ARTICULATION
ligament recouvre immédiatement le condyle qu’il sépare de la peau. Quant aux deux synoviales, l’inférieure, après avoir coiffé le condyle, se réfléchit sur la face inférieure du cartilage inter-articulaire, tandis que la supérieure, après avoir revêtu la portion articulaire du temporal, se réfléchit sur la face supérieure de ce même cartilage. Il n’y a pas besoin de ligament latéral interne dans ce cas, car les deux articulations temporo-maxillaires sont solidaires. — Cette articulation jouit des mouvements d’abaissement, d’élévation, d’un mouvement en avant et des mouvements latéraux. Quand l’abaissement est porté trop loin par des coups sur le menton ou par des bâillements exagérés, il peut y avoir luxation de l’os maxillaire inférieur, mais chez les adultes seuls et pour cette raison. Chez eux, l’axe de mouvement de cet os passe par le milieu des bronches, et, lorsque l’abaissement est trop considérable, le condyle franchit la racine transverse et se porte dans la fosse zygomatique, tandis que chez l’enfant, à cause de l’obliquité de la bronche, l’axe de mouvement passe par les condyles mêmes.
ARTICULATION des dents. L’implantation des dents dans leurs alvéoles a reçu le nom de gomphose, mot grec qui veut dire clou, à cause de l’analogie qui existe entre l’enfoncement d’un clou ou cheville dans un trou, et l’insertion de ces ostéides dans le bord de la mâchoire. Quelques anatomistes, qui ne voient dans la dent qu’une papille nerveuse et vasculaire, revêtue d’un étui calcaire privé d’organisation et de vitalité, refusent le nom d’articulation à cette implantation des dents dans leurs alvéoles. Pour eux la. dent est en tout temps un corps étranger que l’alvéole en se resserrant, cherche à expulser, et qui ne se tient en place que parce que l’alvéole est exactement moulée sur elle. Ils admettent cependant, comme moyen d’union, la gencive et la membrane alvéo-dentaire , et font remarquer la facilité avec laquelle les dents tombent dans le squelette et chez les individus atteints de scorbut.
ARXrCüLATION.
ARTICULATION de cire. On donne ce nom on celui de morsure à un morceau épais et aplati de cire molle, dans lequel on fait mordre le malade, pour avoir une idée exacte de la manière dont ses arcades dentaires se rencontrent l’une avec l’autre, La cire dégagée avec précaution de la bouche, et portant sur chacune de ses faces les empreintes des dents et des gencives est mise dans de l’eau froide pour durcir. On verra à l’article suivant l’usage auquel elle sert.
ARTICULATION des modèles. Quand les deux modèles en plâtre ont été parés, et avant de les tremper dans la cire liquide, on fait à la partie postérieure du modèle d’en haut deux ou trois fortes rainures verticales, et sur le modèle d’en has, et au même endroit, quelques trous ou entailles,, dans une direction quelconque. Ces rainures et ces entailles faites, et les modèles cirés, on fait entrer les dents incisives et les canines du modèle d’en haut dans les creux correspondants de la face supérieure de l’articulation de cire. (Voyez l’article précédent.) On fait également entrer les mêmes dents du modèle d’en bas, dans les creux correspondants qu’offre la face inférieure delà cire. On fait entrer, en pressant, les dents des modèles dans la cire jusqu’à ce que les couronnes des dents molaires des deux modèles soient en contact parfait, On est alors sûr que les modèles sont placés, l’un par rapport à l’autre, dans la même position que les arcades dentaires de l’individu. Quand les deux modèles sontainsi coaptés, on met entre eux un morceau de cire ou toute autre chose, pour les soutenir dans la position qu’on leur donne; on passe un pinceau imbibé d’huile sur toute la partie des deux modèles qui présente les rainures, les trous et les entailles dont nous avons déjà parlé. On entasse alors, sur cette partie, une quantité de plâtre battu, qu’on laisse sécher et durcir sur les modèles. Ce plâtre devenu dur, porte le nom de dos ou queue de l’articulation, et se sépare assez facilement des modèles, à cause de la couche d’huile dont on a enduit ces