‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 13 sur 403 · ADHÉRENCE · texte numérisé non relu

ADHÉRENCE

OU en platine dans les différentes parties du corps. Ces aiguilles, dont la finesse est extrême, ont pu être introduites impunément dans nos organes les plus importants, soit en les tournant entre les doigts, soit en les frappant d’un petit maillet en ivoire. C’est principalement contre les tics, les névralgies faciales et dentaires que l’on a employé l’acupuncture ; elle agit, dit-on, en soutirant l’excès de fluide nerveux dont la partie irritée est chargée ; mais aujourd’hui elle est reconnue peu utile au médecin, et n’offre guère d’intérêt thérapeutique au dentiste.

ADHERENCE. Ce mot indique en pathologie la réunion anormale de parties qui, dans leur état naturel, doivent être séparées l’une de l’autre. Les adhérences sont quelquefois la suite des accidents et quelquefois le résultat d’un vice de conformation congéniale. Les deux maladies de cette classe qui doivent le plus intéresser le dentiste sont ; T l’adhérence des bords libres des lèvres; et 2® l’adhérence de la langue aux parois de la bouche. Quant à la première, elle peut être complète ou incomplète J elle peut être congéniale ou accidentelle. Quand elle est incomplète, on introduit par l’aperture qui reste, une sonde cannelée dans la rainure de laquelle on fait marcher un bistouri dont le bord tranchant, dirigé du côté du mal, divise, dans la direction et dans l’étendue voulues, les tissus qui ont été anormalement confondus. On panse séparément et à plat les lèvres de l’incision, en ayant soin d’interposer entre elles un corps gras, qui empêche leur recollement. Quand la réunion est complète, on fait avec précaution, dans le sillon extérieur qui marque les limites des lèvres, une incision ou ouverture suffisante pour admettre l’introduction de la sonde cannelée, et le reste de l’opération se fait comme dans le cas précédent. On touche avec un bouton de feu les petites artérioles qui peuvent donner du sang.

2® Adhérence de la langue avec les parois de la bouche. Cette maladie est presque toujours congéniale et due à des brides ou des languettes résistantes qui unissent le couteau

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