MORPHINE
MOLYBDÈNE. Nom d’un métal rangé dans la quatrième classe de M. Thénard. Il a la couleur du fer arsénical ; il est fixe, cassant, et difficile à fondre. Il n’est pas employé dans les arts.
MOMISCUS. Ce mot, selon James, fut autrefois employé pour désigner la portion des dents molaires qui touche à la gencive, et quelquefois pour désigner les dents molaires mêmes.
MORDANTS. On donne ce nom à quelques agents, tels, que l’alun et les sels d’étain, employés dans la teinture pour fixer les couleurs.
MORDICANTE. Épithète donnée à la chaleur morbide de la peau dans certains états fébriles, et qui donne aux doigts une sensation de picottement.
MORGAGNI. Le trou de Morgagni est le trou borgne de la langue.
MORPHINE. On nomme ainsi un alcali végétal qui existe à l’état de méconate dans l’opium, et auquel ce dernier doit le plus grand nombre de ses propriétés. La morphine est solide et incolore, et se présente en petits cristaux qui semblent des pyramides tronquées, transparentes et belles. Elle se décompose dans les vaisseaux clos à la manière des substances végétales non azotées. Le soluté alcoolique de morphine ramène au bleu lé papier de tournesol rougi par les acides ; l’eau bouillante n’en dissout qu’un cinq centième. Le peu de solubilité de la morphine lui fait préférer les sels qu’il forme avec les acides acétique et chlorhydrique. C’est un des plus puissants stupéfiants du système nerveux; un quart de grain ou un demi-grain de chlorhydrate de morphine, frotté avec le bout du doigt Sur la gencive, fait quelquefois cesser des névralvies dentaires atroces.
M. Durand de Rioffrey l’inocula avec succès dans quelques cas d’odontalgie rebelle. Mais il faut être extrêmement circonspect dans l’emploi de cet agent thérapeutique, car son