DÉCHIREMENT
ration quand il s’agit de l’extraction des dents , car, en l’omettant, on risque de voir la dent, qui est brusquement arrachée de son alvéole et adhérente par une partie de son contour à la gencive, lacérer cette dernière , produire la dénudation de l’os maxillaire , et , de plus , nécessiter l’introduction, dans la bouche, d’un instrument tranchant , pour couper le lambeau de la gencive qui empêche la sortie de la dent.
DÉCHAUSSEMENT naturel. C’est un état morbide des dents dans lequel les gencives se retirent en se décollant de la racine des dents, circonstance qui donne à ces dernières l’apparence d’une longueur démesurée. Cette affection est souvent accompagnée d’une sorte de suintement sanieux, . qui s’opère entre la dent et le tissu qui la recouvre. Le déchaussement des dents s’observe chez les personnes avancées en âge, et souvent chez les individus affectés du scorbut, de syphilis et de ptyalisme mercuriel. Le meilleur moyen d’y porter remède, est de conseiller l’emploi de collutoires fortifiants et toniques, et de combattre, par des moyens appropriés, les vices scorbutiques, vénériens ou mercuriels de la constitution , qui est la cause principale du déchaussement.
DÉCHAUSSOIR. C’est un instrument employé par les dentistes pour opérer le déchaussement des dents que l’on va extraire. C’est une tige mince d’acier, montée sur un manche d’ivoire ou d’ébène, et dont l’extrémité libre est aplatie en forme de lame. Cette . dernière, dont un des bords est concave et tranchant, se termine en une pointe effilée qui pénètre entre la dent et la gencive, pour les séparer l’une de l’autre.
DÉCHIREMENT. Dans la chirurgie générale, le déchirement est quelquefois employé comme moyen thérapeutique, comme dans le cas de polypes. Dans l’art du dentiste le déchirement des gencives est un accident de l’extraction des dents qui est dû le plus souvent à la négligence et au défaut