ASSA
derniers. On verra à l’article suivant l’usage de cette articulation et de la queue qui en fait partie.
ARTICULATION des pièces. Après qu’un bloc d’hippopotame a été incrusté, qu’on a enlevé avec la lime l’excédant de son contour, et qu’on lui a évidé le centre, on commence à l’articuler de la manière suivante. Nous supposerons que ce soit une pièce d’en haut. On rougit d’avance le tranchant des dents du modèle inférieur qui est encore adhérent à la queue; on met la pièce sur le modèle d’en haut qui a servi à l’incruster, et on le glisse de haut en bas dans les rainures de la queue jusqu’à ce que la pièce incrustée vienne en contact avec les dents du modèle d’en bas, et qu’elle soit rougie par le contact. On enlève alors la pièce avec le modèle, et au moyen d’une échoppe on emporte toutes les parties de l’hippopotame qui ont été rougies. On fait glisser de nouveau te modèle sur la queue, jusqu’à ce que la pièce soit de nouveau rougie; on enlève ces nouvelles marques rouges avec l’échoppe, et on agit ainsi de suite, jusqu’à ce que la face supérieure du modèle soit parfaitement sur le même plan que le bord supérieur de la queue. Il faut remarquer qu’en enlevant le rouge avec l’échoppe on dirige l’instrument du dehors en dedans, c’est-à-dire dans la direction du centre évidé du bloc. Car il faut observer que toute l’étendue du bloc qui se trouve comprise entre le bord extrême et le centre doit être réduit à une lame mince qui s’applique contre te palais de la bouche. On polit la pièce ainsi articulée avec une lime line, et l’on sculpte les dents sur son contour.
ARTIFICIEL. Dents et palais artificiels; nous omettons pour le moment cet article.
ASSA FOETIDA. Cette substance qui, pour les gastronomes de la Perse et d’autres provinces asiatiques, est une sorte d’ambroisie, est pour nous autres Européens, une drogue détestable à laquelle on a donné le nom de stercus diaboli. C’est une gomme résine de couleur rousseâtre qui découle des incisions que l’on fait à la tige du ferula assa fœlida.