GUÉRISON
chirurgien distingué de notre cité s’est vu dans la nécessité de faire Textirpation de la glande même. Mais c’est là un moyen extrême auquel il ne faudrait avoir recours qu’après avoir essayé tous les moyens de guérison ordinaires. En prenant cette maladie à temps, on peut la guérir en faisant tra- , verser la tumeur d’une mèche, ou en enlevant avec les ciseaux un lambeau de la tumeur, de manière à faire une ouverture artificielle pour le passage delà salive dans la bouche. Mais l’on n’y réussit pas toujours, même en s’aidant de corps dilatants qui empêchent les lèvres de la plaie de se cicatriser ensemble; car, en élevant les corps dilatants, les tissus se rapprochent et s’unissent. Un médecin de nos amis s'est vu forcé, dans un cas de cette espèce , de renouveler plusieurs fois l’opération à des distances de temps variées, et en enlevant chaque fois une portion plus considérable de la tumeur; mais à la fin le malade s’est complètement guéri.
GÜBERNACULUM dentis. Un de nos confrères distingués de l’Angleterre signala le premier l’existence d’un cordon qui, partant du follicule de la dent parmanente, vient se continuer avec la gencive, à travers un petit canal osseux, creusé derrière les alvéoles de la première dentition. Ce canal et ce cordon, dont nous avons maintes fois constaté l’existence, ont reçu de nos jours le nom à’iter dentis et gubernaculum dentis^ et on les croit avec raison destinés à diriger la dent pendant le phénomène de son éruption. Ce cordon, dit un célébré anatomiste moderne, me paraît plein, et nullement canulé; il est très prononcé pour les incisives, et presque filiforme pour les molaires. Du reste , l’influence du canal et du cordon dont nous parlons ne s’exerce pas d’une manière constante sur le trajet des dents permanentes pendant leur éruption.
CUERISON. On donne ce nom au rétablissement complet de la santé dans l’économie entière bu dans une de ses parties. Elle est quelquefois un acte spontané de la nature; mais, dans un grand nombre de cas, pour qu’elle vienne, il faut