‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 205 sur 403 · GONFLEMENT · texte numérisé non relu

GONFLEMENT

cilement combien ces deux derniers moyens contribuent à raffermissement des dents, en songeant à rétat vacillant de ces organes, quifait suiteà l’altération morbide des gencives et de leur feuillet alvéo-dentaire, produit par le scorbut et l’emploi mal entendu des préparations mercurielles, et avec quelle facilité on extrait les dents des personnes mortes.

GONFLEMENT. Ce mot, dans la pathologie, exprime une augmentation morbide dans le volume d’un organe ou d’une partie quelconque du corps. Il peut être dû à une accumulation de sang, de sérosité, de lymphe, de pus ou de gaz dans les tissus de la partie malade. Quand il est partiel, il y a tant de causes qui peuvent le produire, qu’il est impossible de les énumérer tous ; ceux qui surviennent dans les parois de la bouche portent les noms de fluxion, abcès^ engorgement, etc. (Voyez ces mots.) Les gonflements inflammatoires de ces parties sont produits le plus souvent par les courants d’air froid, par des douleurs odontalgiques, et par l’effet de l’humidité, et doivent être traités par les moyens antiphlogistiques connus.

GONFLEMENT des gencives. Celui qui survient pendant les efforts de la première dentition est presque toujours dû aux efforts que font les dents de traverser le tissu gencival qui les recouvre. Quelquefois la sortie des dents de lait se fait d’une manière très paisible, et n’est accompagnée d’aucun symptôme inflammatoire digne d’éveiller la sollicitude de la mère; mais, dans un très grand nombre de cas, les gencives sont très douloureusement tuméfiées avec engorgement des parotides et des autres glandes salivaires, et enflure de toute la face. Dans cette affection, te tissu des gencives devient très étendu, presque violet, sec et luisant; il y a souvent rougeur des pommettes, soif ardente, et fièvre avee des signes très manifestes d’irritation nerveuse. C’est au moyen de médicaments laxatifs, depédüuves chauds, de boissons mucilagineuscs, et le lait d’une bonne nourrice, qu’il faut chercher à calmer ces symptômes, qui se dissipent d’eux-

mêmes aussitôt que la dent a réussi à vaincre ia résistance du tissu gencival; mais on est souvent obligé d’aider à sa sortie en faisant une légère incision sur la partie de la gencive soulevée par la pointe.

GORGE. En langage vulgaire, on donne ce nom au pharynx et à la partie supérieure de l’oesophage; on le dit aussi de là partie antérieure du cou qui correspond au larynx, et on le dit encore pour désigner l’intérieur du cou et les seins d’une femme.

GOUPILLES. On donne ce nom, dans les ateliers de dentistes, à des tiges métalliques de diverses grandeurs dont on se sert comme de clous pour fixer les plaques et les ressorts des pièces artificielles pour la bouche.

. GOURMANDES. On donne, dans les pharmacies, le nom de pilules gourmandes à des pilules composées avec de l’aloès succotrin, du mastic, des roses rouges et une quantité suffisante de sirop d’absinthe. Elles sont fortifiantes et stomachiques, et leur usage habituel est incontestablement utile aux dents des personnes qui ont les digestions difficiles, et qui sont sujettes à des rapports aigres ou nidoreux, car les renvois de l’estomac exercent presque toujours une action très nuisible sur les organes dentaires.

GOUT. On donne ce nom., en physiologie, au sens qui nous fait percevoir les saveurs, et dont la langue est l’organe principal; il nous donne la notion de la sapidité des corps. On a recherché le siège exact du goût, soit en excluant certaines parties de la cavité buccale de l’action des substances sapides, au moyen de membranes inertes, soit en promenant un stylet garni d’un morceau d’aloès sur toutes les parties de cette cavité. On a reconnu que le sens du goût ne siège qu’à la pointe de la langue sur sa circonférence, et sur la partie postérieure de la face dorsale de cet organe, et seulement au-delà d’une ligne à concavité antérieure, qui passerait par le trou borgne. Une portion très peu considérable du voile du palais jouit aussi du pouvoir de percevoir

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