‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 118 sur 403 · CRÉOSOTE · texte numérisé non relu

CRÉOSOTE

les difticuUés de la première dentition, sont tourmentés par des toux sèches et opiniâtres. Comme la crème pectorale du docteur Tronchin est une composition qui rend des services réels au dentiste, nous allons indiquer les Ingrédients dont elle se forme, et que voici ; Beurre de cacao^ 60 grammes 50 centigrammes; sucre blanc, 15 grammes 65 centigrammes; sirop de baume de Tolus, 31 grammes 25 centigrammes; sirop de capillaire, 3 grammes 25 centigrammes.

CRÉOSOTE. La créosote est une substance que le chimiste Reisenbacli découvrit dans l’acide pyroliqueux, et dans le goudron de bois. La créosote est oléagineuse, transparente, incolore, d’une odeur de viande fumée, d’une saveur caustique, d’une consistance d’huile d’amandes, et d’une pesanteur spécifique de 1 ,037. Elle bout à 203^. Elle tache le papier comme les huiles, mais ces taches disparaissent parce que la créosote se volatilise. Elle brûle avec une flamme très brillante. Elle est noircie par l’acide sulfurique, et l’acide nitrique la dissout. Elle coagule l’albumine, et c’est à cela qu’est due sa propriété de conserveries substances animales. On l’a employée autrefois en médecine contre la carie des os, la brûlure, les hémorragies, mais depuis longtemps on ne s’en sert plus. Ce n’était qu’après avoir perdu la place que Ton a voulu lui donner dans la médecine générale, que Tun de nos confrères prit à cœur d’établir sa réputation comme moyen odontalgique. Elle produit selon lui des effets miraculeux dans les cas de carie, et une guérison qui avait pour sujet le célèbre chef d’école Broussais, vint bientôt mettre le comble à sa gloire. Cette substance eut alors une vogue immense; l’engouement en était général, et en fait, le succès de la créosote marchait de pair avec les doctrines antiphlogestiques du médecin célèbre qu’elle venait de guérir. Le temps cependant, ce juge austère des systèmes etdes choses a déjà ôté au médicament les mérites factices qu’il ne devait qu’aux exagérations de ses partisans, et aux doctrines les prestiges dont le brillant raisonnement d’un

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