BON
colorés par des substances vénéneuses ; et des règlements de police ayant enjoint aux confiseurs, distillateurs, etc., de s^abstenir de Teaploi de ces substances dans leur art, nous devons en les indiquant id présenter les moyens de les reconnaître par des procédés simples.
Les substances dont il est défendu de faire usage pour colorer kt boubons, pastillagcs, dragées, etc., sont pour les couleurs jaunes, le jautie de chromo ^ la gomme gutte; pour les couleurs vertes, U rert do Sc.héclo et d^ Schweinfurt; pour les couleurs rouges, le mi' nitimy et le sulfure rouge de mercure ou le vermillon. Tontes ces {H^* parations étant insolubles dans Teau à Texccption de la gomme gutte qui s^ dissout en partie, on peut les isoler en mettant en contact avM (le Tcau froide une certaine quantité de ces bonbons ou sucreries qni dissout le sucre et les diverses matières extractives qui en forment la base. La solution étant abandonnée à elle-même', laisse déposer la substance insoluble qu'on lave à plusieurs reprises et qu'on reçoit ensuite dans une petite capsule pour la dessécher à une douce chaleur.
Le jaune de chrome ou chromatede plomb se reconnaît facilement: 1" En le fondant au chalumeau avec du borax vitrifié, il donne nn verre coloré en vert d'émeraudc ; calciné avec un peu de soude sur le charbon, il donne au feu de réduction des grains de plomb. So En le faisant bouillir avec une solution de carbonate de potasse qui le décompose en donnant naissance à du chrômate de potasse. La solution iFun jaune citron étant saturée par Tacide nitrique, devient orangée et précipite en rouge les solutions de protonitrate de mercure et d^argent, n en jaune la solution d'acétate ou de nitrate de plomb.
La gomme gutte se distingue h Témulsion jaune que forment aree Peau les bonbons qui contiennent une certaine quantité de cette gouime résine. Pour la séparer et la reconnaître, on traite directement les bonbons par de Talcool rectifié et on ajoute à la solution alcoolique <1e Peau.
D'après un auteur cette gomuie est de se redissoudre fluencc de quelques gouttes d'ammoniaque.
Le vert de Schéele, qui est un arsénite de cuivre et le vert de Schumn^ furty qui est composé d'acétate et d'arsénite de cuivre, se reconnaissent surtout à l'odeur alliacée qu'ils exhalent lorsqu'on les calcine soit an chalumeau soit en les mettant sur un charbon ardent. Chauffées dans un tube bouché après les avoir mêlées avec un peu de flux noir, ces préparations donnent un sublimé d'arsenic métallique.
Quant au minium, on le distingue du vermillon en ce qu'il devient brun-puce par l'acide nitrique, que calciné sur un charbon, il fournit des globules de plomb. Le vermillon inaltérable par l'acide nitrique froid change de couleur et brûle avec une flamme bleuâtre et Todenr du soufre lorsqu'on le projette sur des charbons; calciné dans un petit tube avec un peu de limaille de fer, il fournit du mercure métallique.
Les substances qui peuvent être employées sans inconvénient par les confiseurs pour les bonbons, pastillagcs, dragées, etc., etc., sent pour les couleurs bleues : V indigo et le bhu de Prusse; pour les cou- )f*tirs ronges, la cocheuUlej le carmin^ la laque carminée j la laque du