GOMME
lieu aux joues et aux parois de la bouche, car la nature musculaire et mobile de ces parties, aussi bien que le changementide volume qu’elles éprouvent dans diverses circonstances, rendent leur fixation au moyen des bandelettes àglutinatives, impossible. Pour affronter les lèvres des plaies qui ont lieu dans ces endroits, on est forcé d’avoir recours à la suture dite à points séparés. Voyez le \mX Sutures.
GLYCYRISA. C’est le nom botanique de la réglisse.
GOBELET émétique. On donnait autrefois ce nom à un vase.ayantla forme d’un gobelet, et fait avec de l’antimoine fondu qu’on coulait dans des^ moules. Ces gobelets communiquaient aux liquides dont on les remplissait des propriétés vomitives très prononcées. On ne s’en sert plus.
GOITRE, On donne ce nom à une tumeur placée au-devant du larynx et de la trachée, et formée par l’augmentation de volume de la glande thyroïde. Cette maladie, qui est héréditaire, règne épidémiquement dans les vallées des Alpes, La chaleur, l’humidité, et la stagnation de l’air, favorisée par la forme étroite et tortueuse des gorges de ces montagnes, paraissent en être les principales causes.
.. GOLFE. Les anatomistes donnent le nom de golfe de la veine jugulaire interne à une dilatation considérable de ce vaisseau, qui se trouve à la base du crâne, au niveau du trou déchiré postérieur.
GOMME. On donne ce nom à des produits immédiats de certains végétaux qui appartiennent tous à la famille des légumineuses. Les gommes sont privées d’azote, insolubles dans l’alcool, très solubles dans Teau^ et formant, avec elle, un liquide mucilagineux plus ou moins consistant, qui n’est pas susceptible de fermentation, mais qui, traité par l’acide nitrique et la chaleur, fournit ce que l’on appelle l’acide saccholactique. Les gommes sont employées en médecine comme adoucissantes, relâchantes et émollientes, et les dentistes s’en servent beaucoup comme calmants dans les irritations intestinales et nerveuses qui ont lieu au moment de
GOMPHOSE.
ia première dentition, et pour former les collutoires qu’ils ont occasion de prescrire dans les diverses inflammations des parois de là bouche. Il y a trois sortes de gommes :
1" Gomme arabique. Elle découle des incisions faites à l’écorce de Y acacia verai^ on la trouve en masses sèches, demi-transparentes, delà grosseur d’une petite noix, rugtieuses et fendillées à leur surface, friables, arrondies, presque incolores, inodores, d’une saveur visqueuse, et d’une pesanteur spécifique de 1,51 5. La gomme du Sénégal., fournie par l’acacia du Sénégal, ne diffère guère de la précédente. La gomme' adragante., fournie par Yastragalus creticus^ est so-^ Me, opaque, Manclie ou jaunâtre, non friable, en lanières minces plus ou moins larges, irrégulièrement contournées, ou bien en filets déliés ou en grumeaux amorphes. Cette gomme, qui n’a ni odeur ni saveur, est composée d’une gomme semblable à la gomme arabique, et d’une matière connue sous le nom d’adragantine. Elle jouit des mêmes propriétés que tes gommes précédentes; à poids égal elle donne de la viscosité à vingt-cinq fois plus d’eau que la gomme arabique ou la gomme sénégale.
GOMPHOSE. On doit donner ce nom, non à l’articulation, mais à l’implantation des dents dans leurs alvéoles. Ce . mot dérive du mot grec gomphos., qui veut dire clou, et semble assimiler l’implantation des dents, dans le corps de la mâchoire, à une cheville enfoncée dans son trou. On peut considérer comme moyen d’union, entre les dents et les alvéoles, l’harmonie déformé parfaite qui existe entre les parois de ces derniers et la surface de la racine, la tendance naturelle de l’alvéole de se resserrer sur la racine, et le mouvement vital de celle-ci qui la fait pousser à sa pointe et sur les côtés dans un sens inverse à celui de la pression de l’alvéole, le feuillet réfléchi du tissu gencival au périoste alvéo-dentaire, qui descend sur les parois de l’alvéole pour remonter sur la racine de la dent, et enfin, la ceinture que forme autour du collet de la dent le bord libre des gencives. On concevra fa-