MOLLETTE
d’articuler les sons. Il peut être dû au renversement ou à la mauvaise disposition des dents et des arcades dentaires.
MOLAIRES. On trouvera, au mot une description générale des dents molaires qui sont au nombre de vingt, et distinguées en grandes ou multicuspidées, et en petites ou bicuspidées.
Nous ajouterons ici quelques remarques pour compléter ce que nous avons dit à l’égard de ces organes. Les petites molaires inférieures se distinguent des supérieures par leur moindre volume, par l’inclinaison de leur couronne, qui est déjetée en dedans, et par l’usure de leur tubercule extérieur. La première petite molaire inférieure n’offre quelquefois qu’un seul tubercule, l’externe, ce qui pouvait faire croire au développement de deux dents canines. La seconde, petite molaire supérieure, se distingue des autres en ce qu’elle a généralement deux racines. Les grosses molaires de la mâchoire inférieure sont plus volumineuses que celles d’en haut, disposition qui est l’inverse de celles des autres dents des deux arcades. La couronne des molaires inférieures est déjetée en dedans ; celle des molaires supérieures est verticale. Les molairés inférieures n’ont que deux racines ; celles d’en haut en ont toujours trois. Les premières grosses molaires, aux deux mâchoires, sont les plus volumineuses. Les troisièmes dents, ou dents de sagesse-, sont les plus petites, et ont leurs racines courtes, et comme soudées ensemble. Ces dernières, comme on sait, restent quelquefois ensevelies dans l’épaisseur de la tubérosité maxillaire.
MOLÈNE. C’est un des noms du bouillon-blanc, plante de la famille des solanéès, et employé dans une foule de cas comme émollient.
MOLLETTE. Nom d’une pierre très dure employée dans les pharmacies pour broyer les médicaments, et chez les fabricants de dents minérales, poiir donner de l’homogénéité aux pâtes qui doivent former le corps et l’émail de ces dents.