‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 232 sur 403 · INFLAMMATION · texte numérisé non relu

INFLAMMATION

des dents et les imperfections du palais , qui sont , strictement parlant, incurables; mais aux inconvénients desquels notre art peut porter remède.

INFLAMMATION. On nomme ainsi une affection particulière à laquelle tous les tissus de l’économie animale sont exposés et qui est caractérisée par la rougeur, la chaleur, la tuméfaction et la douleur de la partie qui en est affectée. Ces inflammations sont quelquefois accidentelles et dues à des causes externes évidentes, telles que les contusions, les plaies, les alcalis, les acides, les sels corrosifs et le feu. Elles sont quelquefois spontanées et produites, à ce que l’on croit , par des changements brusques d’atmosphère, des erreurs de régime, la suppression des évacuations habituelles, des fatigues considérables, des veilles prolongées et autres choses semblables. Il y aussi des inflammations symptomatiques, c’està-dire dont l’existence dépend d’une maladie qui a son siège dans une autre partie , dans un autre organe , telles sont quelques inflammations de l’appareil buccal qui dépendent des irritations aiguës ou chroniques des premières voies , et qui ne peuvent guérir qu’avec elles. La terminaison de l’inflammation, dans les divers tissus, peut avoir lieu de cinq manières qui sont La délitescence^ ou disparition brusque de l’inflammation : elle donne souvent lieu à une métastase, ou transport de la maladie sur un autre organe. On voit quelquefois la disparition brusque d’une odontalgie inflammatoire , suivie d’une oplithalmie ou d’un corryza violent, et vice versa; 2® La résolution, ou disparition graduelle de l’inflammation et de ses symptômes; 3® La suppuration, ou formation de pus à la surface ou dans l’intérieur de l’organe inflammé où il s'accumule et forme un abcès. (Voyez ce mot.) 4® La gangrène, ou mortification des tissus enflammés; 5® L’induration: cette dernière , dont nous avons déjà parlé comme siégeant quelquefois aux gencives et dans les parois de la bouche, différé du squirrhe en ce que la structure de la partie affectée n’est pas entièrement détruite. Le

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