‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 28 sur 107 · DES H · texte numérisé non relu

DES H

DÏGBtS

de

t^maui.

C«rl[er.

tï»itnaui.

Cartier.

léiimaui.

CarlEer.

le

ia,70

SO

SI

IS

sa

lodépcndammeDl de cet 1 a bien us rinatruclion en renFerme on piDd nombre pour le* currL'ciioiis reinrivcs à la température au- «Mui de -I- 15" ou Bu-de»oiis de celle teropéralure.

ALU&GES. On détigne mu* ce nom Jei iwDipoté* <yie \«» 4lvt«,T«

métaux, excepté le mercure, peuvent former entre eux. Le nom d'il malgamea est particulièrement affecté aux combinaisons que contract ce dernier métal. 1/union des métaux déterminée par des affiniti plus ou moins fortes , peut en apparence se faire en toutes propoi tions} mais il est démontré par un grand nombre d^exemples quec< sortes de combinaisons doivent être toutes véritablement formée dans des rapports atomiques simples, et que si on observe le contraii pour les alliages les plus employés, c^est que par la 1i<juéfaction i sont généralement solubles les uns dans les autres, ainsi que dans h métaux eux-mêmes.

Tous les alliages partagent à divers degrés les propriétés physiqui des métaux qui les composent. Ils sont solides, excepté les amalgam< dans lesquels le mercure prédomine, brillants, bons conducteurs < Télectricité et du calorique. Leur densité est tantôt supérieure, tant inférieure à la moyenne de celles des métaux composants; leur fus bilité plus grande que celle de leurs éléments ; leur dureté, leur du* tilité et leur malléabilité très-variables. En général tous les alliagi formés par des métaux cassants, le sont eux-mêmes j ceux formés pi un métal ductile et un métal cassant, sont cassants si les deux métac sont unis en quantités égales, et partagent la propriété de celui qi prédomine ; enfin dans les alliages des métaux ductiles à proportioi égales, il y en a autant de ductiles que de cassants ; mais lorsque Vt des métaux est très-prédominant, ils sont le plus souvent ductiles.

Les alliages fondus se comportent comme les métaux en refroidi sant ; à une haute température, ceux qui contiennent un métal volai sont décomposés en tout ou en partie; quelquefois une séparatic incomplète a lieu entre les métaux inégalement fusibles, lorsqu^on !• expose à un certain degré de chaleur, c^est même sur ce princi] qu^est fondée l'opération désignée dans les arts sous le nom ae liqu* tion.

Les propriétés chimiques des alliages se rapprochent beaucoup < celles des métaux qui les constituent, à part quelques-uns cependai qui s'en écartent sous plusieurs rapports.

L'utilité de plusieurs de ces composés artificiels nous engage ici les indiquer en décrivant les procédés analytiques, auxquels on do les soumettre, pour déterminer dans quels rapports leurs élémen sont combinés.

Alliages d'antimoine. L'antimoine combiné au plomb et à l'étaii produit deux alliages très-employés ; le premier forme la base d caractères typographiques ; le second sert à la composition des plai ches à graver la musique et à la confection de certains vases ou gob lets ; en général l'antimoine durcit ces deux métaux et les rend moii ductiles; l'acide nitrique faible attaque ces alliages à une douce ch. leur en transformant l'antimoine en acide antimonieux insolubh l'eau régale les dissout et produit une dissolution que l'eau décompa en transformant le protochlorure d'antimoine en oxichlorure in8< lubie.

Alliage d'antimoine et d'ktain. Cet alliage est blanc argentin , di et légèrement sonore; son analyse ne peut être faite par l'acide n trique qui oxide ces deux métaux en les rendant insolubles, mais l'es

ÂLL 1(KS

régale peut très-bien servir à cette opération. Une certaine quantité cTalliage étant dissoute dans Peau régale, on étend peu à peu la dissolution d*eau distillée jusqu^à ce qu^eile commence à se troubler légèrement , et on y plonge une lame d*étain. Le protochlorure d^anti- Boiae est décomposé par ce métal , Tantimoiné précipité sous forme de pondre noire doit être lavé, recueilli et séché à ■+• lOO». Son poids èbimt de celui de Talliage fait connaître celui de Tétain qui lui était lui. Ce résultat ne peut être considéré comme exact qu^autant que r<Ri s*est assuré par quelques expériences préliminaires qu*il n*y avait pas d^autre métal combiné à rantimoine.

Lorsque la proportion d*antimoine ne s^élève qu^à un vingtième , Taiialyse peut être effectuée au moyen de Tacide hydrochlorique coneoitré qui dissout Tétain et laisse Tantimoine sous forme d^une poudre noire, métallique. M. Ghaudet, h qui Ton doit cette observation, propose donc pour analyser ces alliages de les fondre d^abord avec assez d^étain pnr pour que la proportion d^antimoine ne s^élève au plus qu^à 1/20, ce qui exige quelques essais préliminaires qu^on peut négliger par le premier procédé.

L*aniage formé de 10 parties d^antimoine et de 90 d^étain est employé à la eonrection des planches à graver la musique ; celui composé de Imparties d*antimoine et 88 d'étain, est usité en Angleterre pour composer des gobelets ou autres vases à boire ; il est connu en ce pays tous le nom de pewter,

Alliacb d*antimoine et se plomb. Cet alliage formé dans les proportioos de 90 parties d^antimoine contre 80 parties de plomb, constitue la matière avec laquelle on fabrique les caractères d*imprimerie. L*analyse de cet alliage est assez simple et sVxécute facilement; après aroir pesé une certaine quantité d^alliage pulvérisé (5 grammes) , on lintroduit dans un petit ballon , et Ton verse dessus 6 à 7 fois son poids diacide nitrique pur à 50», puis Ton expose le tout à Taction d'une douce chaleur ; les deux métaux s'oxident aux dépens de Tacide ntrique , d*oû résulte de Tacide antimonieux qui se précipite sous forme d*une poudre blanche insoluble et du protonitrate de plomb sohibledans leau. La réaction étant terminée, on ajoute de Teau distillée et on jette sur un filtre pesé le résidu qu*on lave bien à Teau bouillante. Ce résidu séché au rouge obscur, et ensuite pesé, fait connaître par son poids la proportion correspondante d^antimoine pur. (Toyez acide aniimonieux, sa composition.)

La liqueur d*où Facide antimonieux a été séparé par la filtration , ^nt réunie aux eaux de lavage, on la précipite par une solution de tnlfete de soude ou de potasse qui isole tout le plomb à Tétat de sul- ^ insoluble. Ce sel recueilli, lavé, séché et pesé, permet de calculer aisément la proportion de plomb métallique. Dans le cas où du cuivre etda fer existeraient dans cet alliage les deux métaux se trouveraient dans la dissolution après la précipitation par le sulfate de soude, et on pourrait les reconnaître soit par Tammoniaque, soit par la solution ^ cyanui*e de fer et de potassium.

Alliages b*irgent. L^argent uni au cuivre dans différentes proportions, produit plusieurs alliages qui sont très-employés dans les arts. Ce sont ces divers alliages qui constituent Targent mouiia^ë eX c.^\r

qui sert à la bijouterie et Torfévrerie. L^addition du cuivre à l'argent a pour but de le durcir et de le rendre plus propre à conserver les formes que Fart lui donne.

Dans le commerce on désigne sous le nom de titre de Targent, la quantité d'argent pur contenue dans ces alliages. Le poids de ces alliages étant supposé égal à 1000, on exprime en fraction ordinaire la proportion d'argent qui s'y trouve ; ainsi Ton dit que l'argent est an titre de950/1000, 900/1000^ 850/1000, lorsqu'il contient sur 1000 parties 950, 900, ou 850 parties d'argent ; d'après ce que nous venons d^établir, on voit que l'argent fin ou pur doit être exprimé par lOOO/lOOO.

Deux procédés sont usités pour analyser les alliages d'argent et de cuivre. Le premier, désigné sous le nom de coupellation, est d^une origine très-ancienne, il consiste à tenir l'alliage en fusion avec une certaine quantité de plomb dans une coupelle faite en cendre d'os; les métaux oxidables par l'air sont entraînés avec Toxide de plomb dant la coupelle, et le poids de l'argent qui résiste à l'oxidation faitXïonnaitre le titre de l'alliage. Cette opération soumise à l'influence de circonstances très-variables, et particulièrement à celle de la température du fourneau qu'il n'est pas au pouvoir de ressayeur de maîtriser entièrement, fait accuser trop bas le titre de ralliage. Une longue expérience a démontré en effet que la coupellation fournit des résultats tels que le titre des matières essayées est de quelques millièmee trop bas: mais encore que la coupelle ayant servi à ces essais recèle environ le double de rar|rent qui manque, et que, par conséquent le bouton d'essai n'est jamais entièrement fin et doit retenir une petite quantité de plomb et de cuivre égale à celle de l'argent en excès.

C'est d'après ces considérations qu'une commission, nommée, en 1829, par M. le ministre des finances, a adopté, sur la proposition de M. Gay-Lussac, membre de cette commission, le nouveau procédé sur l'essai des matières d'argent par la voie humide.

Quoique ce procédé ait remplacé, à l'hôtel des monnaies et au bureau de garantie de Paris, le premier procédé, nous décrirons cependant l'opération de la coupellation en son lieu, car elle est encore pratiquée par les essayeurs de plusieurs villes de France et de plusieurs pays.

Le nouveau procédé d'essai par la voie humide que nous allons décrire consiste à déterminer le titre des matières d'argent par la quantité d'une solution titrée de chlorure de sodium pur (sel marin), nécessaire pour précipiter exactement l'argent contenu dans la dissolution d*un poids donné d'alliage.

L'alliage dissous préalablement dans Tacide nitrique pur, est mêlé à une solution titrée de sel marin qui précipite l'argent à l'état de chlorure tout à fait insoluble dans l'eau et les acides, et on détermine la quantité du chlorure précipité, non par son poids, ce qui serait peu sûr et surtout beaucoup trop long, mais par le poids ou le volume de la solution titrée qui a été employée pour cette opération. Le terme de la précipitation est indiqué par la cessation de toute nébulosité, lorsqu'on verse graduellement la solution de sel marin dans celle du nitrate d'argent. Par ce procédé un milligramme d'argent est rendu très-sensible dans un poids de liquide de cent grammes; un demi^ mlUîgramme et même un quart de milligramme peuvent encore être

;aés, si toutefois la dissolution est parfaitement limpide ayant ion du sel marin.

opérant sur un gramme d^argent pur, la solution de sel marin re telle qu^il en faille cent grammes si Ton mesure au poids, ou ntimètres cubes à + lOo si Ton mesure au volume, pour prétout l^argent; cette quantité de sel marin est divisée en mille appelées millièmes.

ître d^un alliage d*ar^ent est en conséquence donné par le e de millièmes de solution de sel marin nécessaire pour préciargent contenu dans un gramme de cet alliage.

Description du procédé,

lésigne sous le nom de dissolution normale de sel marin la disn titrée de ce sel qui peut être mesurée au poids ou au volume, mière mesure, indépendante de la température, est plus prédis d^une exécution plus longue; la seconde qui exige moins de présente une exactitude suffisante, mais elle demande quelques ions dépendantes de la température.

9lution normale peut être préparée en dissolvant 51^,427 de sel pur et sec dans 9948^,573 d^eau; 100 grammes de cette soluecipiteraient exactement un gramme d^argent pur. On la pèse ae burette de la capacité de 120 grammes, et munie d^un tube bé comme le représente la fig. 1.

Fig. 1. Fig. 2. Fig. S. Fig. 4.

e burette, de la capacité de 115 à 120 grammes, est divisée en aes, et chaque division gui fait connaiire le poids d«\a %^^>À»a

Page 1