RAIFORT
lion, et sont loin d’infirmer la règle générale de résection établie par le dentiste américain, et adopté aujourd’hui par la grande majorité des dentistes. Avant cependant de se décider pour cette opération, qui a pour but la conservation de la racine, il faudrait mettre en usage tous les moyens de diagnostique pour s’assurer que cette dernière ne soit pas malade. Car si par une pression exercée sur la couronne on fait éveiller une douleur locale au fond de l’alvéole, si la racine est déjà vacillante dans ce dernier, s’il suinte d’entre ses parties des gouttelettes de pus séreux, ou si le malade se plaint de tuméfaction ou des abcès, qui se seraient reproduits à plusieures reprises sur les parties de la gencive qui correspondent à la dent qu’on examine, nous croyons qu’il vaudrait mieux opérer de suite l’extraction tolale de l’organe malade, crainte de laisser dans la mâchoire un foyer d’infection qui se propagerait bientôt aux parois de l’alvéole, et de là aux autres dents de l’arcade qui l’avoisinent.
RACINE chinoise. Nous en avons déjà parlé au mot Ligature. Ce n’est autre chose qu’un cordonnet de soie écrue, bien tordu et empreint de résine de copal , pour l’empêcher de s’imbiber trop promptement de la salive et de se rétrécir. Il est généralement préféré au cordonnet de soie écrue.
RACINE de pyrèthre. Cette racine, dont nous avons parlé au mot Pyrèthre , fait partie de la célèbre composition antiodontalgique dite Paraguay-Rouœ.
RACLOIR. Nom donné à un instrument fait en baleine, en acier, en écaille, en ivoire, et dont quelques personnes se servent le matin pour enlever la matière limoneuse qui se forme pendant la nuit sur la face dorsale de la langue.
RAGÉ des dents. On donne ce nom à une forme d’odontalgie aigué que nous avons déjà décrite. (Voyez le mot Odontalgie.)
RAIFORT sauvage. On donne ce nom à la racine du eochlearia armorica, plante de la famille des crucifères. Cette racine est longue de deux pieds, grosse comme le bras,