GLU ^8S
PrapriMê, Li glndiie pure est sons forme de poudre Manche, sans •denr ni saveur. Sa densité est de â,967. Elle est insoluble dans Teau, Misible au feu sans se durcir comme Talumine. Les acides sulfbrique, ■Irique et hydrochlorique la dissolvent facilement en formant avec die mê sels solubles. remarquables par leur saveur douce et sucrée.
C^mpoêiHan. D*après des considérations déduites de Tanalysede ses Mis, la glucine parait formée de :
Glucinium 68,83 ou 9 atomes.
Oxigène 31 ,17 3 atomes.
Sa formule = € on G* 0^
Caractères distinctifê, 1» GhaufiFée seule au chalumean elle ne subit iDcane altération; humectée avec la solution de protonitrate de cobalt et calcinée, elle rorme une masse noire ou gris-sombre, et non bleue coame le fait Talumine avec laquelle on peut la confondre.
S» Dissoute dans un acide elle fournit une solution incolore qui est précipitée par les alcalis caustiques, mais le précipité blanc gélatineux fit redissous par un excès de potasse et de soude et non par Tammo- ■iqne. Cette dissolution est également précipitée par le carbonate d'ammoniaque et le précipité est redissous dans un excès de ce sel. Cette propriété ne permet pas de confondre la glucine avec Talumine qui est insoluble dans le carbonate d^ammoniaque.
S» Combinée à l*acide sulfurique et à une certaine quantité de sulfitfede potasse, elle ne donne pas de cristaux octaédriques d^alun comme m fournit Taluraine traitée de la même manière.
4» D*après M. Berzélius, une propriété caractéristique de la glucine MDsisterait en ce qu^en versant une solution chaude de fluorure de potassium dans une dissolution également chaude de glucine dans un •cide, jusqu'à ce qu^on voie apparaître un précipité, il se déposerait pr le refroidissement, sous forme de paillettes cristallines, un fluo- Ire double de glucinium et de potassium. {Traité <h Chimie, tome II.)
6LUC1N1UM. {Glucium, Berz.) Le glucinium radical métallique de li glucine n*a encore été obtenu que sous forme de poudre d*un gris fciicé, qui prend Téclat métallique sous le brunissoir, il est inalténble àTair à la température ordinaire, mais h une chaleur ronge il i^eaflamme et brûle avec éclat en se convertissant en une poudre blancs qui est de Toxide de ce métal ou de la glucine. L^eau bouillante ne I*oxide pas. Les acides étendus le dissolvent avec dégagement de gaz fcydrogène.
GLUTEN. On a donné ce nom à une matière végéto- animale qui existe dans beaucoup de graines, surtout dans toutes celles des ccrcalei,et qu*on peut extraire de leur farine par des procédés mécaniques. Cette matière, découverte par Bcccaria, a été regardée pendant longlemps comme un principe immédiat des végétaux. M. Taddéi a déiKootré qu*elle était composée au moins de deux substances , Tune *oloble dans Talcool, qu^il a nommée gliadinêf et Tautre insoluble éins ^ liquide, désignée sous le nom de umome, M. Berzélius regarde le
premier principe comme du gluten pur ^ et le second comme de FiiAifmine végétale concrétée,
Propriétéê. Considéré dans Tclat où on Tobtient parle lavage dejla pâte de farine de froment, le (gluten se présente en une masse molle, grisâtre, d*une odeur fade, doué d^une élasticité telle c[u*on peut retendre et le tirer comme une membrane animale. Ainsi humide ou hydraté il contient 84 pour cent d'eau quMl perd à une douce chaleur en se transformant en une matière dure, transparente et cassante comme de la corne; chauffé il se bonrSouHe, noircit, et se décompose en répandant une fumée d^ine odeur de corne brûlée. Le gluten est iniolublc dans Tcau froide; dans Peau chaude il peinl sa flexibilité; il est soluble dans les solutions alcalines et dans Tacidc acétique faible. Lt dissolution du gluten dans cet acide est précipitée par le bichlorure de mercure et par Tinfusion de noix de {;alle. Mis en macération a?ee de Talcool, il se partage en ses deux principes, savoir en gliadine qui se dissout et en zimome qui reste insoluble.
La quantité de gluten contenue dans une graine céréale sVvalue en prenant une portion de sa farine, en faisant une pâte ferme avec de i*eau et malaxant cette pâle sous un filet d'eau. (Voyez Farine.)
GOMME. Produit immédiat des végétaux, très-répandu dans lenn différents organes et cjui en découle souvent spontanément. Sons ce nom on a compris plusieurs produits distincts qui s'accompagnent sonvent dans la nature, et qui se rapprochent plus ou moins de la gomme arabique que l'on regarde comme le prototype de ce genre.
Les diverses espèces de gomme fournies par le règne végétal, tant indigènes qu'exotiques, sont formées d\iprès les travaux de M. Guérin Vary, tantôt par le même principe qui constitue la presque totalité de gomme arabique et qu'il a distingué sous le nom d''arabine, tantât par cette dernière espèce, unie h un autre principe, se gonflant dam l*eaii sans s'y dissoudre , et qii^il a désigné sous le nom de baiâoriM.
L*arabineest transparente, incolore, insipide; elle est friable et pré* sente une cassure vitreuse. Exposée à + 150, elle se ramollit et le boursoufle avant de se charbonner. Elle est inaltérable à l'air; Talcool et l'éther sont sans action sur elle, l'eau la dissout facilement en formant une solution visqueuse qui est totalement précipitée en flocoof blancs par Talcool et par le sous-acétate de plomb; le persulfatede
mucique qui se précipite sous forme d'une poudre blanche peu soluble dans Teau froide.
Cet acide dissous dans Teau bouillante, s*en dépose par le refroidifsement en poudre blanche, cristalline, croquant sous la dent; il forme avec la potasse , la soude et l'ammoniaque des sels solubles , avec la chaux et la barite des sels insolubles. L^arabine fournit par Tacide nitrique les 16 centièmes de son poids d*acide mucique.
La bassorine est solide, incolore, inodore, demi-transparente k>rf qu' mi Les