HYGIÈNE
diverses affections des dents et de leurs annexes. Les engorgements scrofuleux des ganglions maxillaires, ou les causes cachées de ces affections, sont souvent connues sous le nom à.' humeurs froides.
HUMIDITÉ. On nomme ainsi l’état d’un climat, d’un sol ou d’une demeure chargés de particules aqueuses ou saturées d’eau. L’humidité constante des lieux et des habitations est une source certaine d’une foule d’affections scrofuleuses et rhumatismales qui agissent d’une manière fâcheuse sur les dents et sur les mâchoires.
HYD ARTHROSE. On nomme ainsi une accumulation morbide de synovie dans les capsules des articulations. L’articulation temporo-maxillaire n’est que très rarement atteinte de cette maladie.
HYDRARGYRE. Nom grec du vif- argent ou mercure. Voyez ce mot.
HYDROCHLORATE d’ammoniaque. Cette substance, connue dans les arts sous le nom d’ammoniaque, est solide, blanche, âcre, piquante, urineuse, inaltérable à l’air, et soluble dans trois fois son poids d’eau. Le sel ammoniaque est employé par quelques dentistes pour décrasser les métaux qu’ils ont besoin de travailler.
HYGIÈNE dentaire. Rien que l’hygiène générale se lie étroitement à Thygiène dentaire, nous ne parlerons que de cette dernière, et nous la définirons ; la partie de l’art du dentiste qui s’occupe des moyens les plus propres à conserver la santé et la beauté des dents. Elle diffère de la thérapeutique dentaire, en ce qu’elle ne s’occupe que des dents dans l’état de santé, tandis que cette dernière a pour but la guérison ou le soulagement des maladies dont ces organes peuvent être affectés. L’objet de l’hygiène dentaire est d’apprendre à éviter les choses nuisibles aux organes de la mastication, et à faire un bon usage des choses qui leur sont utiles. Nous avons publié, il y a quelques années, un Manuel d’hygiène dentaire., à l’usage de toutes les classes et professions.
hyoïde.
Dans cet ouvrage, dédié au célèbre professeur docleur Lallement, de Montpellier, nous avons considéré rhomme dans toutes les positions de la vie sociale , et établi des règles pour la conservation de ses organes dentaires au milieu des influences si variées des climats , des occupations, des habitudes et constitutions auxquelles il peut être exposé.
HYGMORE. On nommait autrefois antre d’hygmore la cavité creusée dans l’os maxillaire supérieur, et qui est connu aujourd’hui sous le nom de sinus-maxillaire. (Voyez le mot Sinus.)
HYO-GLOSSE. On donne ce nom à un muscle qui se fixe en même temps à l’os hyoïde et à la langue. Il est mince, quadrilatère, et placé à la partie supérieure et antérieure du cou. Quelques anatomistes le divisent en trois portions à cause de ses insertions à trois points différents de l’os hyoïde. L’une de ces portions s’attache à la face supérieure de la grande corne de cet os, et monte, en se rétrécissant, obliquement d’arrière en avant vers la partie inférieure et latérale de la langue où elle se continue, avec les fibres du muscle stylo-glosse ; la seconde portion qui est moins large, mais plus épaisse, et séparée de la précédente par l’artère linguale, naît de la partie supérieure de la face antérieure du corps de l’os hyoïde, et monte obliquement d’avant en arrière; la troisième portion de ce muscle provient de la petite corne du même os ainsi que du cartilage qui se trouve entre le corps et la grande corne, et monte sur les côtés de la racine de la langue où elles se confond avec les muscles génio-glosse et lingual. Ce muscle a pour usage d’abaisser la base de la langue, ou d’élever l’os hyoïde lorsque celle-ci est fixée. 11 peut aussi tirer la langue de côté.
hyoïde. On donne le nom d’os hyoïde ou os lingual à un arc osseux très mobile, et d’une figure parabolique à connexité antérieure qui est suspendu horizontalement au milieu des parties molles du cou, entre la base de la langue
ICHOR.
et le larynx. L’os hyoïde est complètement séparé du reste du squelette, et composé de cinq pièces distinctes unies entre elles par du cartilage, et mobiles les unes sur les autres. La pièce centrale qui est la plus considérable se nomme le corps de l’os, et donne attache, par sa face antérieure et ses bords, à plusieurs muscles, dont les deux autres pièces latérales portent le nom de grandes cornes, et les deux pièces connues sous le nom de petites cornes de l’os hyoïde se trouvent au-dessus des pièces précédentes. Les cornes comme le corps de cet os donnent attache à des muscles et à des ligaments.
HYPENE. Ce mot désigne dans quelques anciens traités d’anatomie les poils qui couvrent la lèvre supérieure et quelquefois la lèvre même.
HYPEPiOA. Mot grec dont on se servait autrefois pour dire la voûte palatine.
HYPORINION. Autre mot grec qui veut dire tenez, et qui désigne les moustaches ou la lèvre supérieure.
HYPTIASMOS. Mot employé par les auteurs grecs pour désigner le vomissement ou la régurgitation des aliments.
lATRALEPTES. Ce mot grec qui veut dire médecin à friction fut donné à Prodicus, disciple d’Esculape, et à ceux qui comme lui ne traitaient les maladies que par des moyens externes, tels que les onguents, les baumes, les pommades, etc., appliqués en friction à l’extérieur du corps. Cette secte systématique n’existe pas aujourd’hui, mais la médecine iatralep tique qui consiste dans l’application des médicaments, à l’extérieur, parla voie des frictions est d’une utilité incontestable dans Fart du dentiste. Seule ou combinée avec des médicaments internes, et des soins hygiéniques, on la voit faire cesser des engorgements scrofuleux dès mâchoires et des douleurs rhumatismales et névralgiques des dents et des gencives.
ICHOR. On donne ce nom à une liqueur fétide qui découle des vieux ulcères et des trajets fistuleux qui aboutis-