INHÉRENT
traitement de rinflammation doit être entièrement anti-phlogistique ; saignées, sangsues, diète, révulsifs et calmants. Quant aux inflammations particulières de la bouche, on les trouvera décrites aux mots Stomatite, Gingivite, Palatife, Amygdadalite , Pharyngite et Glossite.
INFLAMMATOIRE. On dit état inflammatoire, l’état dans lequel se trouvent plusieurs enfants pendant l’époque de la première dentition , par suite des difficultés de cette dernière , et qui est marquée par la couleur rosée de la peau du corps, la rougeur de la face, la rapidité de la circulation, la chaleur halitueuse du corps et un sentiment de pesanteur. On doit chercher à combattre cet état en facilitant la sortie des dents parla diète, les bains et les boissons délayantes.
INFUSION. Opération dans laquelle on verse de l’eau ou tout autre liquide bouillant sur des plantes ou d’autres substances médicamenteuses, et en le laissant en repos jusqu’à ce qu’il soit refroidi. Le liquide ainsi chargé des principes médicinaux est aussi nommé infusion , mais infusum est le nom que l’on doit lui donner.
INGESTA. Mot employé dans les traités d’hygiène et de physiologie, pour désigner les matières que l’on introduit dans les voies digestives pour servir d’aliments, d’assaisonnements et de boissons. Les ingesta devraient être, pour le dentiste, un objet spécial d’étude; car, non-seulement, la santé du corps, en général , mais la beauté, la structure et la durabilité des dents, dépendent de la nature des aliments et des boissons dont on a l’habitude de se servir.
INGRÉDIENT. On donne ce nom aux diverses substances qui entrent dans la composition d’un médicament composé. Il est inutile de dire combien de circonspection le dentiste doit avoir dans le choix des ingrédients qu’il emploie dans la confection de ses collutoires et de ses poudres et lotions dentifrices.
INHÉRENT. On nomme cautère inhérent le cautère actuel appliqué, plus ou moins de temps, sur le même endroit,
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comme cela se fait dans la destruction des caries dentaires et osseuses, et dans celle de certaines gangrènes et de tumeurs cancéreuses, qui peuvent se montrer aux lèvres ou dans l’intérieur de la bouche. On le nomme ainsi pour le distinguer du cautère transcwrent , qui ne fait que passer rapidement sur la surface de la partie et du cautère objectifs qui ne touche pas la partie malade et qui ne brûle que par les rayons de calorique qu’il y envoie.
INJECTION. Ce mot est quelquefois employé dans le sens de lavement, mais il indique plus souvent les courants de liquides caustiques et autres que l’on projette dans les trajets fistuleux et les clapiers purulents , afin de faire cesser la carie qui les entretient et de produire l’adhésion de leurs parois. Les injections sont quelques fois utiles dans les cas de fistules dentaires. Les anatomistes font aussi des injections de cire et de térébenthine colorée dans les artères et les veines des cadavres destinés à la dissection, afin dé démontrer plus facilement la distribution de ces vaisseaux dans les diverses parties du corps. C’est sur des pièces ainsi préparées que le dentiste doit étudier tout ce qui a rapport aux vaisseaux de la bouche.
INNÉES. Ce mot a la même signification que le mot congéniales, et les maladies innées sont celles que l’enfant porte en naissant.
INOMINÉE. Onnommeartèreinnominée le tronc brachiocéphalique qui fournit les artères carotide et sous-clavière du côté droit du corps. On appelle aussi du nom de nerfs innominés les nerfs de la la cinquième paire ou rijumeaux.
INOCULATION. On nomme ainsi un moyen curatif qui consiste à introduire, sous l’épiderme, certains virus, et même des substances médicamenteuses. En voici un exemple, cité par un médecin distingué, M. Bureaud de Lioffray. — «Appelé près d’une jeune dame qui souffrait d’une douleur très vive dans la mâchoire, je proposai l’inoculation de la morphine. La malade y consentit j elle fut d’abord comme étour-