GANGRÈNE
qu’éprouvent les dents de sortir de leurs alvéoles pendant les époques des deux dentitions, et surtout de la première. Mais cet engorgement, cliez les enfants, est plus souvent l’indice d’une constitution scrofuleuse, qu’on doit clierclierà changer de nature par l’emploi bien dirigé des moyens médicamenteux et hygiéniques dont il sera question à l’article Scrofules. Voyez ce mot.
GANGRÈNE. On donne ce nom à l’extinction définitive de la vie dans un organe ou dans des parties molles du corps. La gangrène qui affecte le tissu osseux porte le nom de nécrose. (Voyez ce mot.) Dans la gangrène sèche^., les tissus" sont durs et comme racornis; dans la gangrène humide., ils prennent la consistance d’une matière pulpeuse. Les causes de la gangrène sont le froid intense. L’application du feu et des caustiques, la ligature des vaisseaux sanguins et des nerfs de la partie gangreneuse, et l’introduction dans l’économie de^ certains principes septiques, tels que le seigle ergoté , les-, chairs putrides et les matières ichoreuses provenant du charbon, de la pustule maligne, etc. La seule maladie de cette sorte qu’il importe au dentiste de connaître, est celle qui est connue sous le nom de
GANGRÈNE de la bouche. Cette affection, qu’il ne faut pas confondre avec les stomatites pultacées et couenneuses, affecte le plus souvent les jeunes enfants affaiblis, scorbutiques et scrofuleux, qui se trouvent réunis en grand nombre dans les lieux humides, malpropres et mal aérés. Elle commence sous l’apparence d’une ulcération superficielle de la membrane muqueuse, des joues et des lèvres; mais bientôt ces dernières parties deviennent le siège d’une tuméfaction circonscrite, qui est œdémateuse et tout-à-fait caractéristique. La peau qui la recouvre est huileuse, et présente une tache d’un rouge obscur sous lequel la pression fait reconnaître un noyau central plus ou moins dur. Un peu plus lard un escharre paraît sur la tumeur; toute l’épaisseur de la partie est alors gangrenée, et l’affection envahit les parties