‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 206 sur 403 · GOUTTE · texte numérisé non relu

GOUTTE

les saveurs, juais le palais lui- même, les lèvres, les gencives et la face interne des joues sont complètement étrangères à cette perception. Un corps, pour donner la sensation du goût, doit être sapide, et pour être sapide, il faut qu’il soit soluble. Plus la mastication d’une substance est parfaite, plus nous jouissons de la sapidité, de la saveur, car celte fonction isole les unes des autres les molécules intégrantes du corps, et les met en plus grande abondance en contact avec les organes qu’elles sont destinées à impressionner. Des trois nerfs qui se trouvent dans la langue, c’est le nerf lingual, branche du nez maxillaire inférieur, que l’on croit spécialement destiné à la gustation. Haller prétend avoir suivi les ramifications de ce nerf jusque dans les papilles fongiformes de la langue, et Magendie, après en avoir fait la section, a vu la langue conserver ses mouvements, mais rester insensible aux saveurs. Dans l’exercice du goût il faut considérer outre l’action purement nerveuse, d’abord le chorion^ qui donne à la membrane de la langue de la solidité pour supporter impunément un contact, puis les muscles de cet organe qui multiplient les points de contact de la substance qu’ils pressent de manière à en exprimer la partie liquéfiée; puis les follicules et glandules de la bouche qui entretiennent l’humidité et la souplesse des papilles, et qui liquéfient le corps solide, et ensuite la bouche, qui, par sa forme, sa conscription, les mouvements de mastication et les glandes salivaires qu’elle loge dans -ses prois, contribue beaucoup à l’exercice du sens du goût.

GOUTTE. On donne ce nom à une maladie qui est caractérisée par la douleur, le gonflement et la rougeur des petites articulations, qui occupe le plus souvent, dans le principe, celle du gros orteil, et qui est toujours accompagnée d’un état fébrile de l’économie, quelquefois très considérable. Outre la goutte régulière on distingue les trois formes de goutte irrégulière que l’on désigne sous les noms de goutte rentrée, goutte mal placée et goutte atonique, et qui sont toutes dues.

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