‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 37 sur 107 · BON · texte numérisé non relu

BON

Fiîde d*ime donce chaleur, ce composé est détruit, il devient immédbitement yert-iaunAtre, puis jaune ocracé par le peroxide de fer hydraté qui s*est formé, et la liqueur alcaline jaune citron qui en provient letroiiye k Fétat de cyanure de fer et de potassium. Cette solution fikrée jouit de la propriété de reproduire du bleu de Prusse en In rOBettant en contact avec du persulfiate acide de fer ou un sel quelconqae de peroxide de ce métal ;

8» Les aolutions d^ammoniaque, de chaux et de barite, se comportent avec le bleu de Prusse comme les alcalis précédents.

Les matières étranp^ères cjuc Ton mélange le plus ordinairement au Uea de Prusse, sont Talumine et le carbonate de chaux ou craie ; cette dernière substance est surtout ajoutée au bleu de Prusse à Tétat de pâte qn*on emploie dans la fabrication des papiers peints.

La quantité de ces matières peut être déterminée par diverses méthodes. La proportion d^alumine serait déterminée en calcinant un pnds connu de bleu de Prusse, et traitant le résidu rougeàtre formé de peroxide de fer et d^alumine, par deux fois son poids de potasse canstique dans un creuset d^argent. L^alumine s'unit à la potasse et forme un composé soluble dans Teau, d^où on peut la précipiter en ntnrant la liqueur alcaline par un acide ; on constate ensuite que le KÔda calciné avec la potasse est bien du peroxide de fer en le dissol- Tint dans Facide hydrochloriqne.

La présence de la craie dans le bleu de Prusse en pâte, employé dans la coloration des papiers, se reconnaît à reffervescence vive qu^il produit en le mettant en contact avec un acide faible. Pour en déter- ■iner là quantité on traite à froid un poids de ce bleu par un excès d*ieide hydrochlorique faible, le carbonate de chaux se dissout avec eioTescence, et le bleu de Prusse insoluble se sépare; on le recueille ar an filtre, pesé d^avance, et après Tavoir desséché à -f- 100, on en prend le poids. Il est nécessaire d^estimer aussi la quantité d'eau contenue dans ce bleu en pâte en en desséchant une portion.

On compose aussi pour les besoins des arts une combinaison d'amidon et ae bleu de Prusse assez estimée par sa belle nuance, mais sa préparation est encore tenue secrète. On reconnaît facilement la préwne de Tamidon dans ce bleu en le faisant bouillir dans Teau, car la Uqoeor filtrée devient aussitôt d\in bleu d'indigo par la teinture dwde. En faisant digérer ce bleu de Prusse particulier avec de l'acide atforique étendu, l'amidon est dissous et le bleu se précipite sans ardr éprouvé d^altération.

Utagea. Le bleu de Prusse est très-employé dans la peinture, soit i la gouache, soit à l'huile. Dans les arts chimiques on en fait usage ponr obtenir le cyanure de mercure, et le cyanure de fer et de potmînm.

8uD Thbnabo. Dans le commerce on donne ce nom à la couleur blene préparée avec le sous-phosphate de cobalt mêlé d'alumine, pour rtppeler le nom du chimiste qui en a fait le premier l'application aux arts. (Voyez Phosphate de cobalt.)

BONBONS. Leur coloration par des substances minérales ou organifWf nuisibles. Plusieurs observations ayant signalé les dangers survenus k la suite de l'ingestion dans l'estomac de bonbons o\\ dv^^^^cs»

Page 1