‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 209 sur 403 · GRENADIER · texte numérisé non relu

GRENADIER

mais elle est légèrement soluble dans Talcool, Quand on eliauffe la graisse avec des matières alcalines, telles que la potasse et la soude, elles se décompose en donnant les acides margarique, oléique et stéarique qui se combinent avec les alcalis pour former du savon. La graisse qui est mauvais conducteur du colorique, sert dans l’économie animale pour empêcher le refroidissement trop rapide du corps et semble logée par la nature dans les aréoles de nos tissus, pour fournir un aliment aux puissances assimilatrices dans le cas de maladies où lé canal intestinal et les autres organes digestif refusent d’agir sur les substances alimentaires usuelles. L’usage de la graisse dans les arts et dans la médecine est très commun. C’est avec la graisse de porc un axonge que l’on mélange les substances médicamenteuses qui doivent être employées en friction à l’extérieur du corps. On donne indifféremment à cés mélanges le nom de graisse ou de pommades. Ainsi, graisse ou pommade mercurielle, graisse ou pommade de Goudret, graisse ou pommade anti-névralgique, etc. Nous citerons à l’article pommade celles qui doivent être connues du dentiste.

' GRAMME. C’est le poids qui forme le point de départ du nouveau système décimal des poids. Le poids du gramme est égal à celui d’un centimètre cube d’eau distillée à 40® du thermomètre centigrade. Il vaut un scrupule ou dix-huit grains de l’ancien système, et forme la trente-deuxième partie d’une once.

GRASSEYMENT. On donne ee nom à un vice de la parole, qui consiste à ne pouvoir prononcer ou à prononcer mal la lettre J?. La position, ni la perte des dents n’y contribuent nullement.

GRENADIER. C’est le nom d’un arbrisseau originaire d’Afrique, qui appartient à la famille des myfthôides. On forme avec son fruit, la grenade, des boissons rafraîchissantes. Ses fleurs, desséchées, connues sous le nom de balaustes, sont usitées comme astrmgentes ; et sa racine, en dé-

GRENOtJILLETTE. 303

coction, est un excellent anthelmin tique, surtout contre le ténia.

GRENOUILLE. Nom donné à un genre de reptile de Tordre des batraciens. On fait de sa chair des bouillons rafraîchissants, analogues à ceux de veau.

GRENOUILLETTE. On appelle ainsi une tumeur qui se forme sous la langue par l’accumulation de la salive, dans le canal de Warthon, ou canal excréteur de la glande sousmaxillaire. Les parois de ce canal offrent moins de densité, de résistance que celles du conduit de Stenon, et se laissent distendre facilement par la salive, quand le cours de cette dernière se trouve ralenti par un rétrécissement ou par un calcul. Les tumeurs qui résultent de la distension de ce canal peuvent faire saillie sous la peau, au-dessous du corps de la mâchoire inférieure, et être prises, comme nous l’avons vu fréquemment, pour des abcès froids et des gonflements scrofuleux. Le plus souvent, ces tumeurs se développent sous la partie antérieure de la langue, et restent molles, fluctuantes et transparentes, tant que leur volume est peu considérable; mais, avec le temps, elles grandissent, deviennent dures par l’épaississement de leurs parois, et la salive qu’elles contiennent s’altère, perd de sa transparence, et se mêle à une matière puriforme fournie par le kiste; la voix est plus ou moins altérée par ces tumeurs, quand elles ont pris uii certain accroissement, et le nom de grenouillette leur a été donné parce qu’on a comparé aii croassement des grenouilles la manière de parler des personnes qui en sont affligées. Ces tumeurs acquièrent quelquefois un volume si grand, que la. langue en est refoulée en haut et en arrière, et produit uné gêne considérable dans la respiration. Nous en avons vu repousser en avant les dents incisives et canines, et amener ainsi une grave ulcération des lèvres. Quand ces tumeurs s’ulcèrentà leur face inférieure, il peut se former des fistules salivaires au-dessous de la mâchoire, qui sont très difficiles à guérir; et, comme nous l’avons dit à l’article FûfuJe^ un

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