‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 163 sur 403 · ESPÈCES · texte numérisé non relu

ESPÈCES

année ; et celle des dents permanentes, qui commence à l’àge de sept ans, se termine à l’àge de quatorze, à l’exception de la dent de sagesse, qui ne vient que longtemps après.

ESCHARRE. On désigne sous ce nom la croûte qui résulte de la mortification d’une partie, et qui est distincte des parties vivantes par sa couleur, sa consistance, et ses autres proprié tés physiques. L’inflammation qu’elle provoque dans les par- . ties contiguës donne Ueu à une sécrétion de pus qui s’établit entre les tissus vivants et la partie morte , et qui finit par isoler complètement cette dernière. L’escharre peut être produite par des substances caustiques appliquées dans un dessein thérapeutique sur les tissus vivants, sains ou atteints de maladie : elle est aussi spontanément produite dans quelques cas. Le dentiste a quelquefois occasion de voir cette dernièrè dans la gangrène de la bouche , et de produire des escharres artiflcieliement pour guérir des tumeurs de mauvaise nature xïui se développent en dedans et en dehors de cette cavité,

ESCHARROTIQUE. On donne ce nom à toute substance /lui, appliquée sur une partie vivante, y fait naître une escharre. Les substances escharrntiques que l’on emploie le plus fréquemment sont : la potasse caustique, la poudre de Vienne, c’est-à-dire un mélange de potasse, de chaux vive et d’alcool, le chlorure ou beurre d’antimoine, le mélange d’arsenic, de cinabre et de sang-dragon, connu sous le nom de poudre de Rousselet , etc.

ESPÈCES, On donne ce nom aux mélanges pulvérulents, qui forment la base des électuaires. On donne également ce nom à la réunion de diverses matières végétales divisées en fragments plus ou moins menus et analogues par leurs propriétés médicinales. Nous allons citer quelques-unes de ces. espèces qui peuvent être utiles au dentiste :

Espèces amères. Mélange à parties égales des sommités d’absinthe, de chamædrys et de petite centaurée. On infuse dans une pinte d’eau.

Espèces astringentes. Mélange, à parties égales, de racine

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4e bistorte, de tormentille et d’écorce de grenade. 30 grammes pour une pinte d’eau bouillante.

Espèces énioUienles. Feuilles de mauve, de guimauve, de molène et de pariétaire. 60 grammes pour décoction dans une pinte d’eau.

ESPRIT. Les chimistes donnaient autrefois ce nom à tous les produits liquides obtenus par la distillation. On confondait, sous ce nom, une foule de substances qui n’avaient d’autre propriété commune que celle d’être volatile. La pharmacie conserve encore ce nom à l’alcool chargé de principes volatils et odorants , qui se dégagent de certaines matières végétales et animales. Parmi ces esprits, on trouve l’esprit de lavande, l’esprit de genièvre , l’esprit volatil de corne de cerf et autres qui n’offrent pas grand intérêt au dentiste. L’esprit de vin est l’alcooL ou produit liquide que Ton obtient en distillant les matières qui ont éprouvé la fermentation vineuse. Voyez le mot Alcool.

ESQUILLE. On nomme ainsi les fragments qui se séparent d’un os fracturé ou les plaques qui se séparent du corps d’un os par l’effet de- la carie ou de la nécrose. Ce nom est. aussi donné aux fragments que les chutes, les chocs ou. les maladies détachent du corps de la dent.

ESSENCE. Ce mot est synonyme d’huile volatile : ainsi les essences de roses, de jasmin, de tubéreuses., etc., sont les huiles volatiles de ces' fleurs. Le dentiste s’en sert quelquefois pour donner un arôme flatteur à ses compositions dentifrices.

ESTAMPES. C’est faire ou prendre l’empreinte de matières dures sur une substance plus molle.

ESTOMAC. Cet organe est un réservoir musculo-membraneux> destiné à convertir en chyme le bol alimentaire. Il est situé dans la partie supérieure , moyenne et gauche de Tabdomen , où il occupe une portion de Thypochondre gauche , Tépigastre et une portion de Thypochondre droit. Sa forme est celle d’un conoïde creux, recourbé d’avant en arrière, et

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