SUL
Sels métalliques dont la solution n^est pas précipitëc par le sulfure de potassium. .
Sels métalliques dont la solution estprëci-, pitée par le sulfure^ de potassium. . . .
l' Sels de potassium .
— de sodium.
— de lithium.
— de calcium.
— de harium.
— de strontium.
— de magnésium.
Sels d^aluminium. . .
— de zirconium. .
— de thorium. . .
— d'yltrium. . . .
— de manganèse. .
— de zinc
— de cadmium. . .
— d^antimoine. . .
— de plomb. . , .
— d^argent
— de palladium. .
— de platine. . . .
— de nickel. . . .
— de cobalt. . . .
— de bismuth. . .
— d''urane
— de vanadium. .
— de chrome. . . .
Couleur Nature
du précipité, du précipité, blanc.
Hydrates d'oxides.
ttf.
Noir.
îd.
Blanc.
id.
Jaune.
Brun.
Jaune.
Jaune-orangé.
Noir.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
Vert. lOzide hydraté.
Sulfures hydratés-
Sulfures de sodium. Le sodium comme le potassium 8*unit en plusieurs proportions avec le soufre. Un seul de ces composés est employé comme réactif, c*est le protosuif ure de todium, sulfure 8odiquê;ï\ peut remplacer dans tous ses usages le protosulfure de potassium. Gomme on l'emploie en solution dans Teau, on le prépare en saturant par le gaz bydrosulfurique le protoxide de sodium dissous.
Propriétés. Le protosuifure de sodium obtenu directement est blancjaunàtre, il a une saveur acre et sulfureuse comme celle du sulfure de potassium. Exposé à Fair, il en attire facilement Thumidité et passe peu à peu à Tétat de polysulfure et ensuite d'hyposulfite. L*eau le dissout, mais moins facilement que le protosulfure de potassium. Cette solution concentrée cristallise en prismes droits , incolores, à quatre pans, terminés par quatre facettes. Ces cristaux sont du protosulftire de sodium hydraté qui fond au feu et perd son eau de cristallisation. Composition. Ce sulfure est formé de 1 atome de soufre uni à 1 atonie de sodium. Sa formule ■= N S.
, Caractères distinctifs. La solution de ce sulfure se comporte arec les acides , le chlore et les sels métalliques comme celle du protosulftire de potassium. On la distingue de celle-ci en ce qu'après avoir été décomposée par la solution de chlore, elle donne du chlorure de sodium qui ne fournit aucun précipité , ni avec la solution d*aeide tartriqne,
ni avec celle du bichlorvire Ac \\aX\TV^.
Usageç, Cette solution de protosuIFure de sodium a été désignée tutrefbis sous le nom d* hydrosulfate de soude , on la connaît encore DUS celui de sulfTiydrate de soude. Son emploi comme réactif, pour listînguer et précipiter certains oxides métalliques de leurs dissoluions, est le même que celui du protosulfure de potassium.
SuLFDRB DE ZINC. {Sulfure zinctque y Berz.) On trouve ce composé bondamment dans le règne minéral. Il constitue cette espèce que les linéralogistes ont distinguée sous le nom de blende. Ce sulfure nairel varie par sa couleur et son aspect ; il est d'une couleur jaune 3ufré, brun ou noirâtre, suivant les sulfures avec lesquels il est mêlé; a cassure est lamelleuse, fibreuse ou grenue. Sa densité varie de 3,77
Propriétés, Le sulfure de zinc artificiel et à l'état de pureté, est pulérulent et blanc-jaunâtre; il est infusible, mais il s'agglutine à une empérature élevée sans se décomposer. Chauffé au contact de Tair, il e brûle en donnant de Facide sulfureux et de Toxide de zinc pur.
Composition, 11 est formé de :
Soufre 33,3 1 atome.
Zinc. 66,7 1 atome.
Sa formule = Zn, S.
Caractères distinctifs, \o Calciné seul au chalumeau il exhale avec Codeur d'acide sulfureux une fumée blanche qui forme un dépôt annulaire d'oxide de zinc sur les parties environnantes.
2o Mêlé à un peu de soude et chauffé fortement, le métal est réduit : 9n le voit brûler avec une flamme blanche avec production d'oxide qui se dépose sur le charbon.
3o Les acides sulfurîque et hydrochlorique étendus d'eau ne l'atta-
portion de soufre et transformant l'autre en acide sulfuriqi
solution de la blende dans ces acides présente , avec les réactifis, tous
les caractères des sels à base d'oxide de zinc.
TACHES DE SANG. Les médecins , les pharmaciens et les chimistes sont souvent requis par les tribunaux pour déterminer si des taches que l'on remarque sur des instruments en fer ou en acier, ou sur des étoffes , sont produites par du sang. Les moyens simples et qui sont convenables dans ces sortes d'expériences, pour résoudre affirmativement la question proposée, ont été rapportés dans divers Mémoires publiés par MM. Orfila , Lassaigne et Chevallier. C'est de leurs travaux que nous extrayons ce qui suit.
Taches de sang desséchées sur l'acier et le fer,
La couleur de ces taches varie suivant l'épaisseur de la couche san- [^uine : elle est d'un rouge clair lorsqu'elle est petite.^ et d'un \\^^yok
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foncé si elle est plus grande. £n exposant à une température de4-S5 à + 30<> les parties de la lame où se trouve cette couche de sang, celuici se soulève par écailles et laisse le métal assez brillant.
Caractères disHnciifa, lo Si Ton chauffe une portion de ces écailles dans un petit tube de >erre fermé par un bout, elle se boursoufle, noircit et exhale une fumée d^une odeur de corne brûlée, qui ramène au bleu le papier de tournesol rougi, et laisse dégager des gouttelettes d^huile empyreumatique sur les parois du tube.
2° Plongées dans une petite quantité d'eau distillée froide, ces écailles se dissolvent peu à peu en colorant Teau en rouge. Si Ton plonge la lame recouverte de taches dans le même liquide, on aperçoit des stries roiigeâtrcs qui tombent au fond du liquide et le colorent peu à peu en rouge, tout à fait semblable à de Teau teinte par quelques gouttes de sang.
qo La solution aqueuse des taches de sang, partagée en plusieurs parties pour ressayer, présente les propriétés suivantes : A, soumise à Faction do la chaleur, elle se trouble, devient opaline et se coagule en flocons gris-rougeâtres; B, la solution de chlore, employée en petite
3uantité, la verdit sans la précipiter : si on en ajoute davantage, illa écolore sans lui faire perdre sa transparence, mais bientôt après il la rend opaline et y proauit un dépôt blanchâtre floconneux; C, Tacide nitrique y occasionne un précipité blanc-grisâtre, en la décolorant presque; D, Tinfusion de noix de galle y détermine un précipité de la même nuance que celle de la liqueur; E, Tammoniaque et la potasse caustique ne changent pas sensiblement sa couleur primitive, ce qui peut faire distinguer immédiatement la couleur du sang dissout dans reau de plusieurs couleurs végétales qui passent au bleu par le contact de ces alcalis.
On avait avancé quMl était possible de reconnaître, à Taide du microscope, non-seulement Des taches anciennes du sang à la forme des globules de ce liquide, mais qu*on pouvait en outre distinguer le sang des différentes classes d'animaux. M. Orfila, dans un Mémoire imprimé en 1827 (Journal de Chimie médicale y t. III), a établi, par une suite d'expériences intéressantes, qu'il était impossible de constater si les gouttes de sang déposées sur une étoffe ou un tissu appartenaient à des mammifères ou à des oiseaux, puisque la forme des globules examinés présentait trop de variations pour prononcer avec certitude. C'est donc avec raison qu'il préfère la démonstration des caractères chimiques de ces taches pour s'assurer si elles sont formées par le sang.
Certaines taches produites sur le fer ou l'acier par le jus de citron, ou un autre suc acide de fruit, peuvent simuler par leur couleur, les taches formées par le sang, et être confondues à la vue avec celles-ci, car elles se détachent aussi en écailles des métaux sur lesquels elles se sont formées.
On les distingue facilement en chauffant une portion de ces écailles dans un petit tube de verre, elles fournissent un produit volatil acide qui rougit en peu de temps le papier bleu de tournesol placé à la partie supérieure; d'un autre côté, en mettant quelques-unes de ces écailles avec une petite quantité d'acide hydrochlorique pur, elles se dissolvent aussitôt en donnant une Wt^^ux \^\i\i^ q^\ «e comporte avec les