CHA
Cendres bleues. Nom donné dans les arts à une beHe couleur ciel qui est formée d*un mélange d^hydrate de chaux et d*hydr deutoxide de cuivre.
GËTINE. Nom scientifique sous lequel on désigne en chimie U de bcUeine.
CHALUMEAU. Instrument employé en chimie et en minéral des essais pyrognostiques sur les substances inorganiques, dont 1 est d*étudier le mode d*action de la chaleur sur ces corps, leur ( lité, seuls ou mêlés à des fondants, Taspect et la couleur du coi vitreux qui en résulte, pour déduire de ces caractères leur nato celle de certains éléments qu^ils contiennent.
Le chalumeau le plus simple, souvent employé par les ouvri< métaux, consiste en un tube creux de verre ou de métal plus ou i conique, courbé à angle droit vers une de ses extrémités, tand! l'autre est évasée pour être reçue entre les lèvres. ( f^oy«s ci-c
Fig. 1. Fig. 2. Fig. 3.
Les figures 2 et 3 représentent deux chalumeaux à réservoi manière à recueillir Thumidité que Tair de la bouche qu*on y soi
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•■t «fmccruîn temps. Le ehaloiiieBo fi§, \ tA plot para cnqilojé par les chimistes et les minéralogistes. On le ibnc, en laiton on en argent. LVxtrémité effilée <k>it être r on petit ajutage en platine qui a Tavantage de ne pas se
y souffle de rair en gonflant les joues, emplit d^air et par la contraction des muscles buocinateurs iffice de soufflets , cet air passe dans le chalumeau et est flamme d*une matière en combustion telle que chandelle, lampe à Thuile. On (ait ainsi jaillir une petite lance de produit un très-haut degré de chaleur sur les eorps qu'on son trajet. Cette insufflation , quelque simple qu elle pa> ente d*abord une certaine difficulté que Ton peut vaincre ague habitude dans remploi du chalumeau.
!ant avec le chalumeau un courant d*air continu dans le e flamme, on voit apparaître devant Touverture du bec une ngée et horizontale (a 6), d^un bleu violet dans sa partie blanche à Textérieur comme le représente la ligure*
trémité antérieure (b) de cette flamme bleue, est le lieu de la température , capable de fondre ou de volatiliser des sublesquelles la flamme, livrée à elle-même, n'a qu'une action
effectuer encore avec le chalumeau les phénomènes de Voxi- ; la réduction des corps. L'oxidation des corps est produite es chauffe devant la pointe extrême c de la flamme où toutes combustibles sont bientôt saturées d'oxigène; en s'écartant avant de cette extrémité, l'oxidation s'opère mieux surtout r rouge naissant.
La rédaction, (Taprès les notions publiées par M. Berzélius dans traité spécial de remploi du chalumeau, est produite en soufflant ^'^^ un bec fin qu*on n^en^age pas trop dans la flamme, et en dirige ^^ sur la matière à désoxider la partie blanche et brillante de la flami^^ de manière à ce qu*elle renvironne de tous côtés, et la mette à VtÊf^i du contact dcTair. (Berz., Traité du Chalumeau , page 33.)
Pour chauffer un corps au chalumeau on en place un fragment sH^ un support et Ton dirige la flamme sur le fragment ; les supports {M*** Tcnt être de différente nature, un morceau de charbon oe boisiMf calciné et surtout celui fait avec le bois de pin qui ne pétille pas, etfl# donne presque pas de cendres ; une feuille mince de platine ou uai • petite cuiller de ce métal pour s'opposer à la réduction du support ei . charbon. Enfin dans les essais pyrognostiques on emploie des tubes di • verre ouverts par les deux bouts, de deux pouces de long sur une à deux lignes de diamètre, et de petits matras ou tubes de verre boucUf : par un bout.
Les premiers sont employés pour griller, soit à la flamme du eha* « lumeau, soit avec une lampe à esprit de vin, certaines substances cou* . bustibles, et recueillir les produits volatils qui se condensent dansk ' partie supérieure du tube. Les petits matras en verre et les tubes boi- i chés servent à reconnaître, dans les minéraux, la présence de TeauM > de toute autre matière non combustible.
Les fondants les plus usités dans les essais au chalumeau sont leca^ ' bonate de soude desséché, le borax calciné, et le phosphate de soudv i et d'ammoniaque. Quelques réactifs sont aussi employés, tels quels nitrate de cobalt, Tétain en feuilles, le fil de fer, le plomb, la cendre d'os et la silice pure, enfin des papiers teints par le tournesol, le fe^ nambouc et le curcumapour distinguer les produits alcalins et les pro- duits acides.
CHARBON. On donne ce nom au résidu noir, poreux et friable que fournissent les substances organiques lorsqu'on les décompose par 11 feu à l'abri de Pair. Ce produit roiiré des végétaux. est essentiellemeot formé de carbone, d*un peu d'hydrogène et des matières salines fixiei qui étaient contenues dans les substances avec lesquelles on l'a pré* paré ; quant à celui obtenu des matières animales, il renferme en plni une petite quantité d'azote.
Le nom de charbon a été étendu à certains minéraux combustible*) qu'on trouve enfouis dans le sein de la terre, et qui n'ont de commoa avec le charbon ordinaire que de contenir du carbone comme \di mais dans un état de mélange avec diverses substances minérales et bitumineuses. C'est à ces produits qu'il faut rapporter les différentes houilles ou charbons de terre.
Deux variétés minérales se rapprochent surtout du carbone ptf leurs propriétés chimiques et leur composition : ce sont le graphàt) désigné ordinairement sous le nom de plombagine ou mine de plombj et Y anthracite.
Le graphite , qu'on avait regardé autrefois comme un percarbure de fer, parce qu'il laissait après sa combustion une petite quantité d*iitt résidu formé d'oxide de for qui s'y trouve à Tétatde mélange, estoA minéral particulier d^unc couleur gris-plombé métalloïde, il est doax