ALUN. Nom technique sous lequel on désigne vulgairement fate d'alumine et de potasse, ou le sulfate d'alumine «t d'ammou {\ oyez Sulfates,)
AMALGAMES. On désigne sous ce nom particulier les compoi le mercure produit avec les autres métaux. Ils sont tantôt liqu lantôt solides : liquides lorsque le mercure est prédominant, i lorsqu'il est en moins grande quantité gue le métal auquel il e Ils sont tous blancs, brillants et susceptibles de cristalliser.
Exposés à Tair, ceux formés par des métaux oxidables s*a] plus ou moins promptement; le calorique les décompose tous en ei tilisant le mercure , ce qui permet non-seulement de reconna présence de ce métal dans les alliages , mais encore d'en estii quantité en chauffant l'amalgame dans une petite cornue de verre
L'acide nitrique agit à l'aide d'une douce chaleur sur tous les games, il dissout toujours le mercure quelquefois avec les raétai lui sont unis, d'autres fois en les oxidant seulement et les sept l'état d'oxides , enfin à l'égard de ceux qui sont inaltérables p acide il y a élimination de ceux-ci par suite de la dissolution du Gure dans l'acide nitrique qui passe à l'état de protonitrate deutonitrate acide.
Amalgame d'argrnt. Cette combinaison employée dans les arti
AMI
iter le cuivre , le laiMn et le bronze , a beaucoup de tendance à lier quand elle est formée de 3 parties de mercure et de 1 partie it: une plus grande quantité de mercure la rend molle et très* . Cet amalgame n^éprouvc pas d'altération dans son contact avec ; il se décompose par la chaleur en fournissant du mercure qui se lilise et de Targent fixe qui reste en une masse d'un blanc mat. itnalyse est par conséquent facile à faire. L*amalgame qui sert à iKpnier le cuivre est formé de 1 partie d'argent et de 8 parties de liocore.
AiuLGAME DB BISMUTH. Lc mcrcurc forme avec le bismuth une cbm-
Aniion en partie liquide et en partie cristallisée, qui devient complé-
IfeBeiit fusible à une température peu élevée. Cet amalgame liquéfié et
Wtd jouit de la propriété de s'attacher en refroidissant au verre avec
JNpel on le met en contact, ce qui permet de l'employer pour étamer
■îèriearement des ballons ou des nouteilles de verre : il se prépare
frectement comme tous les autres amalgames^ en ajoutant à 1 partie
l^bismath fondu 4 parties de mercure échauffé à environ SOQo.
AiiLGAMB d'étain. Gc composé formé de 3 parties de mercure et de
jpirtie d'étain est mou, brillant; il cristallise facilement en cristaux
jMiqiies : à parties égales il est très-solide. C'est cet amalgame qui
•M a étamer les glaces. Les miroitiers tirent parti de celui qu*ils dé-
Meit des vieilles glaces et qu'on désigne sous le nom de grattures.
Rkt distillant dans une marmite de fer surmontée d'un couvercle
1 2^ et communiquant avec un tube qui se rend dans un vase rem-
jp^etn, ils savent en retirer le mercure et obtenir l'étain.
^ttfiiMB D*OR. Le mercure a une si grande affinité pour l'or qu'il 2^coBd)iiie facilement avec lui et produit un amalgame blanc, mou, *il^f qui peut cristalliser lorsqu'il est avec excès de mercure. Sa- ^^er cet amalgame est solide et assez dur, il se ramollit quand ^ le fait chauffer légèrement, mais une plus forte chaleur le décom- IJlBetror reste pur. Il se prépare comme l'amalgame d'argent. On •'•Mrtordinairementpour dorer le cuivre, le laiton et même l'argent. ||Uial^te de cet amalgame peut être faite car la chaleur, ou par '*de nitrique qui dissout le mercure, et laisse l'or sous forme de Wre brunâtre.
^KIDON. Principe immédiat, organique, qu'on rencontre dans un
Piod nombre de végétaux. On désigne vulgairement encore sous le
^^ficulece principe lorsqu'il a été extrait des pommes de terre.
, ^'amidon existe dans toutes les graines des différentes espèces de
t'**^ et celles des autres graminées; dans beaucoup de racines ali-
IftT!^'? et dans la tige de plusieurs plantes monoçotylédones, etc.
I^frueipe étant libre dans les différentes parties des végétaux qui le
^^cnnent, et déposé dans les cavités du tissu cellulaire des plantes,
IJ^iNient le plus souvent par des opérations mécaniques.
^'friités, L*amidon ( ou fécule amylticée), quelle que soit la plante
'^<>Bra retiré, se présente toujours sous forme de petits grains
'*'i brillants, de différente grosseur, et sans aucune texture cris-
D*après les intéressantes recherches microscopiques de M. Ras-
'idiaque grain d'amidon est formé d'une espèce d'enveloppe
*""itaire, close de toutes parts et contenant une matière itaivsi^^-
184 AMI
rente d*a8pect gommeux, soluble dans Tean froide, qui a été nom dans ces derniers temps amidine par quelques chimistes et aiiifdl par d*autre8. La partie tégumentaire qu*on a désignée sous le n d'atnidin, est insoluble dans Teau froide, et parait être uae modii tion de la première substance, diaprés M. Payen. La forme et le d mètre des grains d^amidon des diverses plantes sont très-yariab)es| général ils sont plus ou moins sphériques , quelques-uns sont tr réguliers, d^autres plus ou moins comprimés et aplatis sur dhr points de leur surface.
Leur diamètre varie de 0«nm,005 à 0«»nB,020.
Leur densité est peu variable d*une espèce d^amidon à une m espèce : elle est, terme moyen, de 1,550.
Considéré d^une manière générale, Tamidon est insoluble di Teau froide et dans Palcool : dans Teau bouillante il se gonfle el résout en un liquide épais, aemi-transparent et mucilagineux ooii sous le nom d'empois. Tant que Penveloppe extérieure est intiN Tamidon n^est pas attaqué par Teau froide ; mais lorsqu^on le brol sec dans un mortier, cette enveloppe se trouve peu à peu brisA alors la substance interne de ramioon est susceptible de se dissow dans Teau froide et de former une solution qui devient d*un h bleu dUndigo par la teinture d*iode.
La solution d'amidon faite dans Teau bouillante et refroidie, { sente le même caractère, mais si Ton vient à chauffer la liqueuf lorée jusqu'à + 89 à -4- 90, elle se décolore peu à peu et devient I à la fois incolore à cette température, mais en refroidissant reprend peu à peu sa couleur primitive. Ce produit coloré que ii avons étudié et désigné sous le nom d'iodure d'amidine présente ei autres propriétés d'être décomposé par le chlore, le brème, le pi phore, le zinc, le fer, les acides phosphoreux, les sulfures, les solut alcalines et la solution de bichlorure de mercure.
Composition. L*amidon, d'après les analyses de MM. Gay-LoJ Thénard et Berzélius est formé de :
Oxigène 49,076 ou 6 atomes.
Carbone 44,250 7 atomes.
Hydrogène 6,674 13 atomes.
Sa formuler 06 C7 H'^
Caractères distinctifs. On peut facilement les établir, diapré que nous avons rapporté en parlant de ses principales propri physiques et chimiques. Quant aux moyens de distinguer une es; d^amidon d^une autre , il n'est pas possible d'arriver à cette détei nation , si ce n'est entre la fécule de pomme de terre et les ai: fécules en raison de la grosseur et de la forme de ses grains; tu fèis le volume et la forme des grains d'amidon extrait de la m plante sont assez variables entre eux pour qu'il soit facile d'être vent induit en erreur. D'après M. Raspail les plus grandes dimeni des grains des diverses fécules amylacées sont : de 1/8 de milUtf pour la pomme de terre; 1/14 pour l'avoine; 1/20 pour le frome
AMI
le; 1/40 pour Forge et le maïs ; 1/100 ponr Tiris et 1/400 pour
let.
)§Bê. Indépendàmraent des applications étendues de Tamidon
*éGoaomie et plusieurs branches de Tindustrie, ce principe est
il aussitôt une couleur bleue et un précipité de la même cou- >las ou moins intense, suivant la proportion dUode libre qui ave dissoute dans le liquide qu^on examine. Stromeyer a an- ! qu*on pouvait reconnaître par ce moyen 1/400,000 d^iodc libre, lotion ; mais les essais que nous avons faits ne nous ont jamais il de reconnaître cette petite fraction, mais seulement 1/200,000 M le prouve le résumé suivant que nous avons publié en 1832 le Jtmmal de Chimie médicale.
QUANTITÉS *îode en solution dans Peau.
COULEUR de la solution.
Teinte ambrée pâle.