SIL
SÊLËNICRES BfËTALLIQUES. Ces composés da sdéniom arec les métanx ont beaucoup draiial<^e avec les sulfores par leur aspect et leor composition. Plosienrs se rencontrent dans la nature, et mMés aouvent à certains sulfures méulliqnes ; la plupart des séléniures sont însolnbies dans Tean, à Texception de ceux à base de sodium et de potassium.
Caractères distinch'fs. 1<» Les séléniures solubles ressemblent aux «nlfiires solubles par leur couleur. Ils se dissolvent dans Teau en la coiorant en jaune-rougeàire foncé. Exposée à Tair leur solution devient rouge et laisse déposer du sélénium ; les acides sulfiirique et hydro- €h1ori(|ne la décomposent avec dégagement de gaz hydrosélénique et précipitation de sélénium en flocons rougeàtres.
3® Les séléniures insolubles se reconnaissent aisément en les chauffant à la flamme extérieure, ils répandent une forte odeur de raifort pourri.
S» Calcinés dans un tube ouvei't qu^on tient incliné au travers de la flamme d^une lampe à esprit de vin, ils s^oxident et laissent sublimer une portion du sélénium sons forme d*une poussière ronge-brunàtre. Ce moyen permet de reconnaître les petites portions de séléniurc mêlées à quelques sulfures métalliques.
40 L^acide nitrique et Teau régale décomposent tous les séléniures en transformant le sélénium en acide sélénieux qui reste soit uni aux oxides des métaux auxquels il était uni, soit mêlé aux chlorures métalliques qui se sont formés par Taclion de Teau régale.
SILICATES. Composés qui résultent de Tunion de Tacide silicique avec les oxides métalliques.
Plusieurs de ces composés se trouvent dans la nature, un grand nombre se préparent directement, ou se forment dans certaines opérations faites en grand.
Les silicates se présentent à différents états de saturation. Ils sont tous insolubles à Tétat des sursilicates. Parmi les sous-silicates, ou silicates basiques, il n^y a que ceux à base de potasse et de soude qui soient solubles dans Peau.
^ Caractères distinctifs, !<> Les sous-silicates solubles sont faciles à distinguer par le précipité gélatineux diacide silicique hydraté que les acides y forment, précipité qui se convertit par la dessiccation en une poudre blanche insipide et insoluble alors dans tous les oxacides.
2» La solution des sous-silicates alcalins forme des précipités blancs avec les solutions de chaux, de barite et de strontiane.
30 Les sursilicates insolubles se reconnaissent quelques-uns à Taspect gélatineux qu*ils prennent en les mettant en contact avec les acides pendant quelque temps, ou en les fondant avec deux ou trois fois leur poids de potasse caustique, délayant la masse fondue dans Teau et saturant la liqueur par Tacide hydrochlorique.
40 Quel que soit Tétat de saturation des silicates , lorsqu^on les mélange avec du fluorure de calcium et de Tacide sulfurique, ils donnent par la chaleur du gaz fluorure de silicium facile à reconnaître par ses propriétés, et Taction qu'il exerce sur Teau. (Voyez Fluorure de tUi^ cium.)
SILICE. Nom sous lequel on a désigné d'abord l'acide silicifl^OM
SILICIUM. Corps simple, méulloïde, radical de Taeide siKeiqBe. C^est sous ce dernier état qu^il existe dans la nature.
Propriétés. Le silicium à Tétat de pureté se présente en poudre dHme couleur brune-noisette, sans aucun éclat, il est fixe, insipide, insoluMe dans Teau et inaltérable à Vair, même à cbaud. Les acides sont ssm action sur lui. Chauffé avec le nitre et le carbonate de potasse , il cit oxidé et transformé en acide silicique.
SIROP DE VIOLETTES. (Saccharolé de violeUes.) Ce sirop qn'oa emploie dans les laboratoires de chimie comme réactif, a la propriété \ de passer au vert sous rinfluence des bases alcalines et de prendre une teinte rouge-violet par Faction des acides | double effet qui permet de reconnaître dans les divers composés chimiques les deux états opposés d^alcalinité et d'acidité.
Le sirop de violettes se prépare en faisant dissoudre deux parties de sucre très-blanc dans une partie d'infusion de fleurs de violettes fraîches et mondées de leurs calices. Cette addition de sucre a pour objet de conserver le principe colorant qui ne tarderait pas h. se décomposer. Cette préparation, qu'on trouve dans la plupart cies pharmacies, est d'une Dclle couleur bleue, d'une saveur douce et mucilagineusc, d'une odeur agréable de violette. Pour s'en servir comme réactif on la délaye dam un peu d'eau distillée afin de détruire la viscosité du sirop, et on met la liqueur en contact avec la substance solide ou liquide qu'on veut essayer.
Dans le commerce, on livre quelquefois sous le nom de sirop de violettes un sirop aromatisé par l'odeur de l'iris de Florence, et coloré par une petite quantité d'inrusion de tournesol. On distingue fodlement cette falsihcation en ce que les acides font tourner au rouge-eoquelicot un tel sirop, tandis que le véritable sirop de violettes conserve, sous l'influence des acides, une teinte violacée; d'un autre côté, les alcalis ne changent pas la couleur bleue du tournesol, mais ils verdissent immédiatement le sirop de violettes.
SODIUM. Corps simple métallique, radical de la soude. Il n^existe qu'en combinaison avec l'oxigène et le chlore.
Propriétés, Le sodium est blanc, éclatant comme l'argent, il est mou et très-malléable, comme le potassium. Sa densité à -t- 15 est de 0,979; il fond à -H 00. Exposé à l'air, il s'oxide peu à peu et se couvre d'usé croûte blanchâtre de protoxide de sodium. Chauffé à l'air, il s'oxide promptemeot en brûlant. Mis en contact avec l'eau , il la décompoie vivement, mais sans produire l'inflammation du gaz hydrogène dégagé, à moins que la réaction n'ait lieu sur de l'eau gommée.
CarcKtères disHnctifs, lo Le sodium se distingue du potassium à son action sur l'eau qu'il décompose sans que le gaz hydrogène s'enflamme à l'air.
2» En évaporant l'eau dans laquelle il s^est oxidé , on obtient de h soude hydratée facile à reconnaître à ses propriétés physiques et dû* miques. (Voyez Soude,)
Ûsagea. L'afi&nité du sodium pour l'oxigène peut le faire emplo]|[er aux mêmes usages que le potassium dans la décomposition de certains corps oxidés.
SOLS. Les sols, dans lesquels croissent les divers végétaux, varient considérablement dans Veux oom^^vv^ii ou. dans les proportions de<
»iibrtantf»i|iiitefcoDidiocnt.Cc»snb>t«iicc»iootdteceruiitt«iéiaiyit de roches oa cowhiniigon» de qoelquesHoines des terres primitives, de BUtières animales oa T^étales ea décomposition, et de certains composés salins. Parmi les premières. Ton trouve la mlùe {mdde uUctqmt), Vaiuwûne, la fmagnésie , la chaux y le peroride de fer kjfdraié^ et quelquefois le peroude de manganèse, et au nombre des dernières substances Ton compte le carbonate de chatue (craie), le Muifaie de ckem» (gypse), le pho^Aate de chaux y et dans quelques espèces de sols le aulfiUe dépotasse et le nitrate dépotasse.
Les substances que nous signalons ici se rencontrent le plus ordinairement dans la composition des terres arables : elles existent en ]>roportioDs très-variables dans les différents terrains à Tétat de sable siliceux , d^argile et de terre calcaire ; et c*est pour en déterminer les quantités et découvrir leur mode d'union qu^on soumet ces terres à une série d*expériences analytiques plus ou moins compliquées, mais assez simples toutefois pour être exécutées par les personnes le moins familiarisées avec les expériences chimiques.
Jnalxse des sols ou terres arables.
L*objet qu*on se propose en général dans Texamen analytique des sols, est de les améliorer en comparant leur composition à celle des sols extrêmement fertiles, qui sont voisins et dans une situation semblable à la leur; la différence que présentera alors Tanalyse comparée de ces sols indiquera les procédés d'amélioration à apporter. En effet, si le sol fertile contenait une grande quantité de sable ou de silice, en proportion de ce qui existe cUns le sol stérile, le procédé consisterait simplement à en fournir à ce dernier une certaine quantité, ou bien à ajouter de Targile ou de la terre calcaire si ces deux dernières terres étaient en quantité su£Bsante.
Les bornes de ce Dictionnaire nous imposent de décrire très-succinctement les procédés les plus simples et les plus exacts qui peuvent être mis en pratique pour arriver à ce but.
Du choix aes échantillons. Il importe de prendre des échantillons de la terre d'un champ qu*on veut examiner, en différents endroits, à six ou sept pouces de profondeur, et de les bien mêler ensemble, car il arrive quelquefois que, dans les plaines, tout le sol supérieur est de la même espèce, mais dans les vallées et le voisinage des rivières il y a de iprandes différences.
Détermination de l'humidité. La proportion d*humidité ou d^eau contenue dans une terre peut être évaluée en en desséchant, dans une capsule de porcelaine, un poids connu, et en ayant soin de no pas décomposer les substances organiques qui s'y trouvent. Après cette évaliiation, on séparera les graviers, cailloux ou pierres, on les pèsera, et on s*assurera de quelle nature ils sont, au moyen de Tacide bydrochlorique ou nitrique ; ils seront dissous avec effervescence s*iU sont formés de craie (carbonate de chaux), et resteront insolubles si c*est la silice qui en fait la base.
Les sols, outre les graviers et les pierres qui y sont mélangés en quantité variable, contiennent une plus ou moins grande proportion de sable fin^ dont on peut opérer la séparation en agitant la terre quel-
que temps dans Tean distillée. Le sable, plus dense, se préci|n(d en moins d^ne minute : on le recueille dans un vase par décantation, et après TsToir séché on le pèse. Sa nature est aussi facile à reconnaître par un acide que celle des graviers.
Les parties terreuses et ténues, moins pesantes que le sable, restent plus longtemps en suspension dans Peau, mêlées à la matière organique végétale ou animale, on passe la liqueur à travers un filtre de papier Joseph pour les séparer. Quant à Teau qui a servi à cette opération, elle peut contenir en solution les matières salines et organiques soluhles i'W en existait dans la terre; on Tévapore à siccité dans une capsule pour peser le résidu et l'examiner à part.
La matière divisée du sol, séparée par la filtration, est la plus importante à connaître; elle renferme orclinairement des débris de matière organique, de la silice, de Talumine, du peroxide de fer, du carbonate de chaux et parfois du carbonate de magnésie. On en calcine au rougeblanc une portion dans un creuset de platine, pour connaître le poids de la matière organique par la perte de poids éprouvée ; mais comme une partie de cette perle est due aussi à Pacide carbonique qui provient du carbonate de chaux, on estiuie la quantité de celui-ci par la perle qu'éprouve un autre poids de terre en la dissolvant dans une quantité connue d'acide hydrochlorique faible. Si on soustrait alors ce dernier poids de celui qui exprime la perte par la calcination, on a celui de la matière organique mêlée à la terre.
Le résidu de la calcination est traité parTacide hydrochlorique bouillant dans un petit ballon de verre; tous les oxides sont dissous, à Texception de la silice qu'on recueille sur un filtre, et qui, après avoir été bien lavée à Teau distillée chaude, doit être calcinée au rouge avant d*en prendre le poids exact.
La dissolution hydrochlorique est précipitée par une solution froide de bicarbonate de soude ou de potasse. Le peroxide de fer, Palumine et la chaux sont séparés, les deux premiers à Tétat d'hydrates, et la troisième à l'état de carbonate; la magnésie non précipitée de ses dissolutions par les bicarbonates reste en dissolution dans la liqueur filtrée et peut ensuite en être retirée en la faisant bouillir.
Le précipité formé par le bicarbonate dépotasse est recueilli par décantation ou filtration, on le met encore humide avec une solution de potasse caustique, et on fait bouillir pour dissoudre l'alumine. Cette base est ensu^e séparée de la solution alcaline par saturation, ou en y ajoutant un excès de solution d' hydrochlorate d'ammoniaque.
La portion du précipité insoluble dans la solution de potasse caustique ne contient plus alors que le peroxide de fer et le carbonate de chaux; on les redissout dans l'acide hydrochlorique, et, en ajoutant ensuite de l'ammoniaque en excès, le peroxide de fer est précipité et séparé de la chaux qui reste dans la liqueur surnageante; cette base peut être isolée à son tour par une solution de carbonate de potasse neutre on d^oxalate d'ammoniaque.
Chaque principe séparé par la méthode que nous venons de tracer, doit être fortement calciné et pesé dans un creuset de platine, afin de connaître dans quel rapport il se trouve dans l'échantillon de terre soumise à l'analyse dumique.
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80UDB. Nom ancien du protoxide de sodium, il est usité pour désigner cet oxide. (Voyez Oxidea de Modium,)
Stmde du commerce. On donne ce nom dans les arts au produit de rineiDénition des plantes qui croissent sur les bords de la mer. Ce prodoit est formé de différentes proportions de carbonate de soude mêlé àëa chlorure de sodium, du sulfate de sonde et du silicate de soude.
Son titre et sa valeur commerciale, établis sur les quantités de carbOBAte de soude qu^elle renferme, peuvent être déterminés par Tun des moyens que nous avons rapportés aux articles alcalimétrie et alcaliraètre. (Voyez ces mots.)
La soude artificielle ou factice est un produit qui ressemble, jusqu^à m certain point, à la soude naturelle, et qu*on obtient par la décomposition du sel marin. Cette soude qu^on prépare par la calcination a*nn mélange de charbon , de craie et de sulfate de soude formé avec ie ael , contient du carbonate de soude en proportions variables , du sulfure de calcium et du charbon en excès qui la colore en gris-noirâtre : elle est très -employée dans plusieurs branches de notre industrie.
Soude de Varech, On appelle ainsi dans le commerce la cendre que Ton obtient des eUgueSy fucus et varechs. Cette soude ne contient qu^une petite quantité de carbonate de soude , et un peu d^iodure et de bromure de sodium.
SOUFRE. Corps combustible, métalloïde, connu de toute antiquité. On le rencontre abondamment dans les pays volcanisés, tantêt pur ou presque pur, sous forme solide et cristallisé, ou mélangé avec des substances terreuses. Dans un grand nombre d^autres pays, on le trouve combiné soit à des métaux, soit à l*oxigène et à certains oxides métalliques.
Propriétés. Le soufre à Télat de pureté est d*une belle couleur jaunecitron; il est très-fragile et facile à pulvériser. Sa densité est de 1 ,990. Frotté il acquiert une faible odeur particulière, en même temps qu^il se charge d*électricité résineuse. 11 rond à -4- 108, et devient très-fluide en conservant sa couleur jaune ; mais si Ton élève sa température ,• il change de couleur, rougit et s*épaissit. Parvenu à une température de H- 316 degrés , il entre en ébullition à Tabri de Tair et se vaporise entièrement en formant une vapeur jaune-orangé.
Caractères disHnctifs. \o Projeté sur les charbons ardents, le sonfre fond immédiatement et brûle avec une flamme bleu -pâle sans laisser de résidu.
3» Brûlé dans le gaz oxigène pur, il se transforme en gaz acide sulfureux, dont le volume est à celui de Toxigène qui a servi à la combustion : : 98 : 100.
3o Chauffé avec Tacide nitrique concentré et Peau régale, le soufre est peu à peu converti en acide sulfurique, dont la présence peut être constatée par les sels de bariuin.
4<> Traité à chaud par une solution de potasse caustique, il se dissout entièrement, la décompose et la convertit en hyposulfite de potasse et en polysulfure de potassium,
5o Enfin , si Ton fait un mélange intime du soufre avec 2 ou 5 fois son poids de nitrate de potasse et qu*on projette ce mélange dans un
creaset de platine rougi au feu , il brûle avec yire déflagration, en le transformant eu acide sulfurique qui reste uni à la potasse.
Cette action du nitrate de potasse sur le soufre fournit un moyen simple et facile de démontrer la présence de très-petites quantités de soufre libre ou combiné.
M. Boutigny a constaté qu^nn vingtième de grain de soufre cakiné avec du nitre a donné un résidu qui, dissous dans Teau distillée, produisait avec le chlorure de barium un précipité blanc de sulÂite di barite. Ce précipité était en quantité telle, qu*on a pu le recueillir et la calciner, avec de la soude, au chalumeau, pour le transformer en snlfiirefacile à reconnaître. {Joumalde Chimie médicale, ^^sér.^ 1. 1, p. 6.)
Dans le commerce on trouve du soufre brut et du soufre raffiné; ce dernier se présente sous deux formes différentes, en morceauje cyM»driques ou en poudre sublimée, désignée sous le nom de fleur de sotifit.
Le soufre brut, tel qu*on Texporte des contrées où il existe, oo»tient 5 à 10 pour cent de matières terreuses, mêlées quelquefois de matière bitumineuse. La proportion de ces matières peut se déterminer en desséchant un poids connu de soufre brut et le distillant ensuite dans une cornue pour recueillir le résidu fixe.
La fleur de soufre, telle qu^on la prépare dans les arts , est imprégnée d^une petite quantité diacide sulfurique dont on la débarrasse en la lavant à Peau bouillante dans les laboratoires. On la connaît alon sous le nom de fleur de soufre lavée,
STEARATES. Combinaison de Tacide stéarique avec les bases. Ces sels ressemblent, sous plusieurs points, aux margarates ; mais ils en diffèrent en ce que Tacide qu^on en sépare par Tintermède des acîdei minéraux est fusible à -+■ 70, tandis que Tacide margarique pur entre en fusion à -f- 60».
STEARIME. Principe immédiat des différentes graisses et de phsieurs huiles végétales, qu^on rencontre dans ces divers produits unii à Toléine et quelquefois à des principes odorants et colorants. Lei différences de solidité des graisses sont dues à la plus ou moins {[rande proportion de stéarine qu^elIes contiennent. C^est à la précipitation de ce même principe par le froid quHl faut attribuer la congélation de certaines huiles.
Propriétés, La stéarine est solide, blanche, inodore, insipide et plu légère quç Teau. Lorsqu'elle a été fondue elle est demi-transparente comme la cire, très-cassante et facile à pulvériser. Chauffée, elle fond à + 45°, et se solidifie ensuite en une masse blanche sans texture cristalline. L'eau est sans action sur elle, Talcool ne la dissout qu'à chaud, et la laisse cristalliser par le refroidissement en flocons blancs neigeux.
ComposiHon, Le rapport de ses éléments est de :
Carbone 78,02 73 atomes.
Hydrogène 12,20 140 atomes.
Oxigène 9,78 7 atonies.
100,00 Caracièr9$ duHncUfs, lo Chauffée sur les charbons ardents, la aléa-
STft 4iS
îne fond et m éètompom moadtàL, en oiukal me lîmée pHpumte [*iiiie odeor de graisse brélée.
^ Traitée à chaud par nue solotioB eoocentrce de potasse caostiqve. Ile se dissoat en donnant naissance à un TéritaUe saron dans la soinion duquel on troore de Tacide sléariqae et une certaine quantité de ^jreérîne.
STRONTIAXE. 5om ancien dn protoxide de strontium. Cet oxide, lont le nom est dériré de celui du pays d*Ecossc on on Ta d^abord déouvert, se rencontre dans la nature combiné à Facide carbonique et à 'acide sulfùrique. Ccst de cette dernière combinaison qu*on le retire (ans les laboratoires.
Propriétés, La strontiane se présente comme la barite en une masse ifamehe, poreuse, d*une sareur acre et caustique; elle est infusible et inhydre comme die. Exposée à Pair, elle attire Phumidité, se délite et ibsorbe ensuite Tacide carbonique. Mise en contact avec Teau, die t*éehanffe d*abord et se réduit en poudre en passant à Tétat d^hydrate. Une plus grande quantité d^eau la dissout.
Composition, A Tétat anhydre la strontiane est formée de :
Strontium 84,55 1 atome.
Oxigène 15,45 1 atome.
Sa formule = Sr.
Caractères distinctifs, !<> Dissoute dans Fean, elle forme n'ne solution incolore d*une saveur acre et alcaline qui se comporte avec les papiers réactifi colorés comme la solution de barite.
S» L'acide sulfùrique forme dans cette solution nn prédpité blanc loeonneux très-abondant; mais si on Fétend d'une grande quantité i*eaa, il n*y a plus de précipitation.
So La solution de chr6mate de potasse neutre n'y produit pas de précipité.
4« Saturée par Facide hydrocblorique et évaporée à siccité, elle ionne un résidu blanc, qui, redissous dans Falcool, donne à ce liquide la propriété de brûler avec une belle flamme purpurine.
Usages, La solution de strontiane, connue vulgairement sous le nom Feau de strontiane, peut servir, comme Feau de barite, à reconnaître 'acide sulfùrique et les sulfates , mais les indications fournies par ce *éactif nécessitent d'opérer sur les solutions concentrées; car le sulate de strontiane étant un peu soluble, il n'y aurait point de précipité lans des solutions étendues d'une grande quantité d'eau.
STRYCHNINE. Base salifiable organique, existant dans plusieurs «pèces du genre strychnos, et particulièrement dans la noix vomique, là elle a été d'abord trouvée, mais mélangée à une certaine quantité le brucine.
Propriétés, A Fétat de pureté, la strychnine est blanche , inodore, l'une saveur amère insupportable, suivie d'un arrière -goût métalique; elle se présente en grains ou en cristaux prismatiques ou laédriques. ChaufiPée, elle fond et se décompose ensuite en se boart( 3ant; l'eau n'en dissout que 1/6669 à 4- 10« et 1(3500 à -V tOQ*« 1