AFFUSION
de la langue à la face des joues ou des gencives. Quand on n’y porte pas remède la succion est pénible, sinon impossible; mais si la succion se fait, l’enfant, arrivé à l’âge de parler, ne le peut pas. On y porte facilement remède en coupant ces brides avec des ciseaux. Souvent, au lieu des brides et de membranes latérales, c’est la face inférieure de la langue qui adhère à la paroi inférieure de la bouche. L’adhérence, dans ce cas, est de deux sortes. Quelquefois on voit entre ces deux parties un bourrelet rouge ou tumeur sub-linguale charnue, qui ferait croire à une langue double ; et d’autres fois il y a une adhérence plate et une médiale entre les deux parties. Pour guérir dans les deux cas, on écarte les mâchoires avec un mèr-ceau de liège placé entre les molaires ou entre les places qu’elles doivent occuper. Alors saisissant la pointe de la langue entre le pouce et l’indicateur de la main gauche, on incise profondément le bourrelet charnu ou l’on dissèque graduellement l’adhérence plate jusqu’à ce que la partie antérieure de la langue soit suffisamment libre. Avec un stylet rougi au feu, on cautérise les vaisseaux qui donnent du sang, ou bien on saupoudre la plaie avec une substance astringeante. Les mucosités et la salive de la bouche suffisent pour empêcher le recollement des parties.
ADULTE. Ce mot se dit d’un individu entre l’adolescence et la vieillesse ; cet âge s’étend, pour l’homme, depuis la vingt-cinquième jusqu’à la soixante-cinquième année de sa vie , et pour la femme depuis la vingt et unième jusqu’à la cinquantième. Pour l’homme arrivé à l’âge adulte, le système dentaire n’a plus d’évolution à éprouver, et les dents, hors les cas de maladie de ces organes, n’ont qu’à attendre leur chute définitive par le progrès de l’âge.
AFFECTION. Ce mot est employé dans la pathologie dentaire comme dans la pathologie générale, comme synonyme de maladie. (Voyez ce mot.)
AFFUSION. Les affusions d’eau froide, d’eau salée et d’eau aromatique, peuvent être utilement conseillées par le