EAUX
EÂÜ d’orge. C’est un gargarisme très employé, que l’on se procure en faisant bouillir dans une pinte d’eau, pendant dix minutes, une cuillerée d’orge mondée, 32 grammes de racine de guimauve, et une tète de pavot concassée. La décoction terminée, on passe au linge fin, et l’on y ajoute 64 grammes de miel de Narbonne. L’eau d’orge, -ainsi préparée, doit être préférée à tout autre gargarisme, lorsqu’on a les gencives gonflées par une inflammation accidentelle ou un engorgement occasioné par le sang. On s’en gargarisera plusieurs fois par jour à tiède, en la gardant le plus longtemps possible dans la bouche. Quelques dentistes conseillent de faire saigner les gencives avec un cure-dent ou une lancette, si elles sont engorgées^ avant de se servir de ce gargarisme. Nous regardons comme très funeste, dans ce cas, les élixirs spiritueux, parce que leur usage provoquerait la suppuration des gencives.
EAU de Rabel. Mélange d’acide sulfurique et d’alcool, dont trente ou quarante gouttes dans un pot d’eau sucrée font une excellente limonade, que l’on peut donner avec avantage, dans l’état fébrile entretenu par l’irritation inflammatoire de la muqueuse buccale ou dans les phlegmons des joues et des lèvres.
EAUX distillées. Les pharmaciens désignent sous ce nom les eaux qui ont été distillées sur certaines plantes; généralement elles tiennent en dissolution une plus ou moins grande quantité de l’huile essentielle et aromatique qui fait partie de la plante. Telles sont les eaux distillées de fleurs d’orangers, de menthe poivrée, etc.
EAUX minérales. Elles sont divisées en cinq catégories, selon la nature des matières minérales qui y dominent. Ainsi, il y a les eaux acidulés gazeuses, telles que l’eau de Seltz, qui doivent leurs propriétés à l’acide carbonique dont elles sont chargées. Les eaux salines neutres, telles que celles de Kourbon, dé Sedlitz et d’Epsom, qui sont chargées des sulfates de soude et de magnésie. Les eaux alcalines, parmi