‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 32 sur 403 · ANTI-SCORBUTIQUES · texte numérisé non relu

ANTI-SCORBUTIQUES

ANT AGONI SM É. Ce mot se dit des muscles qui agissen en sens contraire.

ANTAGONISTE. Les muscles antagonistes sont ceux qui, attachés à un même os , tendent à le faire mouvoir en sens’ opposé. — Ainsi , les muscles temporal et masseter qui élèvent la mâchoire inférieure, peuvent être regardés généralement comme les antagonistes des muscles des régions hyoïdiennes supérieure et inférieure qui se contractent pour rabaisser.

ANTHÉMORRAGIQUE. Ce mot est synonyme d'hémostatique. — Voyez ce dernier mot.

ANTI -ACIDES. Pour les remèdes de ce genre, nous renvoyons le lecteur au mot Absorbants.

ANTILEPTIQÜE. On nomme ainsi les remèdes qui empêchent la dissolution putride du corps. Dans le scorbut et autres affections des gencives; on emploie, avec, succès, comme antileptiques ; les acides., les toniques^ les astringents, les amers, les aromatiques, les spiritueux ou alcooliques , les acidulés, etc,

ANTRE. Quelques auteurs donnent ce nom au sinus maxillaire (Voir ce mot.)

ANTI-SCORRÜTIQÜES. Ce mot est employé pour désigner les médicaments et les moyens généraux que l’on met à contribution pour combattre l’état scorbutique de l’économie et l’état maladif des dents et des gencives dont il est toujours accompagné. Ces médicaments agissent en accélérant les mouvements organiques, en stimulant les tissus, en excitant en eux des contractions fibrillaires et en fournissant au sang de nouveaux éléments. Parmi les plus utiles, on trouve les substances âcres et volatiles, telles que le raifort sauvage, le cochléaria, le cresson de fontaine et la moutarde blanche. Les substances amères, toniques et analeptiques, telles que le quinquina, le houblon, le quassia et la viande grillée. Les stimulants diffusibles, tels que le bon vin. — L’action de ces substances peut être puissamment secondée par l’exercice

APHTHES.

en plein air, l’insolution, les infusions et les bains de mer.

ANTITRAGUES. C’est une petite éminence conique faisant partie du pavillon de l’oreille. L’antitragues est aplati, dirigé en dehors et situé en même temps derrière et vis-à-vis du tragues, au-dessous de raiitlielex dont il semble dépendre. Nous le citons ici parce que quelques dentistes prétendent avoir fait cesser des odontalgies rebelles en le cautérissant avec un stylet rougi.

ANTODONTALGIQUÈS. Ce mot et le mot Antodontique ont été employés pour désigner les remèdes inventés contre les douleurs provenant de la carie des dents. Nous parlerons de ces remèdes au mot odontalqie.

APHÉRÈSE. C’est un mot dérivé du grec et qui veut dire ablation. On ne le trouve guère que dans les anciens traités de chirurgie. — Réclard cependant le préférait au mot exérèse , qui . le remplace aujourd’hui et auquel nous renvoyons le lecteur.

APHORISMES. Les aphorismes sont des déflnifions ou des sentences concises dans lesquelles on présente , en peu de mots, les vérités les plus générales et les circonstances les plus importantes à connaître sur une chose. Les aphorismes les mieux connus , dans l’art de guérir , sont ceux d’Hippocrate.

APHTHES. Ce mot, dans les écrits d’Hippocrate, ne porte pas la même signification qu’il porte dans les écrits et dans le langage d’aujourd’hui. Les aphthes étaient pour lui les ulcérations de natures -diverses qui se formaient dans Tintérieur de la bouche. Dans la pathologie dentaire moderne , ce mot désigne une éruption pustuleuse de la membrane muqueuse buccale et de son prolongement pharyngien. D’après des recherches récentes , on croit que ce sont les follicules mucipares de cette membrane qui sont l’élément anatomique lésé dans cette affection. — Les aphthes sont des pustules blanchâtres et superficielles, tantôt discrètes et tantôt con-

APHTHES.

fluentes, bornées, le plus souvent^ aux gencives et à la surface interne des joues , mais pouvant descendre très profondément dans les voies digestives et aériennes. On a longtemps confondu et Ton confond encore aujourd’hui réruption aphtlieuse avec une autre maladie propre aux enfants , mieux connue'sous les noms de Muquet et de Blanchet^ et à laquelle Bateman a très improprement donné le nom à’Aphtha irifantiim. Nous verrons cette dernière maladie à l’article Müquet^ et nous nous bornons ici à parler des aphthes proprement dits. — Les cames réelles des aphthes sont peu connues; elles sont endémiques dans quelques localités froidés et marécageuses des Pays-Bas et de la Zélande. Chez nous, dn les observe principalement vers la fin de l’automne , quand la température est lourde et humide. Ils se développent spécialement chez les personnes jeunes, de constitution lymphatique et chez les vieillards. Les femmes, dans les saisons qui sont marquées par l’humidité tiède de ratmosphêré , en souffrent beaucoup , surtout pendant la quinzaine qui précède l’apparition des règles. Àu reste, là malpropreté habituelle de la bouche et la nature des aliments dont on se sert, peuvent contribuer beaucoup à leur développement. Le plus souvent, chez les adultes, les aphthes sont discrets ët peu nombreux, et leur apparition et leur marche sont assez constantes pour pouvoir être divisées en quatre périodes distinctes. Dans une première période , qui n’est pas constante , la personne éprouve , pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, une sorte de malaise général, accompagné de légers symptômes de gastrite ou de chaleur à -la bouche. Dans la deuxième période, on voit apparaître sur les gencives et sur la face interne des joues et des lèvres , de petits points qui proéminent sur la muqueuse et qui sont entourés d’une auréole rouge ; ces points s’élargissent et l’épithélium qui les recouvre crève à son sommet, pour laisser sortir une matière blanchâtre etpuriforme; après quoi les aphthes passent à leur troisième période, qui est celle d’ulcération. Celle-ci

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