‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 238 sur 403 · JOUE · texte numérisé non relu

JOUE

Leur extérieur, qui est couvert de poils dont l’ensemble forme les favoris , n’a pas de limites précises : les joues se continuent en haut avec la paupière inférieure; en bas, elles descendent jusqu’à la base de la mâchoire ; en avant, elles se terminent aux ailes du nez et à la commissure des lèvres, et en arrière au conduit auditif. Chez les personnes chargées de graisse, les joues sont saillantes et arrondies; mais chez les vieillards, les valétudinaires et les personnes maigres, celles surtout qui ont perdu leurs dents molaires, les joues sont creuses et quelques fois sillonnées par des rides. La face interne des joues est libre, revêtue d’une membrane muqueuse et répond aux arcades alvéolaires et aux arcades dentaires. C’est à la face interne des joues que se trouve i’oriflce du canal de Sténon, au niveau de l’intervalle qui sépare la première grosse molaire supérieure de la seconde. Voici ce que l’on trouve dans la structure des joues :

La peau, qui est fine, vasculaire et qui contribue , par sa coloration, à l’expression des passions;

La membrane muqueuse , celle qui revêt

les autres parties de la bouche, mais un peu plus mince qu’elle;

Une couche de glandules salivaires buccales, qui soulèvent la muqueuse et s’ouvrent à sa surface par des orifices distincts. Deux de ces glandules, situées entre le buccinateur et le masseter, s’ouvrent au niveau de la dernière dent molaire ou dent de sagesse;

Une couche musculeuse, constituée en bas parle masseter et le peaucier; en haut, par l’orbiculaire des paupières, et au milieu , par le buccinateur et par les grand et petit zygomatiques ;

Une couche adipeuse, qui est très mince dans les régions molaire et massetérine et très épaisse entre elles. La boule graisseuse qui donne aux joues leur saillie arrondie et qui se loge entVe le masseter et le buccinateur, est très développée chez les enfants. Il n’est qu’à l’état de vestige chez les

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