‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 72 sur 107 · GO M S · texte numérisé non relu

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à cbaudy^le donne un peu diacide oxalique et les 22 pour cent de son poids diacide mucique.

Gomme adraganthb. Cette gomme qui exsude spontanément à travers réeorce de l'astragalus creticuê et de l'astragalus tragacantha , arbres de la lamille des légumineuses, se présente en lanières blanches, contownées sur elles-mêmes. Mise dans Teau elle se gonfle considérable- BHDt, en formant ayec elle un mucilage épais qui ne se dissout qu*en partie dans une plus grande quantité de ce liquide. La partie soluble, qm forme les 54 pour cent du poids de la gomme, est de Tarabine, et li partie insoluble , qui donne une gelée très-volumineuse avec Teau, nt composée de bassorine et d'une petite quantité d'amidon que Ton itnd visible par la coloration bleu-violacé qu'y produit l'addition de quelques gouttes de solution d'iode.

• La gomme adraganthe en poudre que l'on trouve dans le commerce, ot souvent mélangée à une certaine quantité de poudre de gomme ara- Inqae. Ce mclaiige fournit en général un mucilage moins épais que cdai que produit comparativement à poids égal, la poudre de gomme sdraganthe pure. Un moyen qui a été proposé par M. Planche pour reeoDnaitre ce mélange lorsqu'il est fait dans une proportion de 1 partie <fe gomme arabique sur 19 de gomme adraganthe, consiste à faire un ■ocilage avec la gomme soupçonnée mélangée et à y verser en agitsnt continuellement quelques gouttes de teinture de gayac. Après fielques minutes de contact, le mélange devient d'une belle couleur Uene, tandis qu'il ne se colore pas lorsque la gomme adraganthe est psre. Quand la proportion de gomme arabique est très-petite, la colondon n*a lieu qu'après deux ou trois heures de contact. ( Journal de Pharmacie, tome VI, page 16.)

GoHMK ARABIQUE. Ccttc gommc, qui est le prototype du genre, offre ^Srabine presque à l'état de pureté. Elle découle spontanément des ifinches et du tronc de plusieurs mimosa qui croissent en Arabie et <irlet bords du Nil.

ha gomme arabique se présente dans le commerce en petits moraux arrondis d'un côté, et creux de l'autre, transparents, durs, casttnts, incolores ou légèrement colorés en jaune. Celte gomme est eniièrement soluble dans l'eau, et donne à ce véhicule une consistance ^Qcîlagineuse et la propriété de mousser beaucoup par l'agitation. Cette solution se comporte avec les réactifs comme la solution d'arabine. (f^oyes plus haut le caractère du genre Gomme.^

Cette espèce de gomme, indépendamment de Tarabine qui en forme 't partie principale et essentielle, contient un peu de chlorophyle et ^ cire, du malate acide de chaux, de l'acétate de potasse et des chlo- ■tires de potassium et de calcium.

La gomme arabique pulvérisée qu'on vend dans le commerce est Jaelquefois mélangée, soit avec de l'amidon, soit avec de la farine de froment. On s'assure de cette fraude en en mettant une pincée dans ^eau froide et agitant pendant quelques instants ; la gomme se dissout cn peu de temps et la rarine ou la fécule se précipite au fond du vase. La teinture d'iode peut servir immédiatement à reconnaître la fraude l^r la coloration violette ou bleue qu'elle détermine en moins de quelques minutes.

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GoMMB BLASTiQCK. Nom vnl^^aire sons lequel on coimaft le caontehone. •

GoMMK DO PATS. Oo (lonDc cc noTD à Tespèce de gomme qui déoonlt de plusieurs arbres fruitiers indigènes, lors de la maturité de lem fruits ; cette gomme est composée Carabine , de haa$orinë et de qiniques sels alcalins (Guériu Vary); elle se présente desséchée sur 1m branches et le tronc des arbres en morceaux agglutinés, transparenu, rougeâires, souvent salis par des impuretés. Mise en contact afse Teau, elle se gonfle un peu et ne se dissout qu*en partie.

GoMMR DU SÉNÉGAL. Ccttc gommc produite par Vacacia êenegahntiif jouit absohiment des mêmes caractères et des mêmes propriétés physiques el chimiques que la gomme arabique; elle se présente le plw ordinairement en morceaux de grosseur variable, arrondis, rugaeni à leur surface, très-durs, d'une cassure vitreuse, et d^une couleur qâ varie entre le blanc et le jaunc-rougcàire.

GoMMRs BÉ8i?(F.s. Ou dcsignc en histoire naturelle sous ce nom dei produits mixtes qui découlent des incisions pratiquées à différente! parties de quelques végétaux. Ces produits sont formés le plus ordinairement d\ine résine, mêlée à une matière analogue à la gomme, et à une huile volatile qui leur communique souvent une odeur particolièrc. Les gommes résines ont la propriété de se dissoudre en partie dans Peau et en partie dans Palcool, caractères qui leur a valu le non quelles portent. On en distingue un assez grand nombre qoi sOBt employées, soit en médecine, soit dans les arts.

GRAPHITE. Nom sous lequel on connaît en minéralogiele carbone minéral ou plombagine, en raison de Tusage qu^on en fait ponr h confection de cettt! espèce de crayon, désignée sous le nom de cnyw de mine de plomb.

GRAVIERS. En médecine, on donne ce nom à de petits graine qoi , se déposent de Turine dans la vessie humaine, y séjournent pende temps et sont ensuite expulsés au dehors avec les urines. Ces gravieri sont d'une couleur jaune-rougcâtre, et formés presque toujours per de Tacide urique et quelquefois, mais rarement, par du phosphaiede chaux. Leur présence constitue la maladie que Ton nomme çrtutUt, { Pour les caractères chimiques de ces graviers, voyez Calculé véiieÊëS formée d'acide urique,) ^ •

GRÈS. Les minéralogistes désignent sons ce nom le sable silieeu ^ presque pur, souvent aggloméré en masses très-dures dans rintériear j^ de la terre, ou formant à sa surface des rochers plus ou moins élevée. ] Le grès est quelquefois mêlé à un peu de calcaire, et souvent colcNré ; en jaune par de Thydrate de peroxide de fer. j

GUEUSE. On donne ce nom dans les usinesmux masses de fonte qn ont été coulées des hauts-fourneaux dans des rigoles pratiquées dav le sable; elle se présente ordinairement sous la forme d*un prieme triangulaire de plusieurs pieds de longueur.

GYPSE. Nom que les anciens minéralogistes avaient donné au ea^ | fate de chaux, il est encore usité pour désigner cc produit naturel. |

UÉMATINE. Principe colorant extrait du bois de campêche et anqueJ M. Chevreul a donné cc nom particulier.

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PrBpHMê. L^hématine, à Pétat de pureté, se présente en petits crisnz qui oot beaucoup d'éclat et une couleur rosée un peu jaunAtre. tppiîquée en couche mince sur une lame de verre, elle parait blanche «r réflexion et d'une couleur orange par transparence; sa saveur est é|;èrement astringente; chauffée elle se décompose en donnant de 'ammoniaque parmi les produits pyrogénés. L'eau en dissout 1/1000 le son poids, celte solution est rouge-jaunAtre en masse et jaune en BOnebe mince ; l'alcool et l'éthcr la dissolvent aussi.

Les solutions d'hématine deviennent jaunes ou prennent une teinte rouge par les acides, suivant leur proportion; les alcalis la colorent ■ violet, en pourpre et en bleu, un enchs de ces corps l'altère au conlict de l'air. C'est en raison de ces effets particuliers que ce principe Miorant peut être employé comme réactif des uns et des autres, mais nloi préfère généralement la teinture de tournesol.

HÉMATITE. Nom donné par les minéralogistes à une variété de fer •lidé rouge qu'on trouve en masses concrétionnées présentant un lim fibrenx; cette variété dont la surface est naturellement rougcAtre, prend l'aspect métallique gris par le poli. Sous le nom de sanguine j 9Êm9m à brunir y on s'en sert pour polir certains corps et en partiaher les métaux.

HOUILLE, vulgairement charbon dr terre. On désigne sous ce nom ■I combustible minéral qui fait partie constituante de la croûte du gbbeet qui est enveloppé dans des matières pierreuses. On en connaît ■i grand nombre de variétés qui diffèrent les unes des autres par knr aspect et leurs propriétés ; les diverses espèces de houille sont (onposées des mêmes éléments que les végétaux, le carbone, l'hydro- Sène, l'oxigène et quelquefois l'azote combinés dans des proportions nriables, aussi les regarde-t-on comme un produit de l'altération ilnt ou moins profonde de plantes et d'arbres enfouis dans le sein de I terre , ou comme des bitumes solides mélangés avec les matières lierreusesqui constituent lesrochesdans lesquelles cl leifcont enfermées.

La houille se rencontre dans toutes les formations, depuis les plus lodemes, jusque dans les formations dites intermédiaires. Elle a été ivisée par les géologues en trois groupes : !<> la houille des terrains srtiaires, qu'on appelle lignite, parce qu'elle conserve souvent la Imcture du bois; 2» la houille des terrains secondaires, arénacés, ou •Icaires, c'est la houiUe proprement dite; &> la houille des terrains « transition, à laquelle on donne le nom ù^anthracite, (Voyez ce mot

l'article Carbone,)

Propriétés. La houille des terrains secondaires qui est plus employée omme combustible , est en général d'un beau noir presque toujours datant, sa cassure est conchoïde, inégale, lamelleuse ou schisteuse; Ile est fragile et peu dure. Sa densité varie de 1,100 à 1,600. Elle est itu hygrométrique par son exposition à l'air. Cette houille admet en nélange de l'argile, du carbonate de chaux, du fer carbonate argileux, ^ le plus souvent de la pyrite ou persulfure de fer, ce qui nuit beau- H>up à ses qualités. Chauffée, elle donne à la distillation des gaz car- Hirés propres à l'éclairage, des produits ammoniacaux et bitumineux, Bt laisse un résidu charbonneux, boursouflé et poreux, désigné sous le Qom de coke. Incinérée, elle fournit une quantité de cendre dont la

proportion varie entre 10 et 3 centièmes et qui est composée d*argiie, (le sable siliceux, de chaux, d^oxide de fer, et d*oxide ae man^nète.

Composition, Dans les diverses espèces de houille les rapports des éléments sont très - variables ; ainsi la proportion de carbone s*élèfe de 70 à 80; celle de Thydroj^ène, de 3 à 5, et celle de roxisène de 14 à 24.

Eu ininérnlogie, les houilles sont divisées en six variétés, d*aprèi leur aspect; savoir : \» houille êchiêteuae, 2o houille piciforme, 3o AoinUt compacte, 4» houille lamelleuae, 5» houille eaquiUetue , 6<> houille groêsière.

Les Anglais divisent les houilles en quatre groupes : !<> houille «si» lante^ 2" houille esquilleuw, 3° houille grasse^ 4» houille compacte.

Diaprés la manière dont la plupart se comportent au feu on les divise dans Tusage qu^on en fait en houillea graaaeê ^ et houiUeê êèchee. Les premières se ramollissent et se boursouflent en se décomposant, les secondes conservent leur forme et ne s^agglomèrent pas au reu.

Usages. Les diverses espèces de houille peuvent remplacer le bois dans tous les usages, elles sont employées de préférence à celui-ci dans un grand nombre de circonstances , parce qu^elles chauffent plus fortement. Quoique leur pouvoir calorifique varie entre elles, il est, terme moyen, double de celui du bois sce. Dans les ateliers métallurgiqnes on admet, d'après Texpérience, que le pouvoir calorifique de la bouille est à celui du uois : : 5 : 1 à volumes égaux, et : : 15 : 8 à poids éganz. Les qualités des houilles à gaz pour Féclairage peuvent être déterminées par la distillation. Dans les usines on a reconnu qu'elles fourniiseut par kilogramme de 180 à 200 et quelquefois 250 litres de gai propre à Téclairage. Ces gaz purifiés sont des mélanges, en proportisa variable, d'bydrogène carboné, d'hydrogène bicarboné, d'hydrogène, d'oxide de carbure contenant des vapeurs d'un carbure d'hydrogène très-volatil.

Les essais de^ houilles pour les différents usages industriels se font ordinairement par distillation pour connaître le volume et la natore des çaz qu'elles produisent au feu , par incinération du coke qui en provient, pour évaluer la proportion et la nature des cendres, et par conséquent celle de la matière combustible; la pyrite, qui accompagne fréquemment les houilles, nuit beaucoup à leur qualité. Dans une foole d'opérations où on doit faire usage de ce combustible, il est important d'en déterminer la quantité par le moyen suivant. Après avoir hk chauffer la houille pulvérisée avec une certaine quantité d'eau réole jusqu'à ce que ce composé ne dissolve plus rien, on étend d*eau la dissolution , et on y verse du chlorure de barium. L'acide sulfuriqoe formé par l'oxidation du s6ufire est précipité alors à l'état de sulfate de barite insoluble, dont le poids fait connaître celui du soufre et par suite celui du persulfure de fer : il est encore possible de précipiter par l'ammoniaque, le peroxide de fer dissous qui reste dans la liqoeor suruaçeante, et de déduire de son poids celui de la pyrite; car 100 de peroxide de fer anhydre équivalent à 152 de pyrite.

HUILES. On comprend généralement sous cette dénomination dei produits immédiats des végétaux , la plupart fluides à la température </rJiiiaJre, visqueux, doux au toucher, inodores ou pourvus d'odeor,

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ipides on possédant une savenr Acre, cbande, plus on moins inflam- ■ables à une température élevée. Sous le rapport de leurs diverses profriéfés, elles sont partagées en deux groupes : l*" les huiles essentielles OD ToTatiles, S» les huiles fixes ou grasses. Ces dernières sont divisées Cl huiles siccatives et huiles non siccatives.

Hotles essentielles. {Essences ou huiles rolatifes. )

Cest dans ces huiles particulières que réside la propriété odorifénnte des plantes. On en trouve dans les diilërentes parties des végcttnx; certaines plantes en contiennent dans toutes leurs parties. La plupart s^obtiennent par distillation avec de Tenu ; un petit nombre i^extrayent par expression des substances qui les renferment.

Propriétés, Les huiles essentielles diffèrent beaucoup les unes des totres par leurs propriétés physiques. Elles sont le plus souvent liqoides à la température ordinaire et sans viscosité, leur odeur est forte et différente pour chacune d'elles, leur saveur est acre, chaude et irritante : elles varient beaucoup en couleur, quelques-unes sont ÎMolores , d'autres jaunes , rouges, brunes ou vertes. Leur densité, lAiéralenient moindre que celle de Teau distillée, varie de 0,847 h 1,006. Leur point d'ébullition au-dessus de -f- 100 s'élève dans quelqws-unes jusqu'à + 160o et au delà. Chauffées à l'air, elles se volati- ■Mot sans altération, mais en vases fermés, elles se décomposent en Mrtie; chauffées avec de l'eau, elles se volatilisent avec ce liquide sans é|)rouver de décomposition, et c'est sur ce principe qu'est fondée leur cif faction. Les huiles essentielles se congèlent à différentes températores, quelques-unes sont solides à la température ordinaire, d'autres letofidifient à ou au-dessous. A l'air libre, elles brûlent à l'approche cTbo corps en combustion avec une flamme très-intense, et en pro- (isisant beaucoup de fuliginosités. Exposées à l'air, ces huiles cnan- Sent de couleur, surtout sous l'influence de la lumière, elles devienlent plus foncées, et s'épaississent en absorbant de l'oxigène.

ComponHon immédiate. Les huiles essentielles ou volatiles sont forcées, pour la plupart, de deux principes, l'un solide et l'autre liquide, ^ se séparent l'un de l'autre par le refroidissement; M. Berzélius a cm devoir désigner le premier sous le nom de stéaroptène, et le second ^ le nom â'éléoptène.

CompoêiHon élémentaire. Sous le point de vue de leur constitution élémentaire, les huiles essentielles peuvent éire partagées en deux ieetions : !<> les huiles composées de carbone et a'hydrogène ; 2° en Wles qui contiennent en outre de l'oxigène. L'huile de citron, de térébenthine, le stéaroptène de l'huile de rose, appartiennent à la première série; l'huile d'anis, de lavande, de menthe, de romarin, se trouvent placées dans la seconde.

Caractères distinctifs. 1° Les huiles essentielles se distinguent facilement des autres produits organiques par les propriétés physiques que nous avons exposées ci-dessus.

S» Placées sur un pa[)ier Joseph, elles le pénètrent promptemeni Comme le ferait une huile grasse, mais la tache produite ciisparalt entièrement si elles sont pures, lorsqu'on vient à chauffer modéréi&ent le papier.

3« L*eau n*a qu'une faible action sur ces huiles, cependant elle en

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