‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 343 sur 403 · RANINE · texte numérisé non relu

RANINE

blanche et fibreuse à l’intérieur, jaune à l’extérieur. Sa saveur est amère et piquante, son odeur pénétrante. Elle contient un principe volatil âcre, de nature huileuse, qui paraît contenir du soufre. Les avantages qu’on a retirés de l’emploi de cette racine l’ont placée depuis longtemps à la tête des plantes antiscorbutiques. Donnée à la dose d’un centigramme et demi, en infusion dans un litre d’eau, elle stimule et relève le ton des organes digestifs , donne de la force à l’économie , dissipe les engorgements scrofuleux des mâchoires et donne de la tonicité aux gencives et à la muqueuse buccale , en même temps qu’il empêche la détérioration des arcades dentaires, qui dépend si souvent du vice scorbutique de la constitution.

RAMEAUX. Nom donné par les anatomistes aux subdivisions des artères et des nerfs, dont les troncs se partagent en branches, rameaux, ramuscules ou filets. Le système veineux, au contraire, se forme de radicules de racines et de troncs. ’

RAMIFICATION. Ce mot se dit de la distribution des extrémités vasculaires et nerveuses dans les différentes parties du corps. Ainsi les ramifications des branches des nerfs trijumeaux, c’est-à-dire des nerfs ophtbalmique, maxillaire supérieur, maxillaire inférieur et celles du nerf facial, forment un vaste réseau qui recouvre toutes les parties de la face.

RANINE. Il y a une artère ranine et \mQ veine du même nom. La première n’est autre chose que la partie terminale de l’artère linguale qui , une fois pénétrée dans la langue, se porte d’arrière en avant, en serpentant dans l’épaisseur de cet organe jusqu’à sa pointe, où elle se termine en s’anastomosant avec celle du côté opposé. Dans ce trajet, elle est accompagnée du nerf lingual qui, comme elle, se trouve placé entre les muscles génio-glosse et lingual. — La veine ranine se voit sur le côté du frein de la langue, où elle soulève la muqueuse de cet organe. Elle suit le trajet du nerf grand hypo-glosse, entre les muscles génio-glosse et hyo-glosse, et

RÂÏANHIA.

va se rendre au tronc commun des veines linguale et faciales On a conseillé la saignée de la veine ranine dans quelques cas d’inflammation rebelle de la langue.

RAPES. On donne ce nom à de grosses limes à dents fortes, saillantes et écartées les unes des autres. On se sert quelquefois de râpes dans les ateliers de dentiste, pour commencer à dégrossir les ouvrages en hippopotame. M. Froid, sur mes indications, est parvenu à fabriquer des râpes d’une taille particulière et d’une trempe supérieure; je me plais à lui donner ici ce témoignage public d’éloges.

RAPHÉ. Ligne saillante qui résulte de la jonction de deux parties latérales, et qui ressemble à une couture. On peut voir une sorte de raphé sur la ligne médiane du palais.

RAPPROCHEMENT. Quand une dent est enlevée aux arcades dentaires par maladie ou par accident , quelques dentistes, au lieu d’y suppléer par une dent factice, cherchent à combler le vide qu’elle laisse en rapprochant d’une manière permanente, l’une de l’autre, les deux dents qui la côtoyaient. Pour cela , on commence par extraire la racine, s’il en reste, puis on attache les dents qui sont trop écartées avec un cordonnet de soie de moyenne grosseur, et enduit de cire, qu’on passe autour du collet, et avec lequel on fait deux tours; puis on l’arrête par trois nœuds. Après deux jours, on le remplace par un autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le vide soit réparti entre les dents voisines ; ce qui s’opère ordinairement dans l’espace d’un mois. On substitue alors à la soie un lien de fil blanc, non plus pour rapprocher, mais pour maintenir les dents en position , jusqu’à ce qu’elles se consolident dans leur nouvelle situation avec les alvéoles. On peut tenter l’opération du rapprochement chez les sujets bien portants, entre l’âge de dix et trente; mais après ce dernier âge, il est rare qu’elle réussisse.

RATANHIA. On donne ce nom à un sous - arbrisseau de la famille des palygalées, qui croît au Pérou. La poudre de la racine de cette plante est éminemment astringeante, et peut

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